vendredi 10 avril 2026

Moyen-Orient : une trêve entre deux guerres

 

L’impérialisme, c’est éventuellement la paix… des cimetières

 

 


Alors qu’il menaçait quelques heures plus tôt de détruire la civilisation iranienne, Trump a accepté un cessez-le-feu de deux semaines. Le détroit d’Ormuz pourrait rouvrir rapidement et des négociations devraient être menées avec le régime des mollahs. De son côté, le gouvernement israélien poursuit ses bombardements au Liban. Près de 300 morts recensés dans la seule journée de mercredi.

         Rien ne dit que la trêve tienne longtemps, et en attendant la population iranienne compte ses morts et essaye de survivre. Tant que l’impérialisme régnera sur le Moyen-Orient, il ne connaîtra pas la paix, tout au plus celle des cimetières.

Iran : la rage de l’impérialisme

 Iran : la rage de l’impérialisme

Au matin du 8 avril, le monde a appris qu’un cessez-le-feu était conclu pour deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, comportant la fin des bombardements en échange du déblocage du trafic dans le détroit d’Ormuz. Trump avait changé de ton, parlant d’un bon accord et le présentant comme une victoire. Ce qui sera loin de convaincre.

Publié le 08/04/2026

Alors que l’Iran continuait de lui tenir tête, Trump avait multiplié les sorties outrancières agrémentées de la vulgarité qui caractérise le personnage. « Ouvrez ce putain de détroit, bande de tarés », avait-il proféré le 6 avril.

Trump a multiplié les menaces, promettant de « ramener l’Iran à l’âge de pierre », de le détruire « en une seule nuit », de rendre « définitivement inutilisables » toutes les centrales électriques du pays, ainsi que de démolir « chaque pont en Iran ». Ces déclarations donnaient surtout l’image d’un dirigeant qui s’excite et gesticule d’autant plus qu’il est incapable de parvenir à l’objectif qu’il s’était vanté d’atteindre.

Après plus d’un mois de bombardements, le pouvoir iranien ne s’est pas effondré. Alors qu’il était vomi par toute une partie de sa propre population après la répression terrible des manifestations du début d’année, il semble avoir retrouvé un certain soutien auprès d’une partie des Iraniens, hostiles à l’intervention américaine. Et face au blocage du détroit d’Ormuz et à ses conséquences catastrophiques sur toute une partie de l’économie mondiale, Trump est apparu totalement impuissant.

Même la supériorité américaine n’apparaît plus aussi écrasante depuis que, vendredi 30 avril, un avion de chasse F-15 a été abattu dans le ciel iranien. À cet affront à la puissante technologie militaire américaine s’est ajoutée la peur pour le gouvernement américain de voir un des deux pilotes de cet avion capturé. Si le régime iranien avait pu exhiber ce prisonnier aux yeux de la planète entière, cela aurait représenté une humiliation supplémentaire pour les États-Unis. C’est pourquoi l’armée américaine a déployé des moyens gigantesques pour récupérer ce pilote sur le territoire iranien.

Des négociations ont en fait eu lieu pendant que Trump s’agitait, le Pakistan servant d’intermédiaire. Rien ne dit que le cessez-le-feu débouche sur une cessation durable de la guerre. Les dirigeants israéliens, pour leur part, ont annoncé qu’ils continueraient leur offensive au Liban. Les états-majors négocient en faisant parler les armes au maximum, avec la peau des populations. Selon une organisation humanitaire basée aux États-Unis au moins 3 500 personnes auraient été tuées en Iran depuis le début de la guerre, dont 1 600 civils, et 244 enfants.

Trump, à la tête de la première puissance mondiale, voulait faire une démonstration de force. Pour le moment, il a surtout démontré qu’il ne suffit pas de déverser des tonnes de bombes sur un peuple pour imposer sa loi. Et c’est déjà un revers.

                                                           Pierre Royan (Lutte ouvrière n°3010)

Fisc : fraudeurs de haut vol

Quand on est riche, fisc et fric ne font pas bon ménage

 

Pas question de lâcher le grisbi  

Plus de 13 000 foyers très fortunés n’ont acquitté aucun impôt sur le revenu en 2024. Parmi ceux que le fisc a contrôlés, la moitié étaient en fraude. Autrement dit, non seulement la loi leur permet largement d’échapper à l’impôt, mais en plus ils font de fausses déclarations.

         Ce sont pourtant toujours les allocataires du RSA ou les salariés en arrêt maladie qui sont accusés de « profiter du système ». En réalité, ce système est fait pour protéger les plus riches et faire payer les autres.

 

Argenteuil, la Canopée repart, comme s’il n’y avait pas des dépenses nécessaires plus urgentes

Tant que le plus grand nombre laissera faire…

 

Comme je passais par-là, hier mercredi vers 11 heures

C’est reparti pour la Canopée, vous savez le petit Champs-Élysées de la belle ville des bords de Seine. En tout cas, une des premières actions de la reprise des travaux a été d’abattre deux très beaux arbres de la placette Gabriel Péri, on se demande bien pourquoi.

