samedi 7 février 2026

Migrants noyés dans la tempête : Europe criminelle

Le cimetière d’une forteresse du capitalisme

 

 

Lors de la tempête Harry qui a frappé le sud de l’Italie à la mi-janvier, entre 380 et 1 000 migrants qui tentaient de rejoindre l’Europe auraient péri noyés dans la Méditerranée selon plusieurs ONG.

         Ils ne sont pas des « victimes de la tempête » comme l’écrivent des journaux. Ils sont victimes des rivalités impérialistes qui ont engendré la guerre et le chaos dans leur pays d’origine et ils ont été assassinés par les frontières instaurées par l’Europe forteresse.

 

Argenteuil, journal de campagne, élections municipales 2026 : une réponse aux question du Comité Jean Vilar

Notre liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs » a été sollicitée, comme les autres listes en présence, pour répondre à plusieurs questions concernant l’avenir du complexe des fêtes Jean Vilar, la végétalisation de l’Ilot Héloïse, la RD 311, et l’atteinte au paysage devant le chemin de halage avec le projet de construction d’un immense blockhaus de logistique sur l’autre rive de la Seine à Gennevilliers. C’est bien volontiers qu’au nom de notre liste, Valérie SUAREZ et moi-même nous lui avons répondu dans la lettre ci-dessous. DM

Aux membres du Comité Jean Vilar,

Le 4.2.26.

C’est bien volontiers que nous répondons à vos questions à l’occasion des prochaines élections municipales 2026 à Argenteuil.

Dans la mesure de nos moyens, nous avons participé à la défense du complexe des fêtes Jean Vilar. La perspective de sa liquidation menée par le maire actuel et initiée par son prédécesseur, ainsi que sa neutralisation depuis plusieurs années, sont des coups dramatiques portés à un élément central de la vie collective communale. La réhabilitation de ce complexe est une priorité qui doit préserver son caractère de salle de plein pied très utile pour tous les évènements associatifs.

         Bien évidemment, l’îlot Héloïse devrait bénéficier non seulement d’une préservation mais d’une amélioration de sa végétalisation qui sont dans les cordes du budget d’une ville de 110 000 habitants.

         La coupure du bourg d’Argenteuil de son fleuve fut un désastre. Cela fait vingt ans que les municipalités successives évoquent la « reconquête » du lien entre la Ville et la Seine. Tant que la volonté des habitants se heurtera aux objectifs contraires du Conseil départemental et de l’autorité préfectorale, cet objectif environnemental trouvera sur son chemin encore bien des obstacles. De ce fait, promettre sa réalisation dans les meilleurs délais relèverait de ces promesses électorales sans lendemain qui démoralisent la population.

         La qualité du paysage est un élément de bien-être. Le préserver est une évidence. Il faut avoir cet objectif en tête, en sachant que dans la société capitaliste actuelle, d’autres intérêts priment sur l’intérêt et la volonté des habitants. Ainsi, promoteurs, multinationales, arrière-pensées des notables, sont à l’arrière-plan de la détérioration du paysage de la rive de Gennevilliers de la Seine, en rapport avec l’énorme port fluvial.

         Il faudra révolutionner les logiques qui guident les aménagements pour que ce soient les intérêts de la population qui priment. Cela n’empêchent que même les combats des faibles contre les forts sont légitimes, et peuvent même obtenir des victoires comme vous l’avez démontré dans l’Affaire Jean Vilar. En vous souhaitant bon courage, bien cordialement, pour la liste « Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs »,

Dominique MARIETTE, Valérie SUAREZ

Argenteuil, affaires privées, affaires publiques, lorsque la concertation est impossible, l’appel nécessaire à la loi. Bilan municipal 2020-2026, le 21.8.2025 (Légende de la photo) Brève dédié à la page FC CT de Facebook)

Dans la question Jean Vilar, la concertation inexistante et impossible

 

 

Je vais bientôt aborder les pages « La concertation c’est du concret » du Bilan municipal, mais en guise d’introduction, je voudrais aujourd’hui revenir sur une affaire qui n’est toujours pas réglée et ne le sera pas de sitôt, qui a pesé sur la vie communale depuis 2016, et qui est un exemple-type de l’absence totale de concertation et de ses conséquences.

