mardi 17 février 2026

Affaire Adama Traoré : un non-lieu révoltant

Circulez, il n’y a jamais rien eu à voir !

  

Rassemblement en 2020 

La Cour de cassation a versé une dernière pelletée de terre sur le dossier impliquant des gendarmes dans la mort d’Adama Traoré en juillet 2016. Enterré le plaquage au sol par trois gendarmes, enterré le fait qu’Adama Traoré est resté menotté, en plein soleil, dans la cour de la gendarmerie alors qu’il agonisait.

         Adama Traoré rejoint la longue cohorte des victimes pour lesquels la justice a reconnu aux policiers et aux gendarmes le droit de tuer en toute impunité.

 

Inondations : Une catastrophe vraiment pas naturelle

Responsable aussi la bétonisation et l’artificialisation des sols

 

Argenteuil, seulement possible qu’en 1910 ?

La situation de « crue généralisée » qui frappe le territoire, en particulier l’ouest de la France, est due au cumul exceptionnel des pluies depuis des semaines.

         Cette « saison des pluies » très fournie est attribuée au réchauffement climatique et devrait se répéter chaque hiver. Mais les conséquences désastreuses de ces précipitations sont dues à la bétonisation et à l’artificialisation des sols, sans compter les digues emportées parce qu’inadaptées et mal entretenues. La pluie tombe du ciel, certes, mais le problème très terre à terre reste cette organisation sociale incapable de voir plus loin que le profit immédiat.

 

Argenteuil, journal de campagne de la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » : notre tract de campagne n°1

 Un tract, oui bien sûr, mais l’essentiel c’est les discussions que nous menons

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LISTE « LUTTE OUVRIÈRE-LE CAMP DES TRAVAILLEURS » conduite par Dominique MARIETTE et Valérie SUAREZ

La situation et les intérêts du monde du travail doivent être discutés en priorité pour s’imposer demain

 

Argenteuil est une ville populaire. Les millionnaires et milliardaires n’y vivent pas, à la différence du monde du travail que l’on voit en particulier tous les jours transiter matin et soir aux gares de la Ville.

         Certes, il y a bien des différences au sein de notre classe. Mais nous sommes tous unis par l’offensive à nos dépens des dominants. Des millionnaires et milliardaires de plus en plus nombreux, et de plus en plus riches. C’est qu’à l’autre bout, cela se traduit par le recul de la condition ouvrière, tant au niveau du salaire, des revenus et de l’emploi, qu’à celui des conditions de travail et des services publics qui sont utiles à tous : santé, éducation transports…

         Ces élections municipales des 15 et 22 mars prochains arrivent alors que ce recul de la condition ouvrière est évident pour tous. Il s’accompagne de la montée de l’inquiétude face aux rivalités croissantes au niveau de la concurrence entre les multinationales et leurs États, qui entraînent l’essor des tensions internationales, avec le risque demain d’une guerre généralisée.

         La priorité dans ces élections est d’évoquer cette situation du monde du travail, d’Argenteuil comme ailleurs, de répondre à ses inquiétudes, et d’y défendre la seule perspective qui vaille, celle de la reprise de la lutte, et pour cela, de l’organisation politique des travailleurs.

         Au fil de l’année, chaque jour, grâce à notre blog quotidien « lo argenteuil », nous évoquons les problèmes locaux. Mais, lors de ces élections municipales, il s’agit de travailler l’essentiel : comment la remontée seule de la combativité et des exigences du monde du travail donnera une solution à la crise de sa condition et de la société.

         Cette solution n’est pas à l’échelle de la Ville. Elle est à celle de tout le monde du travail du pays. Les municipalités même avec les meilleures intentions se heurtent à la réalité générale, celle de la dictature des banques, des choix gouvernementaux, des promoteurs, des multinationales qui comme dans l’affaire du Monoprix d’Argenteuil peuvent faire ou défaire un élément de la vie de chaque jour des habitants.

         Dans notre campagne, nulle promesse donc, mais des discussions et un programme pour que le monde du travail sorte de l’impasse actuelle.

                                                                Argenteuil, le 16.2.2026

lundi 16 février 2026

Cour des comptes : qui contrôle les contrôleurs ?

Cour des comptes : qui contrôle les contrôleurs ?

Macron devait nommer, le 11février, une de ses fidèles, Amélie de Montchalin, jusque-là ministre des Comptes publics, à la présidence de la Cour des comptes.

Publié le 11/02/2026

Alors que son règne et donc la faculté d’offrir des prébendes à ses amis, s’arrêtera l’an prochain, le président assure ainsi à sa ministre de quarante ans un poste qu’elle pourrait conserver jusqu’à ses 68 ans. Le président de la Cour des comptes est en effet inamovible et ne quitte sa fonction que par choix ou atteint par la limite d’âge.

Au-delà de l’effet recasage, tous les responsables politiques non- macronistes soulignent qu’Amélie de Montchalin aura pour tâche de contrôler l’application d’un budget qu’elle a elle-même mis en place et, en quelque sorte, de corriger elle-même sa propre copie. Mais l’autocontrôle, c’est-à-dire en fait l’absence de contrôle, est en fait la règle, tant pour l’État que pour les grandes entreprises.

Chaque président de la Cour des comptes, soigneusement choisi parmi les serviteurs de l’État ayant fait leurs preuves, et quel qu’ait été son passé politique, a toujours jugé que l’État dépensait trop pour les pauvres et pas assez pour les « entreprises ». Ainsi, la Cour n’a pas été capable de savoir à qui, sous quel prétexte et comment sont versés les 270milliards de subventions publiques accordées chaque année aux grandes entreprises privées. Elle est, en revanche, parfaitement à même de prouver que les travailleurs se soignent trop et tombent trop souvent malades.

Quant au scandale de la présidente de Montchalin chargée de contrôler les comptes de la ministre Amélie, il est de même nature que Nestlé contrôlant lui-même la qualité de son lait infantile et de ses eaux minérales, des usines classées Seveso garantissant elle-même la sécurité de leurs installations, des fonctionnaires de police jugés par leurs supérieurs hiérarchiques, des tribunaux militaires interdisant les regards civils, ou du ministère des Finances déversant l’argent public dans les caisses privées sans que quiconque puisse fermer le robinet. Ni le grand patronat, ni l’État à son service ne veulent vraiment que la population ait connaissance de leurs affaires.

On peut donc être certain qu’Amélie de Montchalin a toutes les qualités pour exercer la fonction qu’on lui offre et saura cacher la poussière sous d’épais tapis de rapports.

                                                      Paul Galois (Lutte ouvrière n°3002)