         Nous l’avons dit et répété, en soi, de notre point de vue, il y n’y a pas trop rien à dire de cette Canopée qui, au final, ne change vraiment pas grand-chose à l’avenue, avec seulement des inconvénients supplémentaires, le stationnement, les niches de celui-ci, propices à l’arrachage de pare-chocs, la question des fourgons blindés de transport de fonds, … La question surtout est celle du coût de tout cela. Combien exactement ? De 20 à 25 millions ? La municipalité aurait-elle l’amabilité de le dire précisément aux habitants ?

         La question de la Canopée reste la même : n’y avait-il pas mieux à faire ? Sans parler de la recréation de postes d’ATSEM et autres pour les écoles de la Ville, la rénovation thermique d’écoles, l’aménagement des cours, la rénovation profonde du complexe des fêtes Jean Vilar…

         La municipalité a choisi la Canopée, sous laquelle se cache bien des problèmes de la commune non abordés et non résolus. DM

 

jeudi 9 avril 2026

Détroit d’Ormuz : des milliers de marins en danger

 Détroit d’Ormuz : des milliers de marins en danger

En évoquant les risques entraînés par le blocage du détroit d’Ormuz, les États, les gouvernements et la grande presse ne se sont guère étendus sur le sort des 20 000 marins concernés. Ils étaient bloqués en pleine mer, sans possibilité d’aller à terre ou d’être ravitaillés.

Publié le 08/04/2026

Certes le porte-parole des armateurs français a assuré que seuls les volontaires restaient à bord, avec une prime de risque, et que les autres étaient rapatriés. La CGT des officiers, de même qu’un syndicat de marins grec, ont exigé le rapatriement sans condition des équipages. Le syndicat international des ouvriers du transport (ITF) a été reçu par l’organisme patronal correspondant et a obtenu l’assurance de la bonne volonté des armateurs…

Il n’empêche que huit marins sont morts à la suite de six attaques de navires dans le détroit et qu’on n’a constaté nulle part de rapatriement des équipages. De plus, l’ITF a fini par publier le 28 mars plus d’un millier de courriers émanant des marins bloqués. Ils réclament des vivres, de l’eau, des médicaments, des rapatriements. Ceux qui sont d’accord pour rester à bord afin d’assurer la maintenance exigent le doublement de leur salaire, comme le prévoit la convention en vigueur signée par l’ITF et les armateurs.

On voit donc que cette convention, fort peu protectrice mais qui comprend en effet le rapatriement obligatoire aux frais de l’armateur lorsque le navire est en zone de guerre et le doublement du salaire de l’équipage de maintenance, n’est pas appliquée. Pire encore, la convention ne concerne que 10 000 à 15 000 navires sur les 60 000 immatriculés qui naviguent et 250 000 marins sur le million et demi qui sont embarqués, soit autant de familles et de villages qui dépendent de leurs salaires, aux Philippines, en Inde, en Indonésie ou ailleurs. Quelle est donc la situation réelle des 20 000 marins bloqués, combien dépendent d’armateurs sans foi ni loi, combien sont ravitaillés, combien sont malades ? On doute que les armateurs, qui ne se donnent pas la peine de faire parvenir de la nourriture et des médicaments à leurs équipages, fassent de gros efforts pour les rapatrier et leur payer leur dû.

Des milliers de marins sont donc abandonnés comme ils l’avaient été, en plus grand nombre encore, lors de l’épidémie de Covid. La valeur de la cargaison d’un de ces navires- prison bloqués dans le détroit d’Ormuz, voire celle d’un seul missile qui passe au-dessus, suffirait à payer le rapatriement et les arriérés de salaire de tout l’équipage.

                                                              Paul Galois (Lutte ouvrière n°3010)

 

LUTTE OUVRIERE

RÉUNION PUBLIQUE

Ce soir Jeudi 9 avril 2026 à 19 h.30

Espace Nelson Mandela

82, avenue du Gl Leclerc à Argenteuil

Se retrouver ensemble, les militants de Lutte ouvrière disponibles, les proches, ceux qui ont accepté de se retrouver sur notre liste lors des dernières élections, mais également d’autres militants et habitants secoués par bien des aspects de ces élections municipales à Argenteuil, calamiteuses, avec ses outrances, ses mensonges, ses illusions et ses manœuvres. Nous en discuterons et bien évidemment du contexte guerrier et de ses conséquences, car face à la guerre et la hausse des carburants, l’heure devrait être à la mobilisation du monde du travail pour la hausse générale des salaires et des pensions.

  

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-vendredi 10 avril, de 15 heures 30 à 16 heures 30, marché du Val-Nord,

Et de 17 h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :

-samedi 11 avril, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;

-de 10 h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-dimanche 12 mars :

-de 10 h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

- et de 11 h. à midi marché Héloïse.

  

La fête de Lutte ouvrière des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute

 

La Fête de Lutte ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles

Les 23, 24 et 25 mai se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !

Renseignements, billetterie, programme : http://fete.lutte- ouvriere.org