Argenteuil, le 3.3.26.
Chers amis,
Je vous prie d’excuser le retard de ma présente réponse à votre questionnaire. Nous sommes quelque peu occupés actuellement…
Je ne répondrai pas directement à vos problématiques. Personnellement, j’écris à longueur d’année sur les questions importantes que vous évoquez, la question des trottoirs, du rapport qui devrait être harmonieux entre la voiture, outil encore indispensable pour nombre de travailleurs, et le vélo, les soucis drastiques du transport en commun, au niveau de sa régularité et de sa qualité, les nuisances aériennes où les compagnies continuent à imposer leur loi, sur l’artificialisation des sols qui crée des dangers particuliers à Argenteuil à cause de sa situation au bas de ses collines, sur la pollution dans la zone, une des plus importantes d’Europe… Sur tous ces sujets, j’écris et j’écris, ce qui manifeste mon intérêt certain.
Mais l’essentiel est ailleurs. Sur toutes ces questions, les édiles peuvent souhaiter prendre des mesures les plus justes du monde, mais la réalité à laquelle ils se heurtent est celle d’obstacles multiples : la loi de la propriété privée des moyens de production, un État au service de sa préservation, le pouvoir des banques, le budget dédié aux collectivités locales (actuellement plus que jamais en ligne de mire), les pressions des promoteurs… Pauvres édiles.
Face à cela, comme à toutes les échelles de la vie sociale, Lutte ouvrière milite pour l’appel à la mobilisation de la population, c’est-à-dire qui équivaut pour notre ville et pour l’essentiel au monde du travail. C’est la mobilisation de la population qui peut, elle seule, tenter d’obtenir le respect de l’intérêt social de tous. Cette mobilisation peut prendre toutes les formes comme le combat du Comité Jean Vilar en a donné l’exemple. Vous évoquez les enquêtes publiques, la participation à celles-ci peut être un élément de cette mobilisation, même si leur destinée est bien hypothétique. Mais elle fait partie du combat. Des élus Lutte ouvrière militeraient systématiquement dans le sens de cette mobilisation du monde du travail, pour ses intérêts de classe, mais également pour ceux de la qualité de sa vie quotidienne.
Mais dans la période et la situation actuelles, il y a un décalage entre toutes vos préoccupations louables que nous partageons, et les priorités de l’heure. Face à un monde marqué par la montée de la concurrence et des tensions internationales, par la marche à la guerre, comme vous l’avez remarqué, chers amis, nous avons choisi dans ces élections municipales 2026, de ne susciter aucune illusion en présentant quelque magnifique programme. Notre campagne vise à faire partager au monde du travail de notre ville qu’il doit retrouver le chemin de la conscience, de la politisation, de l’organisation, et de la lutte, pour faire face aux évènements sombres qui se préparent.
Sur ce, bon courage à vous, et à bientôt à vos côtés, en tout cas au niveau de la sympathie, pour les combats dont nous partageons l’essentiel sans en partager les illusions,
Dominique MARIETTE
Liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs »

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