vendredi 27 février 2026

Santé : le racket s'intensifie

 

Budget voté, la réalité : des attaques contre les malades

 

 

Le gouvernement a préparé des projets de décrets augmentant les restes à charges pour les malades.

         Le forfait hospitalier passerait de 20 à 23 euros et un séjour en psychiatrie coûterait 17 euros au lieu de 15. Les patients qui ne seraient pas hospitalisés après être passés aux Urgences paieraient 23 euros, contre 19 aujourd’hui… Le gouvernement se défend en prétendant que les mutuelles paieront.

         Or près de trois millions de personnes sans assurance santé paieront eux plein pot ces hausses, et même pour ceux qui ont une mutuelle, comment imaginer que celles-ci n’augmenteront pas leurs tarifs en conséquence ?

         Il ne s’agit ni plus ni moins que d’intensifier le racket des classes

Ruptures conventionnelles : le patronat à l’offensive

 Ruptures conventionnelles : le patronat à l’offensive

Lors des négociations sur l’assurance chômage entre syndicats et représentants du patronat, ces derniers ont proposé à nouveau de durcir les conditions d’indemnisation en cas de rupture conventionnelle.

Publié le 25/02/2026

 

Les ruptures conventionnelles, instaurées sous Fillon en 2008, sont bien plus favorables au patronat que les licenciements. Ce système permet en fait de licencier plus facilement et à moindre coût.

Aujourd’hui, l’État cherche tous les moyens pour réaliser des économies au détriment des travailleurs, et en particulier de ceux privés d’emploi. Le gouvernement a fixé l’objectif d’obtenir 400 millions d’euros d’économies aux négociateurs d’une nouvelle réforme de l’assurance chômage. Les représentants patronaux ont sauté sur l’occasion pour aller encore plus loin. Dans leur projet de réforme, la durée maximale d’indemnisation chômage, après une rupture conventionnelle, passerait de 18 mois à 15 mois pour les travailleurs de moins de 55 ans, et de 27 mois à 20,5 mois pour la tranche la plus âgée. De plus, pour les travailleurs dont le salaire brut avant la rupture dépasse 2 000 euros, les représentants patronaux souhaitent réduire l’allocation chômage de 30 % à partir du septième mois d’indemnisation. Selon l’Unedic, cette dernière mesure rapporterait, à elle seule, 30 millions d’euros la première année, et plus de 500 millions au bout de trois ou quatre ans.

Le projet patronal est dans la droite ligne de la série de réformes qui, depuis des années, ne cessent de réduire les conditions d’indemnisation en cas de perte d’emploi. Il s’agit aussi, pour le patronat, d’exercer une pression sur l’ensemble des salariés afin qu’ils acceptent des conditions de travail et des salaires toujours plus dégradés par peur du chômage et de la misère.

                                                                         T. B. (Lutte ouvrière n°3004)

Argenteuil, journal de campagne, contre les divisions et contre ceux qui les encouragent, prolétaires de toutes les origines unissons-nous !

 

Rejetons le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, et tout ce qui divise les travailleurs

 


 

Il apparaît que le racisme s’en donne à cœur joie sur les réseaux dits « sociaux » à l’encontre de Yassin Zeghli, tête de liste de la liste LFI-PCF, sur la simple base de son nom. Bien évidemment, nous sommes à ses côtés contre tous les Dupont-la-joie dont l’univers est celui de la bêtise.

         Ce racisme est seulement de plus en plus décomplexé, et encouragé par les campagnes des démagogues de diverses sortes, et les médias dont c’est le fond de commerce. L’affaire de Lyon a donné à tous ces gens-là l’occasion d’un coup d’accélérateur pour la production de leurs ignominies.

         Cette question n’est pas seulement un problème d’obscurantisme et de morale. Quand les médias de milliardaires l’utilisent, ils poursuivent un but bien précis, celui de diviser le monde du travail, élément de maintien de leur domination et de l’exploitation.

         Lutter contre la division est un axe central de la campagne des listes « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs », comme le rappelle un paragraphe de la circulaire électorale qui sera envoyée à tous les électeurs : « Rejetons le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, et tout ce qui divise les travailleurs: nos ennemis sont les capitalistes qui nous exploitent, dressent les peuples les uns contre les autres et menacent lavenir de lhumanité dans des guerres incessantes. Travailleurs de tous les pays, unissons-nous! ».

