Éducation nationale : à l’heure de l’austérité
Les salariés de l’Éducation nationale étaient en grève mardi 31 mars contre la suppression de 4 000 postes d’enseignant. Le nombre de grévistes était important, tant le mécontentement est grand, dans le premier comme dans le second degré. De nombreuses écoles sont restées fermées.
Publié le 08/04/2026
En Seine-Saint-Denis, ces suppressions de postes se traduisent par la fermeture de 296 classes, contre seulement 115 ouvertures. Pour la seule ville de Saint-Denis, 34 fermetures de classes sont projetées. Ce département est pourtant déjà sinistré puisqu’un élève y perd en moyenne une année d’études par rapport à la moyenne nationale, faute de remplaçants. Ces élèves sans professeurs pourront continuer à s’entasser dans des classes surchargées.
Le ministre de l’Éducation nationale prétend répondre ainsi à la baisse démographique mais c’est un gros mensonge. En dix ans, les gouvernements successifs ont supprimé 10 000 postes dans le secondaire alors que le nombre de collégiens et de lycéens augmentait de 25 000. Les différents ministres manipulent l’argument démographique toujours dans un seul but : retirer des moyens à l’éducation.
Dans les classes, la situation s’aggrave. Dans le primaire, les effectifs qui avaient un temps diminué dans les zones d’éducation prioritaire augmentent de nouveau, et c’est pire dans les autres secteurs. Faute d’enseignants, de nombreuses classes de niveaux différents sont regroupées, détériorant encore les conditions d’apprentissage. Dans les collèges et les lycées, les principaux et proviseurs se tournent vers les équipes pour leur demander de tailler dans les projets pédagogiques : doit-on supprimer le soutien en français ? Enlever une heure de langue ? Renoncer à dédoubler des travaux pratiques en physique- chimie ? C’est pour refuser ce type d’arbitrage que les enseignants se mettent en grève.
À cela s’ajoute la pénurie de personnel indispensable, comme les AESH, les infirmières et les assistantes sociales. Dans les banlieues populaires, elle est parfois dramatique : des élèves en grande précarité, sans logement, ne savent plus à qui s’adresser ; d’autres, dyslexiques par exemple, ne parviennent pas à monter des dossiers d’aide faute d’infirmière.
Toutes ces économies faites sur le dos des jeunes permettent notamment d’alimenter le budget des armées. Le gouvernement n’a pas pour priorité d’éduquer une jeunesse qu’il veut habituer au son du canon.
Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3010)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :
-Aujourd’hui dimanche 12 mars :
-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;
- et de 11 h. à midi marché Héloïse.
La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute
La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles
Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !
Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org
MDommarie@aol.com

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