Après la
mort d’un identitaire : une campagne réactionnaire
Ministres et responsables
politiques, du PS à l’extrême droite, ont déclenché une campagne contre LFI et
la violence de ceux qu’ils appellent « l’ultragauche », à la suite de la
mort tragique à Lyon d’un militant identitaire, en marge d’une conférence de la
députée européenne Rima Hassan.
Publié le 18/02/2026
Quentin Deranque, étudiant de 23
ans, était un militant catholique traditionaliste, royaliste proche de l’Action
française et membre d’un groupe identitaire, venu assurer le service d’ordre
des militantes d’extrême droite du groupe Némésis. Avec leurs méthodes
provocatrices habituelles, celles-ci étaient venues perturber la conférence de
la députée pro-palestinienne Rima Hassan organisée dans le campus de
Sciences-Po Lyon. Plus tard, dans les rues voisines, Quentin Deranque a été
mortellement blessé au cours d’une rixe opposant ces identitaires à un groupe,
à ce stade non identifié, venu pour en découdre.
Le drame a été exploité sans
délai par un large panel de politiciens, allant de l’extrême droite au PS,
accusant LFI d’encourager la violence en politique : « les milices de Mélenchon
tuent » (Marion Maréchal-le Pen) ; « C’est l’ultra-gauche qui a tué, pas la
police » (Darmanin, ministre de la Justice) ; « LFI porte une responsabilité
morale (…) en encourageant la violence » (Maud Bregeon, porte-parole du
gouvernement) ; « LFI brutalise le débat politique » (Raphaël Gluksmann).
L’assistant parlementaire de Raphaël Arnault – le fondateur du groupe antifa La
jeune garde, élu député LFI en 2024 et qui a dénoncé le meurtre - accusé sans
aucune preuve d’être impliqué, a été interdit d’accès à l’Assemblée nationale
par sa présidente. Le ministre de l’Enseignement supérieur envisage d’interdire
les conférences de Rima Hassan dans les universités sous prétexte qu’elles
représenteraient « un trouble à l’ordre public ».
Si l’on ne peut que déplorer la
mort de ce jeune homme sous les coups et condamner la méthode de ceux qui l’ont
frappé, quels qu’ils soient, cette campagne est aussi écœurante qu’hypocrite.
Elle évacue le fait que ce sont d’abord les nervis d’extrême droite qui
agressent, frappent et parfois tuent. Le groupe féministe identitaire Néménis,
dont la porte-parole est chroniqueuse sur Cnews, multiplie les provocations
dans différentes villes en ciblant LFI. A Lyon, le média Rue89 a recensé plus
de cent actes violents perpétrés par l’extrême droite depuis 2010 : une
librairie anarchiste et un local du PCF ont été plusieurs fois saccagés ; des
personnes dont la tête ne revient pas à ces nervis, couples mixtes, Arabes ou
Noirs, homosexuels supposés, ont été plusieurs fois tabassées dans la rue ou à
la sortie de soirées ; des militants connus ont été agressés ; en novembre
2023, le groupe Guignol Squad a attaqué une conférence sur la Palestine avec
des barres de fer, blessant gravement trois personnes. Les deux tiers de ces
agressions sont restées sans aucune suite judiciaire.
En instrumentalisant la mort de
ce jeune identitaire, ceux qui accusent Mélenchon et la prétendue «
ultra-gauche », cherchent à isoler LFI et à faire de ce parti un pestiféré,
puisqu’il est un concurrent sur le terrain électoral et au sein du parlement.
Par la même occasion, ils dédouanent l’extrême droite, au moment où les partis
de droite s’en distinguent de moins en moins et pourraient bientôt gouverner
avec elle. Les uns et les autres, PS compris, lui ouvrent ainsi un boulevard.
Mais au-delà des rivalités entre
partis qui se disputent le pouvoir, cette campagne menace tous ceux qui
refusent de se taire quand Netanyahou, soutenu par les dirigeants français et
occidentaux, massacre les Palestiniens ou qui dénoncent le sort indigne réservé
par l’État aux migrants. En dénonçant la « violence » d’une « ultra gauche »
mal définie, il s’agit de faire oublier la violence exercée dans de vastes proportions
par ceux qui gouvernement. En fait, cette campagne vise à intimider tous ceux
qui refusent de marcher au pas dans cette période où ceux qui dirigent
préparent ouvertement la guerre.
Xavier Lachau (Lutte ouvrière
n°3003)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil :
-jeudi 19 février : de 17 h.30 à 19 h.15 :
entrée Côté Seine, rue PV Couturier ;
-vendredi 20 février, de 16 heures à 16 heures 45 au
marché du Val ;
-de 17 h. à 18 h.30 devant Auchan, Val-Sud ;
-au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18
h.15. ;
-samedi 21 février : de 9 h.15 à 10 h.45 entrée
de la mairie ;
-de 10 h.30 à midi, centre commercial de
Joliot-Curie ;
-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-de 13 h45 à 14 h.50 heures et de 17 h.30 à 19
heures, carrefour Babou :
-dimanche 22 février, de 9 heures 30 à 12 heures et de
14 à 16 h. au carrefour Babou.
-lundi 23 février, de 17 h.30 à 19 h.30 devant Intermarché
du centre ;
-mardi 24 février : à partir de 17 h.30,
activités à la cité Champagne ;
-Mercredi 25 février : de 14 à 16 heures entrée
de la mairie,
- et de 17 h.30 à 19 h.15 devant Auchan-Val Sud.