mardi 7 mai 2013

PSA-Aulnay, la grève : un article du quotidien Métro en date du 7.05.13.


EMPLOI - Plusieurs dizaines de salariés de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois en grève ont occupé mardi matin des locaux, à Paris, de la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle.

Faire pression sur le gouvernement pour qu'il intervienne "sérieusement" dans le dossier de PSA-Aulnay. Alors qu'ils sont en grève depuis plus de trois mois mois, les salariés de l'usine Peugeot-PSA d'Aulnay-sous-Bois ont investi ce mardi matin les bureaux de la direction générale du Travail, dans le 14e arrondissement de Paris. Depuis plusieurs semaines, ils multiplient les actions-surprises de ce type.
Objectif : obtenir un texte de protocole de fin de conflit avec la direction. Les grévistes réclament notamment que PSA "efface l'ardoise" contre les salariés faisant l'objet de procédures disciplinaires et que les grévistes ne soient la cible d'"aucune discrimination" par la suite dans le déroulement du plan social prévu pour l'usine, vouée à la fermeture. Quatre salariés ont été licenciés et des procédures sont en cours pour trois autres, des délégués syndicaux.

Suppression de 11.200 emplois

Les grévistes réclament par ailleurs que l'ensemble des salariés, grévistes ou non, bénéficient de l'APLD (activité partielle de longue durée) déclenchée pour avril et mai à Aulnay.
Une délégation, composée notamment de représentants des syndicats CGT et CFDT, a été reçue dans la matinée par des responsables de la délégation générale à l'emploi. De son côté, le ministère du Travail a obtenu de PSA qu'il remette un texte mardi après-midi, "ce qui reste à voir", a commenté Jean-Pierre Mercier, délégué CGT à l'issue de la rencontre, mais aucune date de négociations n'a encore été fixée, selon cette source.
Le 30 avril, le comité d'entreprise de l'usine, qui emploie quelque 3.000 personnes, a entériné le plan de sauvegarde de l'emploi, prenant ainsi acte de sa propre fermeture. Celle-ci est programmée dans le cadre d'un vaste plan de restructuration qui entre mai 2012 et mai 2014 verra la suppression de plus de 11.200 emplois dans le groupe.

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