jeudi 7 mai 2026

Labos en grève pour les salaires au Mans (Sarthe) – Laboratoires Biogroup

 

Analyse : un déficit… de salaires

 

 

Lundi 4 mai, une vingtaine de salariés de Biogroup se sont retrouvés devant le site du Pôle Santé Sud, au Mans, dans le cadre d’une grève nationale des laboratoires d’analyses médicales. Le mouvement a entraîné la fermeture de plusieurs antennes dans le département, notamment à Allonnes, Coulaines, Jaurès, Le Lude et Écommoy. 

Les grévistes dénoncent des salaires très bas – la plupart au SMIC ou à peine au-dessus – et des conditions de travail qui se dégradent, avec des équipes sous pression et une charge de travail en hausse. Avec l’inflation qui repart et le coût de la vie qui explose, notamment celui des carburants, beaucoup n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois. 

 direction a tenté de freiner la mobilisation en réquisitionnant une trentaine de salariés, allant jusqu’à se rendre au domicile de certains. Elle invoque les contraintes financières et les baisses tarifaires de la Sécurité sociale, mais les travailleurs soulignent que les laboratoires vivent de ces financements publics et que l’activité repose sur leur travail, tandis que leurs salaires restent bloqués.

Dans ce contexte, les travailleurs de Biogroup au Mans comme partout ailleurs ont eu bien raison de se faire entendre !

Ruffin : la xénophobie au programme

 Ruffin : la xénophobie au programme

« Je refuse le plan d’importation massive de main-d’œuvre étrangère » : si cette phrase est bien sortie de la bouche d’un prétendant à l’Élysée, elle n’est pas de Bardella ou de Le Pen, mais de François Ruffin.

Publié le 05/05/2026

Ruffin a défendu sa position en expliquant que l’immigration de travail correspond à une volonté patronale, notamment dans le secteur du soin, où le Medef souhaite « faire venir de la main-d’œuvre subsaharienne ».

Devant les réactions dans les rangs de ses anciens alliés de LFI, mais aussi parmi les écologistes ou les communistes, il a continué à assumer. Et de dire que sur l’immigration, il n’a pas changé de position ces vingt dernières années et que c’est d’ailleurs une « longue tradition de la gauche ». Il est vrai que faire des travailleurs immigrés les responsables du chômage, des bas salaires ou de la dégradation des conditions de travail n’est pas spécifique à un Ruffin, qui prétend vouloir combattre l’extrême droite en reprenant sa chanson.

Le « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » du Premier ministre socialiste Rocard n’était pas une regrettable exception et les dirigeants du PCF ou de LFI ont eux aussi fait de la « maîtrise de l’immigration » un argument politique. En 1980, alors que des dizaines de milliers de licenciements avaient lieu, le PC prônait « l’arrêt de l’immigration pour le bien de tous ». De nos jours, c’est le « dumping social », dont les travailleurs détachés seraient responsables, que dénoncent une partie des dirigeants de gauche.

Français contre immigrés, immigrés contre détachés, intérimaires et sous-traitants contre employés en CDI, hommes contre femmes : le patronat utilise toutes les possibilités de division pour faire pression à la baisse sur l’ensemble des conditions de travail et de salaires. Face à cela, la réponse du mouvement ouvrier ne peut être que de présenter un front uni pour imposer l’amélioration des conditions de tous. Le contraire de ce que défendent les Ruffin et consorts.

                                                  Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3014)

Argenteuil, ATSEM, trop de travail tue la santé. La réduction de leur temps de travail est simple.

 

M… ercredi au mercredi !

 

Le 7 avril dernier

Les ATSEM ont un rôle très important pour les enfants de maternelle. Leur situation n’a cessé de se dégrader à Argenteuil. Manque d’effectifs, en particulier de remplacement, turn-over d’une école à une autre lorsque les effectifs sont par trop importants dans une autre. Mais surtout une surcharge de travail mêlant présence éducative auprès des enfants la journée et le midi et ménage des locaux le soir. Un horaire dément de 41 h.30 hebdomadaire avec comme conséquence l’usure précoce des corps.

         Cette situation explique le succès de la journée d’action des agents du service des Écoles de la Ville le 7 avril dernier. Ce jour-là, une grande partie des ATSEM étaient en grève, un nombre important de ces dernières s’étaient rassemblées au pied de la mairie toute la matinée.

         Pour réduire la charge, elles réclament la suppression du travail le mercredi qu’elles subissent la matinée un mercredi sur deux.

         Au jour d’aujourd’hui, si la municipalité a bien été obligée de mesurer l’ampleur du mécontentement, elle ne veut pas entendre les arguments des ATSEM et proposent des « groupes de travail » jusqu’à fin juin aux référentes des écoles.

         Le bras de fer est engagé. Il faut s’attendre à d’autres mobilisations à propos d’une question qui concerne bien d’autres agents territoriaux de la Ville, en sachant que la municipalité risque de céder que si elle y est vraiment contrainte. Dans ce face à face, le monde du travail d’Argenteuil doit bien évidemment se retrouver aux côtés de ces travailleuses. DM

mercredi 6 mai 2026

L’éditorial de Nathalie Arthaud du lundi 4 mai 2026 en vidéo : Profit total pour les uns, sang et larmes pour les autres – 3 min 5 -

Cuba étranglé par l'impérialisme

 

Le crime d’avoir voulu imposer son indépendance et sa dignité

 

 

Le taux de mortalité infantile à Cuba a augmenté de 148 % depuis le durcissement de l'embargo décidé par Trump en 2017. Et celui décidé sur les produits pétroliers de ces derniers mois aggrave la situation : en plus d'une situation alimentaire qui devient catastrophique, 96 000 interventions chirurgicales ont été reportées, 32 000 femmes enceintes sont désormais jugées à risque. 

Quel crime a commis la population de Cuba pour l'impérialisme américain ? D'avoir, par une révolution, voulu imposer son indépendance et sa dignité contre Washington.