La question centrale des AESH
Une « quinzaine » sur le Handicap a lieu actuellement jusqu’au 3 décembre. Ma Ville consacre son dossier central sur ce sujet. Ce dernier commence par un constat : « 12 millions de Français vivent avec un handicap, dont 80% sont invisibles : troubles cognitifs, mentaux, psychiques, sensoriels » qui inaugure le premier article. » « Sensibiliser, comprendre, inclure : autant d’étapes pour construire une ville où la différence se vit naturellement » en est la conclusion.
Que la municipalité et les services dédiés de la Ville fassent, ou pas, le maximum des possibilités à ce niveau, sera une question d’appréciation personnelle. Mais ne comptons pas sur la municipalité pour ouvrir le débat sur le sujet.
Le problème est que la question dépasse totalement celle des choix et des moyens mis à sa disposition. Elle est une des questions sociales fondamentales qui relève de ce que la société est prête à mettre comme moyens pour qu’au-delà de l’aide pour faire « Vivre la différence » et « pour porter un autre regard sur le handicap », les personnes subissant ces handicaps puissent vivre réellement une vie humaine sur tous les plans.
Aux côtés de la santé, de l’éducation, du soutien aux anciens, le handicap devrait être une priorité sociale absolue. Cela exige qu’une part notable des moyens humains et des moyens matériels nécessaires lui soient consacrée. Ce n’est pas le cas aujourd’hui dans la réalité d’une société riche, mais où une part notable de cette richesse est accaparée et gâchée par une minorité pour des dépenses fastueuses et une spéculation sans frein.
Pour en revenir à Ma Ville, il y manque vraiment un article sur la situation de l’intégration des enfants et adolescents subissant un handicap dans les établissements scolaires comme la loi l’exige. Pourtant l’évocation de la présence d’AESH revient à plusieurs reprises dans le dossier.
Chacun sait que cette situation est aujourd’hui calamiteuse malgré le dévouement d’AESH sous-payées et surexploitées.
Une municipalité soucieuse du Handicap, du sort des personnes et des familles, à défaut de donner une solution à un problème général, dénoncerait au moins la situation faite aux AESH. À défaut, Ma Ville aurait pu au moins consacrer un véritable article à ce sujet. DM

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