La
manifestation de Lyon : l’extrême droite telle qu’elle est
Samedi 21 février, sous prétexte
de rendre hommage à Quentin Deranque, militant identitaire tué au cours d’une
rixe avec des « antifas », un peu plus de 3 000 personnes, venues de toutes les
chapelles de l’extrême droite, ont défilé dans les rues de Lyon.
Publié le 25/02/2026
Malgré le soin pris par les
organisatrices – des militantes anti- avortement dont l’une est la compagne du
chef du groupe néonazi Lyon populaire dissous en juin 2025 – pour donner
une image respectable de leurs troupes, leur vrai visage est vite apparu :
slogans grossièrement racistes, insultes proférées contre les riverains qui
marquaient leur hostilité, saluts hitlériens remarqués malgré le service
d’ordre, qui éloignait les journalistes et déployait opportunément des
parapluies sous un beau soleil.
Il faut dire que, parmi les
responsables du service d’ordre, se trouvaient des personnages aussi pacifistes
que Benedetti, ex-chef du groupuscule pétainiste l’Œuvre française, Gabriac,
exclu du RN après un salut nazi, ou encore de Cacqueray, condamné pour avoir
tabassé des militants de SOS racisme dans un meeting de Zemmour. Pour ne pas
ternir son opération de dédiabolisation, Bardella, le président d’un RN dont
bien des cadres conservent des liens plus ou moins discrets avec cette
mouvance, qui va des catholiques traditionalistes aux néo- nazis en passant par
des pétainistes, avait interdit à ses députés et porte-parole de participer à
cette manifestation.
Malgré les nombreuses demandes
d’interdiction, dont celle du maire de Lyon, le cortège avait été autorisé par
le ministre de l’Intérieur et la préfète. Alors que le gouvernement a plusieurs
fois interdit des manifestations de soutien à la Palestine, le ministre s’est
dit soucieux de « garantir la liberté d’expression ». Cette
manifestation est venue conclure une semaine de campagne politique et
médiatique visant à imputer à LFI la responsabilité de la mort du militant
identitaire et à blanchir l’extrême droite de toute responsabilité dans les
agressions racistes, les saccages de locaux de partis de gauche ou de
syndicats, les perturbations de réunions publiques. Il faut pourtant rappeler
qu’avant de mourir sous les coups, Quentin Deranque était venu perturber une
conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan. Et toute la semaine qui a
précédé cette manifestation, des locaux de LFI, du PCF, de la CGT ou de
Solidaires ont été vandalisés et leurs militants menacés par des alertes à la
bombe.
Cela n’a pas empêché les
dirigeants macronistes, ceux de la droite et de l’extrême droite, de dénoncer
la violence en en rendant responsables ceux qu’ils appellent « l’extrême gauche
», dans laquelle ils incluent LFI. Au fond, la mort, bien sûr regrettable, de
ce militant identitaire a été le prétexte d’une campagne destinée à intégrer le
RN dans ce qu’ils appellent « l’arc républicain », c’est-à-dire
l’ensemble des partis reconnus aptes à gérer les affaires de la bourgeoisie.
Symbole de l’union d’une droite et d’une extrême droite qui se préparent à
gouverner ensemble, Laurent Wauquiez, député LR et vice-président de la région
Auvergne-Rhône-Alpes, avait fait installer un portrait de Deranque sur la
façade de l’hôtel de région tandis que Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie
de Lyon soutenu par la droite et les macronistes, demandait qu’un tel portrait
soit placé sur l’hôtel de ville.
Si la démagogie politicienne et
la campagne réactionnaire qui ont déferlé sur les plateaux de télévision n’ont
guère eu d’écho au sein des classes populaires, elles ne sont pas sans
conséquences car elles encouragent et légitiment les tenants d’une politique
raciste et xénophobe, tels ceux qui se sont montrés au grand jour à Lyon.
Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°3004)
Les
prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil :
-Aujourd’hui
jeudi 26 février : de 17 h.30 à 19 h.: entrée Côté Seine, rue PV Couturier ;
-vendredi
27 février, de 9 h.30 à midi au marché Héloïse ;
-de 16
heures à 16 heures 30 au marché du Val ;
-et de 17
h.30 à 19 heures devant la Maison de quartier du Val-Nord
-et de 17
h.30 à 19 heures, carrefour Babou :
-samedi
28 février, de 10 heures à 10 h.30 marché des Coteaux ;
-de 10
h.30 à 12 h.30 marché Joliot-Curie ;
-de 11h.
à midi marché de la Colonie ;
-de 14 h.
à 16 h devant la mairie ;
Et de 17
h.30 à 19 heures proximité du carrefour Babou ;
-dimanche
1er mars :
-9 h30 à
midi, carrefour Babou ;
-10 h à
10 h.55 Intermarché du Centre ;
-11 h. à
midi marché Héloïse ;
-de 14 à
16 heures Carrefour Babou.
-lundi 2
mars, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché du centre ;
-mardi 3
mars : carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;
-Mercredi
25 février : de 14 à 16 heures entrée de la mairie,
- et de
17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.