Des ajustements marginaux ? Non, « Messieurs, il faut supprimer la misère.
Notre camarade Nathalie ARTHAUD qui mène la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » à Pantin (93) a été interviewée par un média local, Bonjour Pantin et ses voisins. Ci-dessous un extrait de cet entretien qui pourrait totalement s’appliquer à Argenteuil où certains rêvent d’une « gentrification » à l’identique.
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Bonjour Pantin et ses voisins : Et du coup, pour aller un peu plus loin, il y a quand même un phénomène de gentrification. À la base, Pantin était très populaire et aujourd’hui, il y a des nouvelles populations qui sont plus aisées, qui travaillent à La Défense, etc. Pour vous, est-ce que c’est une opposition ? Est-ce qu’il y a également deux sociétés à Pantin qui cohabitent ?
Nathalie Arthaud : Mais les inégalités, elles se creusent. Et par ailleurs, effectivement, les moins riches sont chassés de Paris. Donc évidemment, ils se retrouvent de plus en plus proches de Paris, dans la petite couronne, etc. Mais ça, c’est un fonctionnement, comment dire, c’est révélateur plutôt d’une évolution de la société. Et je ne crois pas que Pantin puisse lutter contre ça, justement.
Moi, je pense qu’une municipalité ne peut pas compenser les ravages, les déséquilibres qui sont creusés par un système qui fabrique la misère, qui fabrique les injustices. Donc c’est une situation de fait. Moi je sais bien que les uns ou les autres vont proposer, par exemple, la cantine gratuite, un pass Navigo gratuit pour les plus jeunes, ils vont proposer un tas de choses pour essayer de compenser les difficultés. Mais encore une fois, moi ce que je pense que la misère il ne faut pas seulement avoir l’ambition de vivre avec. Il faut avoir l’ambition de la supprimer. C’était un discours de Victor Hugo, de 1849, qui disait : « Messieurs, il faut supprimer la misère. » Et il disait bien « parce qu’on a la possibilité ».
Mais là, en 2026, bien sûr qu’on a la possibilité. Mais faut-il encore en avoir l’objectif et ne pas baisser les bras en disant que tout ça, c’est foutu, qu’en face, les puissants et les capitalistes sont trop forts. Il faut mener le combat et prendre conscience de la force qu’on représente dans la société quand on appartient au monde du travail. Parce qu’en réalité, tous ces capitalistes et tous ces ultra-riches et tous ces milliardaires, ils dépendent de nous pour tout, pour absolument tout. Pour se déplacer, pour soigner leurs enfants, pour éduquer leurs enfants, pour accumuler leur richesse et leurs profits. Donc ils dépendent de nous et il faut réaliser la force que l’on a et que l’on pourrait utiliser pour justement que nos intérêts soient respectés…

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