mercredi 29 avril 2026

La fête de Lutte ouvrière 2026, les 23, 24, 25 Mai, une éclaircie fraternelle dans ce monde de brute : l’accrobranche pour les accrocs

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org

À Argenteuil :

MDommarie@aol.com

 

Demandez le programme

 

Loin de la Canopée, mais toujours une affaire de vieilles branches

 


 

 

mardi 28 avril 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 27 mai 2026

 Confiscation des bénéfices de tous les profiteurs de guerre !

 Publié le 27/04/2026

 


Face à la flambée du prix des carburants, le Premier ministre poursuit ses gesticulations. Il accuse désormais des distributeurs de ne pas jouer le jeu. La charge n’est pas très violente, Lecornu a indiqué avoir demandé à ses ministres « d’objectiver (!) une bonne fois pour toutes ce qui s’était passé sur les marges des distributeurs ». 

De qui se moque-il ? Combien de temps leur faudra-t-il pour « objectiver » ? Tout le monde l’a constaté à la station-service : quand les cours du pétrole mondial augmentent, les hausses sont aussitôt répercutées, mais quand ils baissent, le prix à la pompe met beaucoup de temps à redescendre. 

Personne ne sera étonné d’apprendre que les distributeurs de carburants ont profité de l’envolée du cours du baril de pétrole pour augmenter leurs marges, parfois de 30 %. 

Le gouvernement se prépare peut-être à mettre à exécution son décret sur l’encadrement des marges des distributeurs. Dans ce cas, ce sera beaucoup de bruit pour pas grand-chose car cela n’empêchera pas les prix de monter si le cours du pétrole continue de grimper. En attendant, on ne parle pas de tous les autres profiteurs qui se gavent sur notre dos à une échelle bien plus grande. 

Les plus gros profiteurs protégés

Depuis le début de la guerre en Iran, les marges des pétroliers ont été multipliées par quatre. Leurs cours en Bourse se sont envolés. TotalEnergies a réalisé un coup spéculatif à un milliard de dollars. Contre ce profiteur-là, le gouvernement n’a rien prévu. Même chose pour les engrais, vendus avec 30 % d’augmentation. Là encore, les profiteurs ne sont pas pointés du doigt ! 

Et puis, il y a les financiers, qui ne sont jamais les derniers à se servir. Ils demandent un milliard supplémentaire pour le remboursement de la dette française parce que les taux d’intérêt ont augmenté. Mais cette hausse ne tombe pas du ciel : elle est imposée par les banques et fonds d’investissement qui profitent de la situation pour racketter encore plus l’État et, en fait, la population. Eh bien, le gouvernement obtempère et prévoit de réviser le budget pour faire 6 milliards d’économies supplémentaires !

Le gouvernement ne combat pas les profiteurs de crise et de guerre, il les engraisse, à commencer par ceux de l’industrie d’armement. Un seul missile Mica est vendu 600 000 euros par MBDA à l’État, une heure de vol d’un Rafale, c’est 20 000 euros. 

Au total, rien que le surcoût engendré par les opérations militaires dans le Golfe se monte à 200 millions par mois. C’est autant d’argent qui va se retrouver dans les coffres-forts de Thales, Dassault, Safran, Naval Group… et de leurs actionnaires qui se félicitent que la guerre se poursuive. 

Ces messieurs de la bourgeoisie ne font pas la guerre, eux. Ils la vendent. Et nous la payons. 

Nous ne la payons pas encore au prix de dizaines de milliers de morts comme c’est le cas en Ukraine ou au Moyen-Orient. Mais nous en payons déjà la facture, qui va encore s’alourdir puisque le gouvernement a prévu une rallonge à la loi de programmation militaire de 36 milliards d’ici 2030. 

N’acceptons pas d’être les victimes de leur système, de leur crise et de leurs guerres !

Macron a osé affirmer que « nous sommes tous embarqués dans la même galère ». Quelle blague ! Les capitalistes profitent et s’enrichissent, et le monde du travail paie ! 

Nous laissons une fortune à la pompe. Nous payons une inflation qui ronge nos salaires, déjà insuffisants. Nous payons parce que le grand patronat conforte sa rentabilité en multipliant les suppressions d’emplois et les fermetures de sites. Nous payons aussi parce que le gouvernement, au prétexte de la crise, réduit toutes les dépenses utiles à la population.  

Il ne faut plus l’accepter. Il faut nous opposer à la grande bourgeoisie et aux actionnaires à la tête des multinationales. Ce sont des rapaces, des profiteurs de guerre et des spéculateurs, qui font leur beurre sur les malheurs du monde. 

Il faut que les travailleurs se préparent à faire ce qu’aucun gouvernement ne veut faire : rendre publics les comptes des multinationales et de leurs holdings pour faire vraiment la transparence sur les circuits de l’argent. Il faut confisquer leurs bénéfices de guerre, empêcher les capitalistes de laminer notre pouvoir d’achat et de priver des centaines de milliers de travailleurs de leur gagne-pain. 

                                                                    Nathalie ARTHAUD

Stellantis : mensonge patronal, un mode de fonctionnement

 

Du baratin à géométrie variable, une seule fin : le profit

 

 


Stellantis est en négociation avec le constructeur chinois Dongfeng pour partager quatre usines en Europe dont celle de Rennes. Pourtant, la direction de Stellantis justifie les fermetures d’usines, comme celle de Poissy, par la concurrence chinoise.

         L’argument du « péril jaune » automobile, c’est du baratin. Il sert à camoufler que les sacrifices demandés aux travailleurs n’ont pour but que la recherche des profits pour les actionnaires.

Éducation à Marseille : un inspecteur la bavure

 

Un qui a raté sa voie

 

 


Un inspecteur d’académie, regrettant certainement une carrière d’inspecteur de Police, a pris des lycéens en photo lors d’un rassemblement contre la baisse des heures de cours dans l’enseignement. Il a ensuite fait identifier les élèves par des chefs d’établissement et a envoyé des courriers aux parents pour rappeler l’« obligation d’assiduité » des dits lycéens.

Ne nous laissons pas intimider par ces méthodes policières. L’école n’est pas une caserne !