samedi 14 février 2026

La disparition du magasin Monoprix d’Argenteuil : un mauvais coup et une démonstration des immenses limites de l’action municipale

 

L’action marginale des municipalités. Les actionnaires ont la main.

 

Photo LO
 

La vente du Monoprix de la Ville et son remplacement par un magasin Lidl ont été annoncés il y a quelques jours.

         D’abord une pensée pour la trentaine d’employés du magasin qui doivent être inquiets sur leur avenir, comme en pareil cas.

         C’est un coup dur ensuite pour le quartier de Monoprix. Depuis un demi-siècle il était le lieu de commerce pour ce quartier en particulier pavillonnaire. Un commerce multi commerces, avec entre autres des vêtements de qualité. Certes les prix tout en étant modérés étaient ceux de bourses relativement remplies. Mais Monoprix servait à tous.

         C’est le résultat des spéculations hasardeuses des actionnaires du groupe Casino en déconfiture.

         Cette fermeture annoncée dans cette période électorale est enfin une démonstration. À ceux qui prétendent qu’il est possible de faire d’Argenteuil un petit La-Garenne-Colombes par exemple, ils doivent constater aujourd’hui qu’ils ne sont que des petits joueurs dans un stade où d’autres dominent. Le quartier Monoprix a vu depuis une décennie de nouvelles constructions au prix d’achat élevé destinées à accueillir des couples assez argentés. Ces immeubles sont sortis de terre, mais le commerce correspondant va disparaître.

         Ce sont les capitalistes qui sont les maîtres du jeu. Les municipalités pour l’essentiel voient les trains passer. En conséquence, durant cette campagne électorale, loin de semer des illusions sur ce que nous pourrions faire, nous discuterons de la façon d’aider à la disparition demain de ce capitalisme dévastateur. Dominique MARIETTE

vendredi 13 février 2026

Budget : l’État fait les poches des collectivités

Budget : l’État fait les poches des collectivités

Cette année encore, l’État va réduire de plusieurs milliards d’euros le budget des collectivités territoriales.

Publié le 11/02/2026

Depuis quinze ans, l’État diminue chaque année, sous une forme ou sous une autre, les dotations qu’il verse aux collectivités locales, alors que cet argent est censé compenser les dépenses dont il s’est débarrassé en les reportant sur ces collectivités. L’année 2026 ne déroge pas à la règle : les associations d’élus évaluent à plus de 5 milliards d’euros les ponctions sur les dotations aux collectivités contenues dans le budget qui vient d’être définitivement adopté.

Chaque année, le prétexte est le même : les communes, régions et départements doivent « contribuer à la réduction du déficit public ». En réalité, il s’agit là encore de trouver de l’argent pour financer les dizaines de milliards d’euros que le gouvernement veut consacrer au budget militaire et pour continuer à distribuer des fortunes aux grands capitalistes.

C’est ainsi que Lecornu, comme Bayrou avant lui, a par exemple reconduit le « Dilico », un dispositif visant à ponctionner directement les recettes des plus grandes collectivités, contre la promesse d’un remboursement aussi hypothétique que partiel… dans quelques années. Ce dispositif coûtera cette année 250 millions d’euros aux intercommunalités. Plusieurs dotations ou fonds de compensation sont supprimés. Le Fonds vert, qui doit aider les collectivités à financer les investissements écologiques, a été diminué de plus de 300 millions d’euros. La principale dotation aux collectivités, la dotation globale de fonctionnement, restera gelée – ce qui, compte tenu de l’inflation, revient à une baisse nette de près de 2 %.

Le gouvernement, qui n’a pourtant que le mot « formation » à la bouche, s’est même en passant approprié une soixantaine de millions d’euros sur le budget du CNFPT, l’organisme qui gère la formation des agents publics territoriaux, entièrement financé par les collectivités. Enfin, la diminution drastique du budget de plusieurs opérateurs de l’État, comme l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat, l’Office français de la biodiversité ou les Agences de l’eau, va assécher les aides que ceux-ci apportent aux collectivités pour financer leurs projets.

Et ce n’est pas fini : Lecornu a annoncé samedi 7 février que la loi de décentralisation qu’il va présenter après les élections municipales aura pour objectif de délester l’État de nouvelles compétences en les transférant aux communes, départements et régions… pour faire des économies dans un contexte budgétaire « tendu ». Autrement dit, avec des compensations financières au rabais.

Ces réductions de budget aboutissent chaque année à ce que de plus en plus de communes se voient obligées de fermer des services publics ou de diminuer le nombre des agents, pourtant indispensables.

                                                        Pierre Vandrille (Lutte ouvrière n°3002)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-vendredi 13 février, de 15 h 30 à 16 heures 15 au marché du Val ;

-au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 14 février : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 14 février, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 heures à midi au marché Héloïse ;

-lundi 15 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.

Bien d’autres permanences peuvent être organisées dans le cadre de notre campagne.

 

Cuba : une île étouffée par l'impérialisme

Solidarité avec le peuple cubain

 

Capture d'écran

La population de Cuba fait face à des pénuries de carburant et des coupures d'électricité de plus en plus graves. Sous la pression des États-Unis, le Venezuela et le Mexique ont dû mettre fin à leurs exportations de pétrole vers Cuba. 

         Les compagnies aériennes internationales ne peuvent plus remplir leurs réservoirs sur l'île. Des opérations chirurgicales sont déprogrammées faute de courant.

         Depuis 67 ans, Washington n’a pas digéré que le contrôle du gouvernement cubain lui échappe dans ces Caraïbes qu’il considère comme son arrière-cour. Présidents démocrates et républicains ont imposé depuis un blocus économique inhumain et se vengent en permanence sur la population. Car malgré toute sa puissance, l’impérialisme américain n’a pu empêcher, en 1959, la mobilisation de la population cubaine pour renverser le dictateur à sa botte.