samedi 13 décembre 2025

Argenteuil, le décès d’Yves COTTENÇON, militant ouvrier, révolutionnaire, communiste, internationaliste

Un militant engagé de toute une vie

 

 

Yves se sera battu jusqu’au bout contre une maladie difficile prête à abattre vite son homme. Il se sera battu avec la même combativité que celle qu’il a démontrée durant ses décennies de militantisme au cœur de la classe ouvrière.

         Il avait 70 ans. Yves avait connu Lutte ouvrière en 1973 au moment du mouvement de la jeunesse contre la loi Débré prévoyant une limitation des sursis de départ au service militaire. Il a fait partie de cette génération de camarades ouvriers que nous avons connus dans le cadre de Ceux du Technique et de l’activité que nous avons eu à l’époque dans les CET. Puis il travailla et milita d’abord dans l’automobile, puis durant trois décennies dans l’aéronautique, à la Snecma-Gennevilliers, aux côtés de ses camarades de Lutte ouvrière, au cœur d’une équipe militante déterminée à faire entendre les intérêts des travailleurs, défendre la condition ouvrière, et répandre parmi eux le programme révolutionnaire communiste.

         Yves habitait avec sa compagne Virginie et ses enfants à Argenteuil depuis longtemps. C’est chez eux que nous organisions notre barbecue du début de l’été. C’était lui qui était à la manœuvre comme il manœuvra longtemps pour la préparation du plat lors des banquets Lutte ouvrière que nous avions initiés depuis 1989 à Argenteuil. Mais il fut aussi de tous les aspects de notre activité quotidienne sur la Ville et de celle de notre organisation, lors de la fête annuelle à Presles, comme ailleurs.

         Yves avait un fier et fort caractère. Cette qualité qui ne s’en laisse pas conter lorsqu’un travailleur est en but à l’usine aux avanies d’une hiérarchie hostile. Il a laissé un sacré souvenir parmi cette dernière et surtout parmi les travailleurs. Des travailleurs de la Snecma ou d’entreprises dites « extérieures » qui y travaillaient me demandaient souvent de ses nouvelles lorsque j’en croisais le samedi au marché de Joliot-Curie.

         La route de Yves est terminée, comme celle de Joëlle, Raymond, Patrick, Christine, les uns et les autres qui nous ont accompagnés pendant tant et tant d’années, et disparus prématurément. Bien sûr, le combat, leur combat, continue. Mais nous avons le cœur gros.DM

 

Nous irons lui rendre hommage

Vendredi 19 décembre

A 13 h.30 au crématorium du Père-Lachaise

A 500 mètres de la station Gambette de la ligne 3 Levallois-Galliéni

 

 

Brandt - St Jean de la Ruelle (Loiret) : Les travailleurs jetés comme des kleenex

 

Il faudra bien que les travailleurs s’organisent et se battent pour rendre les coups qu’on leur inflige

 

Les travailleurs du groupe électroménager Brandt ont appris ce jeudi 11 décembre la liquidation judiciaire de leur entreprise. Ce sont 700 travailleurs (répartis dans les usines de St Jean de la Ruelle près d’Orléans, St Ouen près de Vendôme et le service après-vente à St Ouen-l’Aumône dans le Val d’Oise) qui vont maintenant aller rejoindre les travailleurs au chômage et dont le dernier salaire sera versé le 15 décembre.

A St Jean de la Ruelle les 350 travailleurs qui depuis l’annonce de la liquidation judiciaire en octobre avaient été renvoyés chez eux, ont reçu un sms à 10h30 les convoquant à une réunion à 12h, pour officialiser la fermeture du site. Tous les médias se sont précipités devant l’usine pour recueillir les réactions des politiciens locaux qui soutenaient par des fonds publics la création d’une Scoop, la faisant miroiter aux travailleurs comme « solution au sauvetage de Brandt, même si cela ne pouvait sauver tous les emplois ». Sébastien Martin ministre de l’industrie s’était même déplacé le 1er décembre pour apporter « un soutien de 5 millions » dans ce projet. Il vient de se fendre d’un tweet déclarant « une profonde tristesse » en apprenant la liquidation judiciaire de Brandt. Ce sont des larmes de crocodile.

On ne peut qu’être révoltés des propos des dirigeants de ce gouvernement. Tous les jours, ce sont des milliers de travailleurs que l’on broie en les licenciant et en les conduisant vers de plus en plus de pauvreté. Pour les dirigeants et les actionnaires de ces entreprises comme Brandt ce n’est pas la crise. Alors il faudra bien que les travailleurs s’organisent et se battent pour rendre les coups qu’on leur inflige.

Le Venezuela face aux pirates dans les Caraïbes

La politique de la canonnière, toujours et encore

  


La veille de la remise du prix Nobel de la Paix à Maria Corina Machado, opposante vénézuélienne de droite et alliée de Trump, les États-Unis ont saisi un pétrolier, propriété de la compagnie d'État exploitant les hydrocarbures du Venezuela.

         L'administration américaine a pris prétexte du fait qu'il transportait du pétrole brut vers Cuba et l'Iran. Ce que les dirigeants américains reprochent à ces différents régimes, ce n’est pas d’être des dictatures - ils en soutiennent sur tous les continents - mais de ne pas leur obéir au doigt et à l'œil et de ne pas laisser les multinationales américaines piller leurs ressources.

         Les vrais bandits sont à Washington.