vendredi 27 janvier 2012

"Rased" : le gouvernement fait table rase de l'aide aux élèves en difficulté

Dans l'une des deux circonscriptions de l'école élémentaire d'Argenteuil, on vient d'annoncer que deux postes d'aide pédagogique donnée aux élèves en difficultés par les spécialistes dits "E" des réseaux "Rased" seront supprimés à la rentrée prochaine. Justement, une des deux personnes qui occupait un de ces deux postes était en formation. Il ira voir ailleurs.
     Il nous faut défendre l'école des milieux populaires. Par le maintien des postes, et les embauches nécessaires.

Vendredi 3 février


Départ collectif en voiture d'Argenteuil :
permanence de 18 heures 30 à 19 heures 30
café les "2 gares" sortie Orgemont gare d'Argenteuil-centre

Chômage : prendre sur les profits pour donner un emploi à tous !

Sur un an, le chômage a fait un bond de 4,5% dans le département. Le nombre de chômeurs recensés dépasse aujourd’hui les 80 000. La poussée de la hausse du chômage des plus de 50 ans est spectaculaire : près de 13% de plus en un an.
     Dans les entreprises privées comme dans les services publics, il faut embaucher en masse en répartissant le travail entre tous !

PSA Peugeot Citroën - Aulnay (Seine-Saint-Denis) : pas question de se laisser faire

En décembre, PSA qui fait des bénéfices, annonçait la suppression de 6 800 emplois en Europe, dont 1 900 en France. À l’usine PSA d’Aulnay, ce sont 196 postes que la direction voudrait supprimer. Plus de 350 travailleurs de l’équipe du matin ont débrayé pendant une heure et demie le 17 janvier, paralysant la production. Après les prises de parole, ils ont traversé l’usine en manifestation.
     La direction, dans son plan de fermeture de l’usine en 2014, a prévu de passer l’usine de deux équipes à une seule. Pour s’y préparer, elle veut réduire au maximum le nombre de travailleurs en CDI, qui est encore de 3 100.
     L’objectif du débrayage était de montrer que les salariés ne se laisseraient pas faire. Quant à la suite, les travailleurs discutent de la meilleure manière de continuer à faire pression sur PSA pour obtenir la garantie du maintien de tous les emplois sur l’usine.

Hollande-Juppé : un communiqué de Nathalie Arthaud

Hollande : rien à dire aux travailleurs
En deux heures d’émission hier soir, François Hollande aura réussi à ne pas prononcer une seule fois les mots « salaires », « pouvoir d’achat » et « licenciements ». Hollande veut se montrer un gestionnaire rigoureux du capitalisme, et à ce titre il n’a rien à dire aux travailleurs, ni ce n’est pour leur promettre des sacrifices et en appeler à leur sens de la solidarité.
      Pour tenter de se différencier un peu de Sarkozy, Hollande parle d’augmenter un petit peu les impôts des plus riches. Rien qui puisse leur faire bien mal : le taux qu’il propose est encore inférieur à ce qu’il était… sous Raffarin en 2005 !
     Même les quelques mesures qui ne sont pas directement défavorables à la population sont assorties de contreparties brutales : telles les embauches promises dans l’éducation, dont Hollande annonce qu’elles seront financées par le gel total des embauches dans toutes les autres administrations… hormis la police. Quant à l’instauration du service minimum dans les transports, cette mesure anti-ouvrière de l’ère Sarkozy, Hollande l’affirme tranquillement : il la maintiendra !
     Sarkozy est l’ennemi déclaré du monde du travail, mais cela ne fait décidément pas de Hollande l’ami des travailleurs.
                                                                            Nathalie Arthaud, le 27.1.12.

jeudi 26 janvier 2012

Suppressions de postes à l'Education : une déclinaison locale catastrophique

Les dotations en heures-professeurs arrivent dans les établissements du second degré. Elles sont en chute libre. Au-delà des suppressions de postes que cela risque d’entraîner, ces diminutions auront des conséquences catastrophiques au niveau des effectifs par classe et de la suppression de ce qui reste des dédoublements de classe pour certains enseignements.
      Le refus est maintenant la voie à suivre. Pour commencer, tous en grève le mardi 31 janvier.

Emploi : le soufflé Hollande est déjà retombé

Hollande vient de le confirmer : son programme présidentiel est en retrait sur celui du Parti socialiste, qui n’était déjà pas très en faveur du monde du travail.
     Pour lutter contre le chômage, la mesure phare de ce parti n’était pas d’empêcher les patrons de licencier, mais de financer 300 000 contrats « d’avenir » pour faire patienter les jeunes qui ne trouvent pas d’emploi. Hollande a retoqué ce chiffre en le diminuant de moitié. Et cela alors qu’officiellement 25 % des moins de 25 ans sont au chômage…

Mort d’Ali Ziri : seule la connaissance de la vérité devrait importer

Depuis quelques jours, des syndicats de policiers contestent la plaque apposée à Argenteuil à la mémoire de cet ouvrier de 69 ans mort, en juin 2009, selon l’inscription de la plaque, « suite à son interpellation par la police nationale ».    
     Ces syndicats évoquent le caractère « diffamatoire » du texte et la « présomption d’innocence » des policiers.
      Les faits se sont passés il y a plus de deux ans et demi. Les policiers concernés ont-ils été entendus ? Le parquet de Pontoise n’a-t-il pas demandé qu’un non-lieu soit prononcé dans cette affaire ?
      Lorsque la presse évoquait il y a quelques jours, le geste de policiers aidant au bord de la Seine à la survie d’un suicidé, chacun ne pouvait qu’applaudir.
      En retour, les Argenteuillais ont-ils entendu les mêmes syndicats de policiers exiger que toute la lumière soit faite sur la mort d’Ali Ziri et que les policiers concernés devaient être entendus ?
     La famille d’Ali Ziri et ses proches n’ont pas eu droit jusqu’à présent à la vérité.
     Ali Ziri n’a pas bénéficié de « présomption de mort ». Il est bel et bien mort dans les heures qui ont suivi son interpellation.
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