         En mars 21016, lors d’un conseil municipal, la majorité de droite qui occupe depuis deux ans la municipalité annonce un projet réalisé avec le promoteur Fiminco visant à vendre et à urbaniser l’espace communal occupé par le complexe des fêtes Jean Vilar, le jardin attenant, et le grand parking. L’initiative du projet (dans un format que l’on ne connaît toujours pas jusqu’à ce jour de la part de l’intéressé) revient au maire précédent, Philippe Doucet qui s’était bien gardé d’en parler aux habitants y compris au plus grand nombre de membres de sa majorité du conseil à laquelle j’appartenais. À l’annonce du projet en mars 2016, ce dernier ne le conteste pas et se tait.

         Aucune concertation préalable n’a lieu ni avant mars 2014 ni avant mars 2016.

         Il ne s’agit pas de n’importe lequel projet d’aménagement. Pour les initiateurs de ce qui va devenir très vite le Comité Jean Vilar, la démolition prévue du complexe Jean Vilar est un coup de massue contre les habitants. Ils organisent le Comité. Une pétition d’opposition au projet est rédigée, circule, et sera massivement signée. Cela permet au Comité de mesurer que l’opposition des habitants est massive et que son action est soutenue par l’énorme majorité des habitants. Discussions et signatures représentent alors une véritable concertation avec eux organisée par les opposants seuls.

         Ultérieurement, du côté de la municipalité, il n’y en aura aucune, même pas à la mesure, limitée, de ce qui sera organisé bien plus tard pour un autre projet de l’année 2024, La Canopée. Pendant des années, la municipalité ne recevra pas le Comité Jean Vilar, se gaussant bien au contraire de ses membres.

         Lorsque la concertation est absente, et que l’on se trouve face à un mur, la loi permet de mesurer lorsqu’il y a eu entorse au droit sur tel ou tel plan et permet de s’y opposer. Théoriquement au moins, plaintes et recours s’appuyant sur elle permettent de réparer, sanctionner et arrêter ce qui ne doit pas être. Des recours seront présentés par le Comité Jean Vilar, des conseillères et conseillers municipaux, des associations face à une municipalité qui passe en force, sans aucune concertation je le répète ni avec les habitants ni avec les associations qui s’opposent au projet, le Comité Jean Vilar et d’autres. La municipalité n’a laissé comme possibilité à ceux qui contestent son projet que la voie de la justice et de la  loi.

         La municipalité a continué à s’enferrer. Pourtant, elle a été avertie sur un autre plan par deux fois. La première, c’est avec le sondage qu'elle a commandité à une entreprise idoine. Il ne fit que confirmer l’opposition de l’énorme majorité des habitants au projet. La seconde, c’est lorsque l’enquête publique qui eut lieu alla dans le même sens en se concluant par un avis négatif au projet.

         La municipalité n’a rien voulu entendre. Le recours à la loi fut une nécessité. DM


 

vendredi 6 février 2026

Permis de conduire : circulez, il n’y a rien à voir !

 Permis de conduire : circulez, il n’y a rien à voir !

Un amendement au budget, voté en catimini par les sénateurs, supprime pour un grand nombre de travailleurs la possibilité de financer l’obtention du permis de conduire en utilisant leur compte personnel de formation (CPF).

Publié le 04/02/2026

Désormais, la possibilité d’utiliser le CPF ne sera plus accordée qu’aux demandeurs d’emplois ou en cofinancement avec l’entreprise, sans qu’on sache très bien à quelle hauteur et sous quelles modalités. La restriction va au-delà puisque l’aide de 500 euros aux apprentis inscrits aux cours de conduite disparait également et que le dispositif d’aide de 1 200 euros par France Travail, pour passer le permis, devrait être supprimé le 1er avril prochain.

Avoir le permis B est indispensable pour trouver du travail dans bien des secteurs ruraux et des petites villes, et même dans les grandes agglomérations, mieux desservies en transports en commun ; c’est un critère de recrutement des agences d’intérim et de nombreux employeurs. Le permis B, qui revient en moyenne à 1 500 à 2 000 euros, est la première formation demandée via le CPF. En 2023, il représentait 23 % des formations financées, soit 1,5 million de demandes.

Les sénateurs qui ont présenté cet amendement, et le gouvernement qui l’a intégré au budget, osent justifier la suppression de cette possibilité au prétexte qu’elle « crée un effet d’aubaine » et ne servirait pas vraiment à l’insertion des chômeurs car une majorité de ceux qui utilisent leur compte formation pour financer leur permis ont déjà un emploi ! Le salaire dudit emploi, et les dépenses qu’il permet ou non de couvrir, n’ont visiblement pas été évoqués.

L’enseignement de la conduite et sa validation devraient faire partie des programmes scolaires. En attendant, pouvoir utiliser le CPF à cet effet serait bien la moindre des choses.

                                                   Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3001)

 

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui vendredi 6 février au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.