         Et nous sommes fiers qu’une part notable des candidates et candidats de notre liste portent des noms originaires d’Algérie, du Maroc, du Mali, de Tunisie, des Ïles du Cap-Vert, d’Angola, de Turquie, des Antilles, de La Réunion, d’Espagne, autant de parcours d’immigrés nos sœurs et frères de classe ouvrière. DM

Argenteuil, journal de campagne, sécurité, le grand produit d’appel des démagogues

Sécurité, démagogie, et dépenses inefficaces

 

Ne pas avoir peur est un besoin légitime de chacun. Quand la société recule, si ces peurs grandissent, elles permettent surtout aux démagogues de tous poils de les utiliser à leurs fins électorales, et finalement de les attiser, en proposant des solutions qui n’en sont pas. J’ai pensé à eux en lisant l’article ci-dessous sur le non-efficacité de la vidéo-surveillance, en revanche très coûteuse, et donc aux dépens de services bien plus utiles à la population.

         Par ailleurs, dans les jours qui viennent, je reviendrai sur le sujet de la sécurité. DM

 

Vidéosurveillance : en tout cas, ça rapporte

La vidéosurveillance dans les municipalités est présentée comme une solution incontournable pour lutter contre la délinquance. Mais rares ont été les études sur l’efficacité de ces dispositifs et encore plus leur publicité.

Publié le 25/02/2026

Il y a six ans, la Cour des comptes avait écrit dans un rapport : « Aucune corrélation globale n’a été relevée entre l’existence de dispositifs de vidéoprotection et le niveau de délinquance commise sur la voie publique ou encore les taux d’élucidation ». Une autre étude effectuée un an plus tard auprès de 2 000 municipalités, étude commanditée par la gendarmerie elle-même, concluait dans le même sens : du point de vue du nombre des affaires de police résolues, aucune différence n’avait été notée entre les communes équipées de vidéosurveillance et celles qui ne l’étaient pas.

Mais cela n’empêche pas police et gendarmerie de continuer de faire pression sur les maires. En 2021, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) expliquait dans un rapport que : « Les forces de l’ordre (police ou gendarmerie selon la zone de compétence) mettent en avant auprès des maires l’aide que leur procurent les caméras » et ces maires sont « incités, voire sommés d’agir par les forces de police ou de gendarmerie locale qui promeuvent ces solutions ». Très récemment, des journalistes faisant un reportage sur le sujet ont encore tenté d’obtenir des précisions ou des chiffres auprès de la gendarmerie nationale qui a refusé de répondre.

Qui paye ces dispositifs ? Évidemment les municipalités, donc les contribuables. Et il ne s’agit pas de sommes dérisoires. C’est au moins plusieurs centaines de milliers d’euros pour une commune de quelques milliers d’habitants. Cela fait bien sûr les affaires des lobbies de la vidéosurveillance qui, élections municipales obligent, ont même sorti un livre blanc pour les futurs maires où ils expliquent comment répondre aux questions sur le coût.

Sur l’insécurité, comme sur les autres sujets qui touchent à la vie quotidienne des couches populaires, bien des choses sont opaques. Et cette opacité, même à l’échelle d’une petite municipalité, permet de manipuler les populations et leur faire admettre des dépenses et des mesures qui ne sont pas nécessairement dans leur intérêt, loin de là.

                                                Pierre Royan. (Lutte ouvrière n°3004)

 

jeudi 26 février 2026

La manifestation de Lyon : l’extrême droite telle qu’elle est

 La manifestation de Lyon : l’extrême droite telle qu’elle est

Samedi 21 février, sous prétexte de rendre hommage à Quentin Deranque, militant identitaire tué au cours d’une rixe avec des « antifas », un peu plus de 3 000 personnes, venues de toutes les chapelles de l’extrême droite, ont défilé dans les rues de Lyon.

