vendredi 9 janvier 2026

Amérique latine : une chasse gardée de l’impérialisme états-unisien

Amérique latine : une chasse gardée

Les États-Unis ont fait de l’Amérique du Sud leur chasse gardée depuis le début du 20e siècle. La politique guerrière de Trump poursuit, avec son style particulièrement brutal et cynique celle de de ses prédécesseurs en particulier pendant la guerre froide, qui n’ont cessé de soutenir ou de mettre en place des régimes à leur botte.

Publié le 07/01/2026

 

De l’invasion du Guatemala en 1953 à celle du Panama en 1989, des coups d’État fomentés par la CIA au Chili en 1973 et en Argentine en 1976, à la liquidation physique, partout, des opposants de gauche, l’impérialisme américain n’a cessé d’affirmer par la force sa domination sur tout le continent.

Mais les interventions américaines ne se sont pas limitées à l’Amérique latine. En tant que principale puissance impérialiste, les États-Unis ont mené de nombreuses opérations, seuls ou sous couvert de coalitions, en particulier au Moyen-Orient ces dernières années : ainsi la première Guerre du Golfe en 1990, puis l’invasion de l’Afghanistan en 2001, l’intervention en Irak en 2003 pour abattre leur ancien allié Saddam Hussein. Il s’agit à chaque fois de lutter contre des régimes qui ont pour défaut, non pas d’être des dictatures – cela, les puissances impérialistes l’admettent parfaitement – mais de vouloir prendre trop d’indépendance, politique et économique.

Aujourd’hui, l’intervention contre le Venezuela se déroule dans un contexte nouveau, celui de l’intensification de la guerre commerciale, en particulier contre la Chine. Depuis les sanctions américaines contre le régime de Maduro, la Chine a considérablement accru sa présence. Elle détient une part majeure de la dette publique vénézuélienne et achète 80 % du pétrole fourni par PDVSA, la compagnie pétrolière appartenant à l’État vénézuélien. La veille encore du coup de force, Maduro recevait un envoyé spécial de Xi Jinping venu renforcer la coopération économique. La presse parle de 600 accords commerciaux, dans le secteur minier, l’électricité, les communications, les transports, mais aussi pour financer la modernisation des champs pétroliers et des infrastructures.

Plus généralement, l’influence de la Chine en Amérique du Sud progresse. Les échanges commerciaux sont passés de 10 milliards de dollars en 2000 à 518 milliards en 2024. Témoin de ce développement, le port de Chancay, au Pérou, inauguré en 2024 et financé par des capitaux chinois, doit permettre un contournement du canal de Panama et des grands ports américains pour l’acheminement des marchandises entre l’Amérique du Sud et l’Asie.

L’intervention des États-Unis au Venezuela est ainsi un avertissement et un rappel, adressé non seulement à ce pays à l’heure où des régimes comme ceux de Colombie ou du Brésil, sans parler de Cuba, voudraient diversifier leurs relations et afficher une politique indépendante : pour Washington, l’Amérique latine, et en fait tout le continent américain, doit rester une chasse gardée. Trump envoie, en particulier à la Chine, un message affirmant qu’elle n’a rien à faire dans ce qui doit être la zone d’influence exclusive des États-Unis.

                                                          Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2997)

 

Électricité : pseudo baisse et vraie hausse

 

-10 euros + 250 euros = ?

 

 


Le ministre de l’Économie a annoncé une baisse de 5 % de l’abonnement à l’électricité à partir du 1er février, soit environ 10 euros… par an. Quelle générosité ! Parallèlement, dès le 1er janvier, l’Arenh, mécanisme qui obligeait EDF à vendre une partie de sa production à un prix fixé par l’État, disparaît. D’après l’UFC Que Choisir, cela va entraîner une augmentation de 250 euros supplémentaires par an pour un foyer ayant une consommation moyenne au tarif réglementé.

         Le calcul est vite fait : les factures vont de nouveau prendre un coup de tension.

Santé : De l’argent pour l’hôpital, pas pour les Rafale

 

Un système, lui, vraiment bien grippé

 

 


Selon Santé publique France, l’activité des hôpitaux connaît un pic pendant les fêtes avec une augmentation du nombre de patients à cause de la grippe. Les travailleurs hospitaliers ont donc été, une fois de plus, mis à rude épreuve en cette période de congés de fin d’année.

         La grippe en hiver, ce n’est pourtant pas une surprise et qu’il y ait moins de soignants pendant les vacances, non plus. Mais l’État s’en moque. Depuis des années, quel que soit le gouvernement, il laisse la situation des hôpitaux et de la Santé en général, se dégrader.

         Par contre, il n’est pas avare pour dépenser des milliards pour préparer la guerre.