mardi 5 mai 2026

Argenteuil, l’affaire Jean Vilar, une histoire qui devrait pourtant depuis longtemps appartenir au passé.

Au mot « collusion », on préfère celui de « réhabilitation »

 

 Manifestants d’un côté protestant contre le projet du côté opposé

le jeudi 12 mars dernier, sur la base d’une décision du tribunal de Pontoise du 8 février 2026, rendue à la demande du promoteur Fiminco, des commissaires de justice se sont présentés vers 8h-8h30 au domicile des présidents des associations qui ont déposé des recours contre son projet, de Casino et de la Ville d’Argenteuil pour effectuer des perquisitions afin de rechercher dans les ordinateurs et les téléphones des traces de « collusions entre acteurs économiques, associatifs et municipaux ».

         Traces de « collusions entre acteurs économiques, associatifs et municipaux ». Rien que ça !

         Une « collusion » entre la Ville, c’est-à-dire la municipalité et les associations qui se sont opposées à la municipalité ? Comme s’il était possible d’une collusion entre une victime et son voleur ?

         L’impression de n’être plus ni à Argenteuil ni dans un monde normal, mais d’avoir rejoint l’univers de Kafka. La lecture du « Procès » de cet auteur de référence doit avoir tournebouler le cerveau du côté de Romainville, il est vrai, dans un lieu où l’art et le surréalisme ont trouvé lieu et inspiration. DM



lundi 4 mai 2026

Contre la guerre et le capitalisme, la force des travailleurs de tous le pays. Manifestation du 1er mai à Valenciennes : Intervention d'Eric Pecqueur - 2 min 48

“Réindustrialisation” : méthode Notre-Dame sans miracle en vue

“Réindustrialisation” : méthode Notre-Dame sans miracle en vue

Macron s’est rendu, le 22avril, sur le site de la future mine de lithium dImerys à Échassières, dans lAllier, un projet contesté par de nombreux riverains et des associations qui redoutent les conséquences pour l’environnement.

Publié le 28/04/2026

Face à ces opposants, Macron a affirmé sa volonté d’accélérer la procédure en se posant en « champion de la réindustrialisation ». Sa méthode miracle doit s’inspirer, a-t-il déclaré, de celle qui a été mise en œuvre lors de la reconstruction de Notre-Dame et lors des JO de 2024. Elle s’appliquerait à 150 projets labellisés « cathédrales industrielles », pour plus de 70milliards deuros dinvestissements et 30 000 emplois annoncés. En pratique, cela consiste surtout à diminuer les possibilités de recours, regroupés directement au niveau d’une cour administrative d’appel. Il est aussi envisagé d’alléger les normes environnementales. Le seul objectif serait donc de réduire les délais de réalisation de ces projets. Tant pis pour les riverains et l’environnement.

Les patrons concernés seront les seuls gagnants. Dans le cas de la mine de lithium, Imerys s’est ainsi vu promettre en février une prise de participation de l’État de 50millions deuros via la Banque des territoires, filiale publique de la Caisse des dépôts.

Mais comme le patron d’Imerys l’expliquait lui-même, cet argent doit permettre de compléter les études de faisabilité, « pour ensuite avoir les détails suffisants pour décider d’investir, passer des commandes et commencer à creuser dans le sol ». En clair, l’État paye avant même que la décision de creuser la mine ait été prise.

Les procédures administratives peuvent être accélérées, et les possibilités de recours quasiment supprimées, rien ne se fera si les investisseurs n’y voient pas des garanties de profits suffisants. Macron peut bien multiplier ses discours sur la « réindustrialisation », les patrons font leurs calculs et, tout en empochant les subventions publiques, ils continuent de fermer des entreprises et de supprimer massivement des emplois pour augmenter les bénéfices et les dividendes versés aux actionnaires.

                                                    Lucas Pizet (Lutte ouvrière n°3013)

 

Cliniques : Des travailleuses du groupe ELSAN en grève reconductible à Perpignan

 

« Du fric pour les salaires, pas pour les actionnaires ! »

 

 


Au cinquième jour du mouvement, 300 grévistes des cliniques Elsan de Perpignan (Saint Pierre et Médipole Saint Roch) se sont rendus en cortège, animé et déterminé, dans une troisième clinique du même groupe, la clinique Notre Dame.

Ils ont été reçus par quelques dizaines de salariés qui avaient localement organisé un débrayage. Ils ont tenu une assemblée générale commune aux trois établissements au cours de laquelle tous ont pu constater à quel point les motifs de colère et de mobilisation étaient partagés.

Tous se sont retrouvés autour du slogan : « Du fric pour les salaires, pas pour les actionnaires ! ». Une délégation a ensuite été reçue à l’antenne locale de l’ARS.