S’engager ne mérite pas double salaire
Dur travail, les inaugurations ! Surtout, avec le cocktail à la clé !
Le conseil municipal de ce soir sera essentiellement consacré à la nomination des représentants de la municipalité dans les dizaines d’instances et autres conseils d’administration ou d’école. Mais il y a un point en toute fin de conseil qui risque d’être intéressant, celui du vote des indemnités du maire, des adjoints, et conseillers. Pour les indemnités substantielles, cela ne concerne que les membres de la majorité municipale et cela peut représenter un véritable salaire qu’aimeraient bien toucher de nombreux travailleurs, des indemnités sans commune mesure avec celles des élus des petites communes, bien inférieures pour une tâche proportionnellement beaucoup plus importante pourtant.
Que des indemnités permettent de compenser le salaire des uns et des autres quand des réunions ou des obligations municipales les obligent à s’absenter avec perte de salaire, rien de plus normal. C’est même le mouvement ouvrier qui réclama avant la Première guerre mondiale de telles indemnités substantielles afin que des ouvriers élus députés puissent vivre.
Aujourd’hui, on est loin de cela, alors que nombre de membres de la majorité municipales disposent d’un salaire normal, et que l’on ne peut pas dire, à part quelques-uns d’entre eux appartenant à la garde rapprochée du maire, qu’ils soient surchargés de tâches, les soirées par ailleurs quand on est élus et dévoués à la cause sont là pour ces dernières.
S’engager, on devrait le faire pour un idéal, et nombreuses sont les causes qui sont légitimes pour cela. Mais apparemment, les sphères politiciennes relèvent d’une autre galaxie où « l’idéal » prend souvent une allure de gros sous. DM

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