mercredi 4 mars 2026

Espace : la Terre aussi devrait être un monde sans frontières

 

 

« On ne voit littéralement aucune ligne, aucune frontière »

 

 

L’astronaute Sophie Adenot a donné une interview en direct depuis la station spatiale. Cet immense laboratoire de recherches scientifiques, en orbite autour de la terre à 400 km d’altitude, est le fruit d’une collaboration internationale entre scientifiques russes, américains, européens, etc. Sophie Adenot l’a souligné en concluant son interview par un : « j’espère que vous vous rappelez que nous sommes tous soudés dans cette aventure ».

         Déjà, dès son arrivée dans la station, elle avait tenu à souligner son émerveillement sur la beauté de la Terre précisant : « On ne voit littéralement aucune ligne, aucune frontière ». Eh oui, il ne devrait y en avoir aucune qui tronçonne l’humanité, qui soudée peut faire de grandes choses !

Argenteuil, journal de campagne : conclusion du bilan municipal. Ébauche de bilan personnel du Bilan de la municipalité 2020-2026. (26 et dernier). Le 31.8.25. et ma conclusion actuelle.

 

Fin août dernier, ce qui suit était une ébauche. Aujourd’hui, je n’ai pas le temps d’approfondir le sujet, d’autant plus que la situation de l’heure nécessite que nous insistions bien davantage sur la marche à la guerre que l’on va vite faire payer à notre classe. En attendant, en ayant en tête la lamentable attitude municipale au sujet du complexe Jean Vilar, à l’encontre de son Comité de défense, à l’égard de certaines associations qui déplaisent, et d’une attitude très loin de la population, j’espère très sincèrement que la municipalité actuelle ne sera pas reconduite, et qu’il y aura des élus Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs dans la prochaine, pour être les « yeux et les oreilles » de la population d’Argenteuil sur la base de ses intérêts de classe. DM

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Le 31.8.25.

 

Une Ville aux habitants, au-delà de toutes les difficultés

 


 Elle le sera totalement lorsque la société toute entière le sera 

J’ai trouvé que la dépense pour imprimer et diffuser en juin ce Bilan de mandat municipal méritait un petit effort estival. Très partiel je le reconnais. Et pour le dire tout net, pas passionnant. Tant de vantardise, tant d’affirmations et de chiffres invérifiables et surtout sans commentaires au niveau des difficultés mais aussi des réussites.

         Mais le défaut principal est ailleurs. Il est de mélanger ce qui a été réalisé et ce qui est projeté, l’action municipale 2020-2026 et les intentions de cette équipe pour la suite.

         Je reviens sur cette question des difficultés et des obstacles. Nulle part une présentation de la Ville, une ville qui demeure extrêmement populaire, résultat de son passé industriel, et du rôle de la municipalité du PCF qui a choisi d’assumer la construction de dizaines de milliers de logements dits sociaux pour répondre à une crise majeure du logement.

         Argenteuil est également caractérisée par un territoire important. L’urbanisation des années 1960 s’ajoutant à cette caractéristique territoriale engendre l’existence de quartiers populaires très périphériques.

         Ville populaire marquée par la crise du capitalisme qui monte depuis les années 1970 et dont les conséquences s’amplifient.

         La municipalité a en tête la transformation « sociologique » de la commune. Elle regarde du côté d’Asnières voire de Levallois. Mais elle le fait sans projets globaux, et même sans la réflexion préalable qui ne peut-être qu’à l’échelle de tout le territoire. On l’a vu dans l’affaire Jean Vilar.

         En attendant, les distances se creusent entre les quartiers, et c’est un problème majeur. Un fait très révélateur m’avait frappé. Pour la fête du réseau de la municipalité, ce n’est pas lui faire injure de le souligner, la fête des vendanges, des navettes pour s’y rendre au piémont de la butte de Cormeilles, mais jamais de navettes pour amener par exemple les habitants des quartiers périphériques à la fête très populaire des Berges par exemple.

         Un commentateur d’une de mes brèves sur le Bilan a écrit pour résumer : « Mais qu’est-ce que vous feriez à leur place ? ». L’avis personnel sur cette question serait que nous serions extrêmement prudents, que la question du bien-être des agents territoriaux et de l’union des quartiers serait une préoccupation principale, que la culture et l’éducation seraient des priorités. Surtout, nous essaierions de stimuler de toutes les façons possibles l’engagement de la population, sa réflexion, son contrôle, et bien au-delà de structures de « démocratie locale » totalement étriquées aujourd’hui.