Publié le 25/02/2026

Malgré le soin pris par les organisatrices – des militantes anti- avortement dont l’une est la compagne du chef du groupe néonazi Lyon populaire dissous en juin 2025 – pour donner une image respectable de leurs troupes, leur vrai visage est vite apparu : slogans grossièrement racistes, insultes proférées contre les riverains qui marquaient leur hostilité, saluts hitlériens remarqués malgré le service d’ordre, qui éloignait les journalistes et déployait opportunément des parapluies sous un beau soleil.

Il faut dire que, parmi les responsables du service d’ordre, se trouvaient des personnages aussi pacifistes que Benedetti, ex-chef du groupuscule pétainiste l’Œuvre française, Gabriac, exclu du RN après un salut nazi, ou encore de Cacqueray, condamné pour avoir tabassé des militants de SOS racisme dans un meeting de Zemmour. Pour ne pas ternir son opération de dédiabolisation, Bardella, le président d’un RN dont bien des cadres conservent des liens plus ou moins discrets avec cette mouvance, qui va des catholiques traditionalistes aux néo- nazis en passant par des pétainistes, avait interdit à ses députés et porte-parole de participer à cette manifestation.

Malgré les nombreuses demandes d’interdiction, dont celle du maire de Lyon, le cortège avait été autorisé par le ministre de l’Intérieur et la préfète. Alors que le gouvernement a plusieurs fois interdit des manifestations de soutien à la Palestine, le ministre s’est dit soucieux de « garantir la liberté d’expression ». Cette manifestation est venue conclure une semaine de campagne politique et médiatique visant à imputer à LFI la responsabilité de la mort du militant identitaire et à blanchir l’extrême droite de toute responsabilité dans les agressions racistes, les saccages de locaux de partis de gauche ou de syndicats, les perturbations de réunions publiques. Il faut pourtant rappeler qu’avant de mourir sous les coups, Quentin Deranque était venu perturber une conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan. Et toute la semaine qui a précédé cette manifestation, des locaux de LFI, du PCF, de la CGT ou de Solidaires ont été vandalisés et leurs militants menacés par des alertes à la bombe.

Cela n’a pas empêché les dirigeants macronistes, ceux de la droite et de l’extrême droite, de dénoncer la violence en en rendant responsables ceux qu’ils appellent « l’extrême gauche », dans laquelle ils incluent LFI. Au fond, la mort, bien sûr regrettable, de ce militant identitaire a été le prétexte d’une campagne destinée à intégrer le RN dans ce qu’ils appellent « l’arc républicain », c’est-à-dire l’ensemble des partis reconnus aptes à gérer les affaires de la bourgeoisie. Symbole de l’union d’une droite et d’une extrême droite qui se préparent à gouverner ensemble, Laurent Wauquiez, député LR et vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait fait installer un portrait de Deranque sur la façade de l’hôtel de région tandis que Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon soutenu par la droite et les macronistes, demandait qu’un tel portrait soit placé sur l’hôtel de ville.

Si la démagogie politicienne et la campagne réactionnaire qui ont déferlé sur les plateaux de télévision n’ont guère eu d’écho au sein des classes populaires, elles ne sont pas sans conséquences car elles encouragent et légitiment les tenants d’une politique raciste et xénophobe, tels ceux qui se sont montrés au grand jour à Lyon.

                                                        Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3004)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :

-Aujourd’hui jeudi 26 février : de 17 h.30 à 19 h.: entrée Côté Seine, rue PV Couturier ;

-vendredi 27 février, de 9 h.30 à midi au marché Héloïse ;

-de 16 heures à 16 heures 30 au marché du Val ;

-et de 17 h.30 à 19 heures devant la Maison de quartier du Val-Nord

-et de 17 h.30 à 19 heures, carrefour Babou :

-samedi 28 février, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à 12 h.30 marché Joliot-Curie ;

-de 11h. à midi marché de la Colonie ;

-de 14 h. à 16 h devant la mairie ;

Et de 17 h.30 à 19 heures proximité du carrefour Babou ;

-dimanche 1er mars :

-9 h30 à midi, carrefour Babou ;

-10 h à 10 h.55 Intermarché du Centre ;

-11 h. à midi marché Héloïse ;

-de 14 à 16 heures Carrefour Babou.

-lundi 2 mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;

-mardi 3 mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,

- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.