vendredi 19 juin 2026

Françafrique un jour, Françafrique toujours

 

L'impérialisme français revient par la fenêtre

  


Une enclave française pour engins de guerre va être réinstallée à l'aéroport de N'Djamena, capitale du Tchad. Dans cette ex-colonie, l'armée française avait protégé le dictateur Idriss Déby pendant 30 ans, puis son fils, Mahamat Déby, depuis 2021. Après une brouille d'un an et demi, le régime tchadien est prêt à reprendre la « coopération militaire ».

         Cela sera sans doute utile aux trusts français présents en Afrique, mais cela n’apportera rien aux populations du Tchad et du Sahel qui continueront à vivre dans la pauvreté, héritage de la colonisation.

Argenteuil, la fermeture du Monoprix, à l’image de la régression capitaliste

 


jeudi 18 juin 2026

G7 : du grand cinéma à Évian

 G7 : du grand cinéma à Évian

Le sommet du G7 a réuni du 15 au 17juin les représentants de sept puissances impérialistes au bord du lac Léman.

Publié le 17/06/2026

Il a été une occasion de plus pour Macron de se faire valoir en accueillant les chefs d’État invités, dont Trump. Mais le sommet a aussi été une contrainte pour les habitants, obligés de vivre une dizaine de jours dans une ville en état de siège.

Les forces de police ont quadrillé cette petite ville thermale de 9 000 habitants, doublant leur nombre pour un temps. Aux 7 000 policiers et 6 000 gendarmes quadrillant les zones à sécuriser, s’ajoutaient 830 personnes contrôlant les frontières, 900 militaires surveillant la terre et le ciel, une trentaine d’embarcations sur le lac, etc. Il était indispensable d’avoir un passe pour traverser Évian, dont certaines zones furent même interdites à toute circulation. Impossible aussi de prendre le train ou le bateau pour aller au travail, des lycéens ont dû passer leur bac dans la ville voisine de Thonon-les-Bains sous escorte policière, des commerçants ont fermé boutique faute de clients, etc.

Toute cette mise en scène ne vise qu’à l’affichage des grands de ce monde, c’est le seul sens de ce sommet annuel. Les bonnes paroles sur « un monde plus juste » ou « le combat contre la faim dans le monde » n’y manquent jamais, mais les discussions risquant de déplaire ont été évacuées : ainsi, pour ne pas fâcher Trump, on ne devait parler ni du climat ni du genre ; étaient aussi bannies les discussions sur la taxation des plus riches et des multinationales, dont ces nations présentes, les plus favorisées du monde, ne veulent pas entendre parler, etc.

Le sort des plus pauvres n’est en général pas au menu des puissants.

                                            Marianne Lamiral (Lutte ouvrière n°3020)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 19 juin, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou ;

-samedi 20 juin, de 10 h.30 à midi, centre cl de la cité Joliot-Curie,

-et de 11 h à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 21 juin, de 10 h à midi au marché Héloïse.

Nappes phréatiques et pollutions diverses

 

Eaux troubles et soif de profits

  


Le réchauffement climatique entraîne une baisse des débits dans les cours d’eau en été et les nappes phréatiques voient leur niveau en-dessous de la moyenne. Mais une étude montre que depuis 1980, 14 300 captages ont été fermés dont 4 600 pour des raisons de dégradation de l’eau par des pollutions diverses : contamination en pesticides, déversement de déchets chargés de PFAS, etc.

         Pour le reste, des défauts d’approvisionnement, la vétusté des installations, les fuites non réparées sont largement en cause. C’est particulièrement le cas en Guadeloupe.

         Bilan : en 2023, 189 communes se sont retrouvées totalement à sec. Pas étonnant, dans une société où règne la soif du profit.

Fortes chaleurs et santé : quand le travail tue

Du sursis contre une vie

 

 

Début juin s’est tenu à Poitiers le procès de trois cogérants d’une exploitation agricole produisant des melons, située dans la Vienne, suite au décès d’un ouvrier de 40 ans… voici 6 ans !

         Ce travailleur, qui ramassait les melons sous 34 °C, en juin 2020, est tombé mort en plein champ. Ses patrons n’avaient aucunement aménagé les horaires de travail pour tenir compte des conditions météorologiques du moment, ni fourni de l’eau, contrairement à ce qu’ils affirmèrent lors du procès. Les autres salariés ont confirmé l’absence d’eau à disposition ; l’inspection du travail avait pourtant même signalé, en 2017, la nécessité d’en fournir aux ouvriers. 

         L’avocat des parents de l’ouvrier décédé a noté l’absence de compassion de la part des patrons pour cet homme qu’ils employaient depuis cinq années.

La justice a pris son temps pour condamner ces patrons à une amende de 15 000 €… avec sursis ! Cela ne vaut pas cher, la vie d’un travailleur qui, de plus, laisse un orphelin.

         Révoltant !