vendredi 24 avril 2026

Volkswagen : la saignée continue

 

Un seul objectif : protéger les milliards de profit

 

 

Le groupe automobile allemand vient d’annoncer la suppression de 50 000 emplois. Après avoir fermé deux usines à Dresde et en Belgique en fin d’année dernière, le patron vise des dizaines de milliers de postes chez Volkswagen, ainsi que chez Audi et Porsche.

         Ce groupe capitaliste fait peser les « surcapacités » par rapport au marché uniquement aux travailleurs en les précipitant dans le chômage pour protéger les milliards de profit.

         Il n’est pas dit que les travailleurs du groupe et des sous-traitants se laisseront faire : ils sont en droit de demander des comptes aux actionnaires.

Budget : dérapage ciblé

 

Défense des services publics utiles à la population

 

 

Le gouvernement a annoncé le gel de 4 milliards d'euros de dépenses prévues dans le budget 2026 de l’État. Deux autres milliards pourraient aussi être amputés du budget de la Sécurité sociale.

Le gouvernement parle d’éviter un dérapage budgétaire à cause de la guerre au Moyen-Orient et des aides prévues sur les carburants.

Mais c’est surtout pour financer une augmentation du budget militaire de 35 milliards jusqu'en 2030, soit 7 milliards par an. Mais pour la guerre, il ne se soucie pas de dérapage.

Argenteuil, transports, une gratuité qui règlerait bien des problèmes

 

Pourquoi ce qui est possible ici ne le serait pas là ?

 

Dunkerque, avril 2026
 

Un voyage à Dunkerque dans le Nord m’a rappelé une décision locale essentielle, la gratuité des autobus.

         Cette gratuité règle bien des problèmes, au niveau de la vente des titres de transport, du contrôle, et des multiples incidents qui lui sont liés.

         Pourquoi ce qui est possible à Dunkerque ne le serait pas à Argenteuil, et finalement partout, pour les transports par bus pour commencer ?

         Aux antipodes des obstacles mis en place pour la circulation des véhicules et le stationnement douloureusement vécus sur la commune, cette gratuité serait un immense stimulant pour les déplacements, le commerce, et les échanges.

         Il est vrai, ce n’était pas dans le programme électoral de la municipalité, malgré ses belles écharpes vertes d’un instant. DM

jeudi 23 avril 2026

Édition : Bolloré impose sa loi

 Édition : Bolloré impose sa loi

Prétextant un différend sur la date de sortie du prochain livre de Boualem Sansal, Vincent Bolloré, qui possède Hachette et sa filiale Grasset, a décidé de licencier le directeur de celle-ci, Olivier Nora, en poste depuis vingt-six ans.

Publié le 22/04/2026

 

Bolloré contrôle déjà les chaînes du Groupe Canal+ (C8, Canal+, CNews, CStar), l’éditeur Editis, les radios Europe 1 et RFM, ou encore Télé-Loisirs, Geo, Gala, Voici, Femme actuelle, Capital, et Le Journal du dimanche. Certains de ces médias sont déjà des porte-voix des idées d’extrême droite et Bolloré n’a pas hésité à limoger ceux qui n’étaient pas assez dociles à son gré. Les journalistes du JDD avaient fait grève pendant 40 jours pour refuser la nomination de Geoffroy Lejeune à la tête du journal, ce dernier ayant été condamné pour injure raciste peu de temps auparavant.

L’éviction d’Olivier Nora a suscité la colère de nombre d’écrivains édités par Grasset : 170 d’entre eux ont affirmé vouloir quitter la maison d’édition. Si certains de ces écrivains sont connus pour leurs opinions hostiles à l’extrême droite, on peut raisonnablement sourire de la rébellion d’autres comme Bernard Henri Lévy et Alain Minc. Mais Grasset va certainement perdre des plumes au propre comme au figuré, parce que ces écrivains sont connus.

Bolloré traite ces départs avec mépris, dénonçant « une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient » comme s’il appartenait au bas peuple. Le fait que le chiffre d’affaires de sa maison d’édition risque de baisser n’est pas un problème pour ce milliardaire. À travers ses médias, comme sa maison d’édition, il tient à promouvoir un certain nombre d’idées : la littérature est le cadet de ses soucis et il éditera certainement le prochain livre de Bardella ou de Sarkozy.

La réaction des écrivains qui refusent d’être sous le contrôle de cet homme d’extrême droite est compréhensible, mais cela ne règlera pas le problème de la mainmise du milliardaire sur les médias ou l’édition. Il faut prendre le mal à la racine : que Bolloré, Arnault, Bouygues, Saadé soient les propriétaires de ces médias, leur donne le pouvoir de décider de tout, en particulier celui de promouvoir la montée des idées d’extrême droite.

Combattre l’extrême droite, c’est aussi combattre la mainmise des capitalistes sur la société et l’exploitation qu’elle entraîne.

                                                 Aline Urbain (Lutte ouvrière n°3012

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 24 avril, de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 25 avril, de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 26 avril :  et de 11 h. à midi marché Héloïse.