         Mais de tout cela, nous aurons peut-être l’occasion de reparler dans les mois qui viennent si les mobilisations et les luttes des travailleurs nécessaires nous en laissent le temps. DM

Argenteuil, journal de campagne, réponse à EVA Environnement et cadre de Vie à Argenteuil qui m’a envoyé un long questionnaire. Vous comprendrez ses questions sur la base de mes réponses sommaires.

 

Argenteuil, le 3.3.26.

Chers amis,

Je vous prie d’excuser le retard de ma présente réponse à votre questionnaire. Nous sommes quelque peu occupés actuellement…

         Je ne répondrai pas directement à vos problématiques. Personnellement, j’écris à longueur d’année sur les questions importantes que vous évoquez, la question des trottoirs, du rapport qui devrait être harmonieux entre la voiture, outil encore indispensable pour nombre de travailleurs, et le vélo, les soucis drastiques du transport en commun, au niveau de sa régularité et de sa qualité, les nuisances aériennes où les compagnies continuent à imposer leur loi, sur l’artificialisation des sols qui crée des dangers particuliers à Argenteuil à cause de sa situation au bas de ses collines, sur la pollution dans la zone, une des plus importantes d’Europe… Sur tous ces sujets, j’écris et j’écris, ce qui manifeste mon intérêt certain.

         Mais l’essentiel est ailleurs. Sur toutes ces questions, les édiles peuvent souhaiter prendre des mesures les plus justes du monde, mais la réalité à laquelle ils se heurtent est celle d’obstacles multiples : la loi de la propriété privée des moyens de production, un État au service de sa préservation, le pouvoir des banques, le budget dédié aux collectivités locales (actuellement plus que jamais en ligne de mire), les pressions des promoteurs… Pauvres édiles.

         Face à cela, comme à toutes les échelles de la vie sociale, Lutte ouvrière milite pour l’appel à la mobilisation de la population, c’est-à-dire qui équivaut pour notre ville et pour l’essentiel au monde du travail. C’est la mobilisation de la population qui peut, elle seule, tenter d’obtenir le respect de l’intérêt social de tous. Cette mobilisation peut prendre toutes les formes comme le combat du Comité Jean Vilar en a donné l’exemple. Vous évoquez les enquêtes publiques, la participation à celles-ci peut être un élément de cette mobilisation, même si leur destinée est bien hypothétique. Mais elle fait partie du combat. Des élus Lutte ouvrière militeraient systématiquement dans le sens de cette mobilisation du monde du travail, pour ses intérêts de classe, mais également pour ceux de la qualité de sa vie quotidienne.

         Mais dans la période et la situation actuelles, il y a un décalage entre toutes vos préoccupations louables que nous partageons, et les priorités de l’heure. Face à un monde marqué par la montée de la concurrence et des tensions internationales, par la marche à la guerre, comme vous l’avez remarqué, chers amis, nous avons choisi dans ces élections municipales 2026, de ne susciter aucune illusion en présentant quelque magnifique programme. Notre campagne vise à faire partager au monde du travail de notre ville qu’il doit retrouver le chemin de la conscience, de la politisation, de l’organisation, et de la lutte, pour faire face aux évènements sombres qui se préparent.

         Sur ce, bon courage à vous, et à bientôt à vos côtés, en tout cas au niveau de la sympathie, pour les combats dont nous partageons l’essentiel sans en partager les illusions,

                                                     Dominique MARIETTE

                              Liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs »

mardi 3 mars 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 2 mars 2026 : Iran, ils nous mènent à la guerre généralisée

 Iran, ils nous mènent à la guerre généralisée

2/03/2026

L’Iran est sous les bombardements israéliens et américains. En représailles, l’Iran frappe Israël et les monarchies du Golfe, Dubaï, l’Arabie saoudite, Barheïn, le Qatar. Le Sud Liban et Beyrouth sont bombardés par Israël… En lançant leur guerre contre l’Iran, Trump et Netanyahou ont mis le feu à toute la région.

Les États-Unis et Israël ont déclenché une nouvelle guerre aux conséquences incalculables. Il y a déjà plusieurs centaines de morts en Iran, dont une centaine de petites filles tuées par l’explosion de leur école. Et combien d’Israéliens tomberont, victimes de cette politique ?

