samedi 6 décembre 2025

Renault : Déjà la drone de guerre

Les vrais ennemis.

 

 

Renault semble préparer activement la mise au point d’un drone terrestre en collaboration avec le fabricant de matériel militaire Arquus, aux mains du groupe belge Cockerill.

         Tout en se défendant d’en faire un axe stratégique de sa politique, Renault, comme tous les industriels, entend bien récupérer une partie de la manne que constituent les fonds publics consacrés à l’armement.

         Les capitalistes licencient, ferment des usines, aggravent l’exploitation et nous mènent à la guerre. Ne cherchons pas plus loin nos ennemis.

 

Asie du Sud-Est : drames climato-capitalistes

Il n’y a pas de fatalité, mais le capitalisme toujours

 

 

Des pluies particulièrement torrentielles ont entraîné des inondations violentes et meurtrières en Asie du Sud-Est. Plus de 1 000 morts sont déjà recensés, ainsi que des milliers de disparus. Au Sri Lanka, un tiers de la population est touchée pour qui l’eau et l’électricité sont coupées. Que ce soit en Indonésie, au Sri Lanka, en Thaïlande ou au Vietnam, des centaines de milliers de personnes sont déplacées et privées de tout. 

         En plus de l’augmentation des volumes de pluie à cause du réchauffement climatique global, les ONG indonésiennes dénoncent les déforestations dues aux plantations intensives de palmiers et aux concessions minières. Sans forêts, les sols absorbent moins les pluies, les glissements de terrain et autres coulées de boues se multiplient.

         Il n’y a pas de fatalité. Partout dans le monde l’humanité est victime de l’exploitation forcenée des ressources de la planète par le capitalisme.

 

Argenteuil, quartier du Val-Nord, retour sur le documentaire « On n’est pas des racailles » (3) : une proximité impossible de la police pour l’État

 

Aucune illusion à avoir de ce côté-là

 

 

Sarkozy avait supprimé la police dite de « proximité » quelques années avant sa venue à Argenteuil, pour flatter les préjugés sécuritaires de son électorat. En février 2003, il s’était ainsi adressé aux policiers : « Votre rôle n’est pas de jouer au football avec les jeunes des quartiers, mais de vous mettre au travail… ». Après sa première élection, Emmanuel Macron avait fait mine un temps de la rétablir.

         Dans le documentaire « On n’est pas des racailles », le motif de ce genre de police est revenu accompagné d’un certain nombre d’illusions.

         La police de proximité évoque l’image de policiers privilégiant la prévention à la répression. Au contact de la population, des jeunes en particulier, elle préviendrait les incivilités, restaurant ainsi un sentiment de sécurité oublié depuis longtemps.

         Certes, la présence de véritables policiers de proximité parviendrait sans doute à limiter la petite délinquance qui empoisonne la vie dans les cités populaires. Mais elle ne parviendrait en aucun cas à l’éradiquer, car cette dégradation sociale est une conséquence de l’appauvrissement et de l’abandon des services publics comme les transports, la poste, l’éducation, le commerce...

         À Argenteuil, il y a bien une sorte de police de proximité dont l’ampleur a considérablement augmenté ces dernières années, la police municipale. Il y a avec cette dernière une certaine proximité avec la population malgré le turn-over des effectifs, mais le maintien sans conteste d’une distance encouragée et formatée entre la population et elle-même, entre elle et les jeunes des quartiers en particulier. Son rôle dans la prévention est nul.

         Cette distance est un élément de la formation de cette police municipale qui est, elle aussi, une branche parmi d’autres de ce corps d’État dont la fonction fondamentale est le maintien de l’ordre, pas tant dans les quartiers dits difficiles, que dans toute la société, profondément inégalitaire, fondée sur le pouvoir des bourgeois et sur l’exploitation. DM