vendredi 22 mai 2026

Interview-Débat de Nathalie Arthaud sur la crise sur BFMTV

Israël : l’emprise de l’extrême droite

Israël : l’emprise de l’extrême droite

La Marche des drapeaux, organisée jeudi 14 mai par l’extrême droite israélienne, a donné lieu à Jérusalem à un rassemblement de dizaines de milliers de personnes qui ont convergé vers le Mur des lamentations, dans la partie orientale de la ville, en multipliant les violences, crachats et attaques haineuses et racistes à l’encontre des Arabes.

Publié le 20/05/2026

Comme chaque année, l’extrême droite sioniste et ultrareligieuse a commémoré la « réunification de Jérusalem », c’est-à-dire l’occupation de sa partie orientale, majoritairement arabe, par l’armée israélienne à l’issue de la guerre des Six-Jours de 1967. Venant pour beaucoup des colonies installées en Cisjordanie, souvent jeunes – parfois à peine plus de douze ans – les manifestants ont fait régner la terreur dans les rues de Jérusalem-Est aux cris de « Mort aux Arabes » et « Que vos villages brûlent ». La plupart des habitants, par peur d’être agressés, étaient restés chez eux et les commerces étaient restés fermés. Plus de 3 000 policiers avaient été déployés dans la ville, mais certains d’entre eux ont été filmés dansant avec les manifestants. Autre soutien de poids, deux membres d’extrême droite du gouvernement, Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sont venus parader au milieu de leurs troupes.

« Comme nous avons repris Jérusalem, nous reprendrons Eretz Israël (la terre d’Israël) », clamaient certains manifestants, faisant ainsi référence à un terme biblique englobant la Cisjordanie occupée, mais aussi une partie du Liban et de la Syrie. Preuve qu’il ne s’agit pas seulement de slogans, ces militants se livrent à de nombreuses violences contre les Palestiniens de Cisjordanie pour les obliger à quitter leurs terres. D’après un porte- parole de l’Unicef, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine depuis janvier 2025 en Cisjordanie occupée.

Cet activisme d’extrême droite finit par alarmer une partie des Israéliens, y compris parmi des responsables, en fonction ou à la retraite, de l’appareil militaire et sécuritaire du pays. Fin mars, l’association Commandants pour la sécurité d’Israël, regroupant 550 officiers supérieurs et généraux en retraite, a publié une lettre ouverte évoquant le « danger stratégique » pour la sécurité du pays que représente pour eux le « terrorisme juif ». En avril 2026, après une visite de villages palestiniens attaqués, l’ancien directeur du Mossad Tamir Pardo avait déclaré sur une chaîne de télévision israélienne : « Ma mère est une survivante de l’Holocauste, et ce que j’ai vu ici m’a rappelé les événements du siècle dernier qui ont frappé les Juifs. » Et d’ajouter : « L’État sème les graines du prochain 7 octobre. »

Ces prises de position reflètent certainement l’inquiétude croissante d’une partie de la population israélienne qui reproche à Netanyahou sa politique d’escalade guerrière. À l’approche des élections législatives, prévues en octobre, des opposants de Netanyahou tentent de capitaliser ce mécontentement à leur profit sans remettre pour autant en cause la politique de colonisation.

Si une telle alternance avait lieu, on ne peut en attendre une véritable issue pour les populations israélienne et palestinienne, ni pour celles de l’ensemble de la région. Faire reculer le poids de l’extrême droite et permettre aux populations israélienne et arabe de coexister pacifiquement nécessitera de rompre radicalement avec les politiques menées par tous les gouvernements depuis 1948. Cela nécessitera d’en finir avec la politique de spoliation et de colonisation menée à l’encontre des Palestiniens et de s’opposer aux politiques des puissances impérialistes et de leurs relais gouvernementaux qui entretiennent une guerre permanente pour mieux dominer la région.

                                                              Marc Rémy (Lutte ouvrière n°3016)

 

Argenteuil, ligne J, des paroles, mais à quand le remboursement du Pass-Navigo ?

 

Une capacité à 60 % paraît-il, ce qui est normal, c’est 100% !

  


Le directeur de Transilien SNCF Voyageurs a publié ce mardi 19 mai une information dont nous extrayons les extraits suivants :

« À l’origine de cette situation, un défaut détecté sur une portion de rail, n’engendrant aucun risque de sécurité, entre les gares de Houilles – Carrières-sur-Seine et La Garenne Colombes, a provoqué l’endommagement des roues d’un grand nombre de trains circulant sur la ligne…

Dans la mesure du possible, nous recommandons à nos voyageurs, pour ceux qui le peuvent, d’éviter les jours de plus forte affluence que sont les mardi et jeudi, de favoriser les déplacements en dehors des tranches horaires (7h-9h, 17h-19h) et d’emprunter, lorsque cela est possible, des itinéraires alternatifs… »

         Ce dernier conseil a dû enrager nombre de travailleurs-voyageurs, sans possibilité de télétravail, et confrontés à des horaires et à des contraintes sans échappatoire.

         En tout cas, il manque au courrier de ce monsieur la seule chose qui pourrait au moins atténuer le sentiment des usagers d’être roulés à défaut d’être transportés dans des conditions conformes : la suspension du paiement du Pass-navigo et son remboursement depuis, pour le moins, début avril. DM

Argenteuil, la fête de Lutte ouvrière pour nous d’Argenteuil

 

La belle échappée dans ce monde de brutes

 

Une fête extraordinaire, car les participants sortent pendant trois jours du monde d’agités qui est celui des habitants du monde qui est par bien des côtés si sombre pour qui veut regarder la réalité en face.

On peut trouver sur internet le programme complet sur lutte-ouvriere.org, programme qui sera distribué en papier à l’entrée de la fête.

Mon seul regret est qu’il y ait tant et tant de gens qui ne vont pas profiter de ces instants chaleureux, d’idées, de spectacles, d’échanges, de rencontres, de douce tranquillité. C’est vrai, on peut les convaincre encore.

         D’autant plus que notre bus gratuit le dimanche 9 heures devant la mairie est loin d’être complet. Il faut continuer à diffuser l’information et s’inscrire.

Il va faire chaud. Prévoir donc des vêtements en conséquence, et un couvre-chef (même s’il n’y a pas de chef à Presles). Mais les frondaisons sont au rendez-vous.

Impossibilité de prendre l’A15 à l’échangeur d’Orgemont (près de Grand frais). La rejoindre par le carrefour Allemane-Volembert, ou dans le Centre par la voie sur berge du côté de la sous-préfecture.

Nous sommes nombreux d’Argenteuil à faire fonctionner durant les trois jours cette fête merveilleuse. Merci à nous tous donc. Mais nous sommes disséminés dans tout le parc. Notre centre de ralliement est tout de même le stand Hindoustand, place de la Guinguette. Pour ma part, je suis un peu isolé au Théâtre de verdure. Un petit bonjour à mon égard sera apprécié. DM