Territoriaux
de Belfort : mobilisés contre un maire en roue libre
À peine réélu pour un troisième
mandat, le maire LR de Belfort s’est engagé dans une véritable casse sociale
qui se traduira par des dizaines de suppressions d’emplois et la destruction de
services utiles à la population.
Publié le 10/06/2026
En moins d’une semaine, il vient
en effet d’annoncer la suppression de l’intervention des éducateurs sportifs et
des intervenantes en musique dans les écoles, ainsi que la fin des services
d’aide et de soins à domicile assurés par le CCAS.
Ce sont les plus pauvres qui
subiront les conséquences de ces décisions révoltantes. Et, en plus des conséquences
pour les enfants et les personnes âgées, des dizaines d’employés contractuels
seront mis à la porte, des départs ne seront plus remplacés et les conditions
de travail seront dégradées pour ceux qui resteront.
« Ce ne sont pas des compétences
obligatoires » et il faut bien compenser la baisse des dotations
de l’État aux collectivités, se justifie le maire. Mais, quand il s’agit de
subventionner General Electric, Alstom ou Amazon, là il trouve de l’argent. Il
vient même de céder pour un euro symbolique un terrain à près d’un demi-million
pour construire le nouvel atelier d’Alstom. Sans parler des 12 millions
d’euros prévus pour rénover un centre commercial dans lequel il prévoit
d’accueillir… un casino !
Faire la guerre aux plus pauvres
pour remplir les poches des plus riches est donc le choix politique du maire.
Pour protester, une centaine de travailleurs de la mairie se sont rassemblés
jeudi 4 juin avec le soutien des parents d’élèves, à l’occasion du comité
social qui devait entériner cette décision. Dans une ambiance combative, les
élus ont été accueillis sous les huées et les cris de protestation et
l’instance n’a pas pu se tenir.
D’autres actions sont d’ores et
déjà prévues avec notamment un grand rassemblement lors du prochain conseil
municipal.
Correspondant
LO (Lutte ouvrière n°3019)