Féminicides : les
larmes de crocodile n’arrêtent pas l’hécatombe
En moins d’une semaine, à quelques jours de la Journée
internationale contre les violences faites aux femmes du 25 novembre, cinq
femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint.
Publié le 26/11/2025
Le bilan officiel s’élève désormais à
88 victimes en France pour l’année 2025. En 2024, 107 femmes ont été
ainsi assassinées et, selon une étude interministérielle publiée le
20 novembre, 1 283 ont été victimes de tentatives de féminicide
directes ou indirectes, en incluant les suicides provoqués par les violences et
le harcèlement.
D’année en année, les mêmes constats et les mêmes
drames se répètent. Les gouvernements n’ont pourtant pas été avares de
promesses : en 2017, Macron avait fait de l’égalité entre femmes et hommes une
« grande cause nationale » ; en 2019, il organisait un « Grenelle des violences
conjugales ». Enfin, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les
hommes, Aurore Bergé, prépare une nouvelle loi-cadre.
Mais les moyens nécessaires ne serait-ce qu’à
faire face à l’urgence ne sont jamais sortis de telles proclamations. Selon les
associations, au moins 2,6 milliards d’euros seraient nécessaires pour
accompagner les femmes victimes de violence qui portent plainte, alors qu’en
2025, l’État n’a consacré que 282 millions en tout à la lutte contre les
violences faites aux femmes. Il faut aujourd’hui entre trois et quatre semaines
pour obtenir une première consultation dans une des associations partenaires du
3919, le numéro d’appel d’urgence pour les femmes en danger.
Et combien de femmes ne sollicitent même pas les
associations et renoncent à se mettre à l’abri, car elles sont découragées par
les difficultés financières, n’ont pas les moyens de payer un loyer, une
caution ou une garde d’enfant ?
Les pouvoirs publics tentent de masquer leur
incurie en faisant des campagnes de sensibilisation qui ne coûtent pas cher,
comme si ces violences étaient seulement un problème d’éducation individuelle.
Or les violences au sein du couple ne sortent pas de nulle part, mais sont le
produit extrême des rapports inégalitaires entre femmes et hommes que
l’organisation sociale maintient, quand elle ne les aggrave pas.
Individualisme, culte de la domination, esprit hiérarchique, stéréotypes
sexistes nourris par les inégalités au travail, par la publicité, par les
comportements de certains responsables politiques ou économiques, toutes ces
tares de la société bourgeoise banalisent le mépris pour les femmes. Si les
hommes qui frappent, voire tuent, sont minoritaires, leurs actes plongent leurs
racines dans l’ensemble de la société.
De même qu’il a fallu bien des combats pour
obtenir des droits élémentaires, comme l’indépendance juridique par rapport au
père ou au mari, et le droit à la contraception et à l’avortement, seules de
fortes mobilisations pourront arracher les moyens d’assurer la protection immédiate
des victimes. C’est ce qu’ont affirmé les dizaines de milliers de manifestantes
et manifestants qui se sont rassemblés samedi 22 novembre dans de
nombreuses villes du pays. Mais on ne viendra à bout du sexisme et de ses
conséquences dramatiques qu’en s’attaquant à ce qui les rend possibles. Cela
fait partie intégrante du combat que les travailleuses et les travailleurs ont
à mener contre l’exploitation capitaliste et toutes les oppressions qu’elle
engendre.
Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2991)
Halte à la guerre sans fin contre les Palestiniens !
Halte à la colonisation et à l’occupation israélienne
en Cisjordanie et à Gaza !
Netanyahou assassin et fauteur de guerre, puissances
impérialistes complices !
Une manifestation à l’appel de l’Association
France-Palestine Solidarité et de nombreuses autres associations est organisée
:
Samedi 29 novembre à Paris
14 heures, place de la République
Lutte ouvrière appelle ses militants et sympathisants
à y participer.
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
Aujourd’hui samedi 29 novembre, de 10 h.30 à midi,
centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
-dimanche 30 novembre, de 11 h. à midi au marché
Héloïse ;
-lundi 1er décembre, de 18 h. à 19 heures,
centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.