On a vu les gouvernements israélien et américain à l’œuvre dans la bande de Gaza. L’armée israélienne s’est acharnée à détruire et à massacrer pendant presque deux ans, tuant 70 000 hommes, femmes et enfants. Ce sont des incendiaires et des assassins !

De nombreux Iraniens se sont réjouis de la mort de leurs bourreaux, à commencer par celle d’Ali Khamenei, tué dans les premières heures de la guerre. On les comprend, mais ceux qui présentent cette guerre comme le moyen de libérer la population d’un régime haï sont des menteurs.

Ceux qui bombardent les peuples ne sont jamais des libérateurs. Les États-Unis ne l’ont été ni en Irak, ni en Afghanistan, ni en Syrie. L’armée française ne l’a été ni en Libye ni au Mali. Leur but n’a jamais été de défendre les peuples mais de les soumettre à leurs intérêts par les armes.

Les États-Unis veulent avoir un régime à leur botte en Iran. De même qu’ils le veulent pour Cuba, le Venezuela, l’Amérique latine, le Groenland. De même qu’ils le voulaient en Ukraine, ce qui a entraîné la guerre avec la Russie.

Cette guerre n’a rien de préventif. Elle est une étape de plus dans le cheminement vers la guerre mondiale. Et, à leur échelle, nos propres dirigeants apportent leur contribution à l’engrenage guerrier, puisqu’avec Merz et Starmer, Macron a proposé ses services à Trump et Netanyahou pour « des actions défensives » contre l’Iran. Comme si le régime iranien était à l’origine de cette guerre !

Pour l’heure, la Chine se tient à distance des combats que l’impérialisme américain mène pour rester le maître du monde, mais elle est dans son collimateur. Et elle finira bien par être impliquée.

Tant que l’humanité sera gouvernée par des bandes de voleurs et de criminels, prêts à tout pour servir les plus riches, la guerre sera notre seul et unique horizon. C’est de la folie et un gâchis humain monstrueux.

L’humanité court à sa destruction au moment même où elle atteint un degré de développement extraordinaire. Nous sommes en 2026. Nous n’avons jamais disposé d’autant de richesses à partager. Nous n’avons jamais eu autant de moyens techniques et de possibilités pour répondre à nos besoins. Les savoirs et les progrès accumulés permettent aux peuples de communiquer, d’échanger et de coopérer par-delà les frontières, les mers et les océans. Mais c’est guerres sur guerres, destructions sur destructions, cadavres sur cadavres !

On nous précipite vers la guerre généralisée parce que partout, dans tous les pays, ceux qui dirigent sont aveuglés par l’accumulation insensée de richesses et la course aux profits. Il s’agit toujours de défendre les intérêts particuliers de vautours qui n’ont jamais fait qu’exploiter et piétiner les travailleurs !

Nous voyons arriver la guerre depuis des mois, sinon des années. Tous les pays se réarment à marche forcée. L’arsenal qui s’accumule atteint une puissance et un degré inédits dans la sophistication et l’art de tuer. La propagande guerrière, le nationalisme et la militarisation de la société avancent partout à grands pas. Et nous savons que les travailleurs seront les premiers à payer cette guerre, parce que ce sont toujours leurs enfants qui sont envoyés en première ligne.

Nous nous sentons incapables de l’empêcher. C’est un drame car le monde du travail est justement la seule force qui aurait les moyens d’y faire obstacle. Le temps qu’il se relève, prenne conscience de son poids dans la société et mette la classe des exploiteurs et des va-t’en guerre hors d’état de nuire, combien de morts seront encore à déplorer ?

Il est donc urgent de travailler à l’organisation des travailleurs contre une classe capitaliste qui met en péril l’humanité tout entière et qui ne mérite plus de diriger. Il faut que les travailleurs décident de prendre leur sort en main et de gérer eux-mêmes la société. Le plus tôt sera le mieux !

                                                                    Nathalie ARTHAUD

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui mardi 3 mars : de 10 h.30 à midi : centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 19 h.15. ;

-de 11 h. à 12 h.15 devant Intermarché du centre ;

-de 15 h.30 à 17 h.30 : esplanade du Val-Nord ;

-Mercredi 4 mars : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.