Détroit
d’Ormuz : des milliers de marins en danger
En évoquant les risques entraînés
par le blocage du détroit d’Ormuz, les États, les gouvernements et la grande
presse ne se sont guère étendus sur le sort des 20 000 marins concernés.
Ils étaient bloqués en pleine mer, sans possibilité d’aller à terre ou d’être
ravitaillés.
Publié le 08/04/2026
Certes le porte-parole des
armateurs français a assuré que seuls les volontaires restaient à bord, avec
une prime de risque, et que les autres étaient rapatriés. La CGT des officiers,
de même qu’un syndicat de marins grec, ont exigé le rapatriement sans condition
des équipages. Le syndicat international des ouvriers du transport (ITF) a été
reçu par l’organisme patronal correspondant et a obtenu l’assurance de la bonne
volonté des armateurs…
Il n’empêche que huit marins sont
morts à la suite de six attaques de navires dans le détroit et qu’on n’a
constaté nulle part de rapatriement des équipages. De plus, l’ITF a fini par
publier le 28 mars plus d’un millier de courriers émanant des marins
bloqués. Ils réclament des vivres, de l’eau, des médicaments, des
rapatriements. Ceux qui sont d’accord pour rester à bord afin d’assurer la maintenance
exigent le doublement de leur salaire, comme le prévoit la convention en
vigueur signée par l’ITF et les armateurs.
On voit donc que cette
convention, fort peu protectrice mais qui comprend en effet le rapatriement
obligatoire aux frais de l’armateur lorsque le navire est en zone de guerre et
le doublement du salaire de l’équipage de maintenance, n’est pas appliquée.
Pire encore, la convention ne concerne que 10 000 à 15 000 navires
sur les 60 000 immatriculés qui naviguent et 250 000 marins sur le
million et demi qui sont embarqués, soit autant de familles et de villages qui
dépendent de leurs salaires, aux Philippines, en Inde, en Indonésie ou
ailleurs. Quelle est donc la situation réelle des 20 000 marins bloqués,
combien dépendent d’armateurs sans foi ni loi, combien sont ravitaillés,
combien sont malades ? On doute que les armateurs, qui ne se donnent pas la
peine de faire parvenir de la nourriture et des médicaments à leurs équipages,
fassent de gros efforts pour les rapatrier et leur payer leur dû.
Des milliers de marins sont donc
abandonnés comme ils l’avaient été, en plus grand nombre encore, lors de
l’épidémie de Covid. La valeur de la cargaison d’un de ces navires- prison
bloqués dans le détroit d’Ormuz, voire celle d’un seul missile qui passe au-dessus,
suffirait à payer le rapatriement et les arriérés de salaire de tout
l’équipage.
Paul Galois (Lutte ouvrière n°3010)
LUTTE OUVRIERE
RÉUNION PUBLIQUE
Ce soir Jeudi 9 avril 2026
à 19 h.30
Espace Nelson Mandela
82, avenue du Gl Leclerc à
Argenteuil
Se retrouver ensemble, les militants de Lutte ouvrière
disponibles, les proches, ceux qui ont accepté de se retrouver sur notre liste
lors des dernières élections, mais également d’autres militants et habitants
secoués par bien des aspects de ces élections municipales à Argenteuil,
calamiteuses, avec ses outrances, ses mensonges, ses illusions et ses
manœuvres. Nous en discuterons et bien évidemment du contexte guerrier et de
ses conséquences, car face à la guerre et la hausse des carburants, l’heure
devrait être à la mobilisation du monde du travail pour la hausse générale des
salaires et des pensions.
Les prochaines permanences et rendez-vous
prévus à Argenteuil :
-vendredi
10 avril, de 15 heures 30 à 16 heures 30, marché du Val-Nord,
Et de 17
h.15 à 18 heures 15, carrefour Babou :
-samedi
11 avril, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;
-de 10
h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;
-de 11h.
à midi marché de la Colonie ;
-dimanche
12 mars :
-de 10
h.15 à 10 h.55 Intermarché du Centre ;
- et de
11 h. à midi marché Héloïse.
La fête de Lutte ouvrière
des 23, 24, et 25 mai prochains, un bel intermède dans ce monde de brute
La Fête de Lutte
ouvrière : samedi 23, dimanche 24 et lundi 25 mai àPresles
Les 23, 24 et 25 mai
se tiendra le grand rassemblement annuel de Lutte ouvrière dans le parc boisé
de Presles, dans le Val-d’Oise. Ce seront trois jours de débats politiques, de
spectacles, de jeux, d’animations, d’échanges, de découvertes lors de
conférences scientifiques, de rencontres avec des d’historiens, des
spécialistes du Moyen Âge ou de la préhistoire, des scientifiques. Sans parler
des très nombreuses spécialités culinaires à goûter sans modération !
Renseignements,
billetterie, programme : http://fete.lutte-
ouvriere.org