dimanche 14 juin 2026

Restructurations chez Renault : travailleurs Renault et prestataires, à Villiers-Saint-Frédéric, prendre ensemble l’initiative

 

Renault Yvelines : Renault doit payer

 

 

Mercredi 10 juin, la direction de Renault du site de Villiers-Saint-Frédéric, dans les Yvelines, a organisé un comité social et économique pour le projet : « relocalisation des activités, moyens et équipes de Villiers-Saint-Frédéric ».  En fait, c’est la fermeture du site qui est prévue d’ici fin 2026 et 2027.

         Ce site comprend 800 travailleurs, dont 300 travailleurs prestataires. La direction veut transférer les travailleurs au Technocentre, à Aubevoye et Lardy. En revanche, elle ignore totalement les prestataires. Quid de leur avenir ?

         Cette situation est scandaleuse. Toutes ces réorganisations vont bouleverser la vie de tous : des trajets plus longs, des déménagements, les horaires décalés pour les conjoints, les conséquences pour les enfants, des frais supplémentaires.

         Des salariés ont pris l’initiative de faire des t-shirts protestant contre la fermeture du site. Mercredi matin, Ils ont apostrophé les délégués CFDT et CGC, en désaccord avec eux. Une trentaine de salariés se sont invités à la réunion de la direction. Ensuite ils lui ont tourné le dos en leur montrant leurs t-shirts, et ils sont sortis. Plus d’une centaine de travailleurs se sont rassemblés à l’entrée du site. Des prises de parole ont rappelé que ce sont les travailleurs qui doivent s’organiser eux-mêmes, pour se mobiliser et faire payer la direction.

Santé : inflation de dépassements d’honoraires

 

Les uns se goinfrent, les autres ne peuvent plus se faire soigner

 

 

220 euros de reste à charge pour une cataracte, 700 euros pour une prothèse de hanche… : ce sont quelques exemples de dépassements d’honoraires que les patients doivent payer en plus de ce que leur rembourse la Sécurité sociale.

         Ces dépassements deviennent monnaie courante pour se soigner au point que le Haut Conseil pour l’Assurance Maladie tire la sonnette d’alarme : « À ce rythme, ils pourraient atteindre plus de 10 milliards d’euros en 2040, contre 4,7 milliards en 2025 ». Conséquence : de plus en plus de travailleurs dont les salaires sont déjà insuffisants pour vivre, ou de retraités pauvres, ne se font plus soigner.

         La médecine peut faire des prodiges, mais le capitalisme la fait régresser.

Argenteuil, logement, dénoncer « l’habitat indigne » est une chose. Régler le problème du logement en est une autre

 

Un logement pour tous, une exigence, pas sous le capitalisme

 

Argenteuil.fr

Ces jours derniers, les services sous-préfectoraux et municipaux ont mené à Argenteuil une nouvelle opération contre « l’habitat indigne ».

         Sans contexte, cet habitat n’est pas rare. C’est même une lapalissade de le dire.

         Quand verra-t-on en revanche une gigantesque opération pour « l’habitat digne pour tous » ?

         Cette opération-là, l’État seul serait en mesure de la mener en construisant les millions de logements qui manquent.

         En attendant, entre un logement indigne et pas de logement du tout, que choisirait chacun d’entre nous ? DM