jeudi 27 novembre 2025

Argenteuil, le décès à Mayenne de Marcel COLLET, militant communiste et ancien secrétaire de l’Union des syndicats CGT d’Argenteuil

Un militant de notre classe

 


 

 

Marcel Collet vient de décéder à l’âge de 94 ans à l'Ephad de Mayenne. Jusqu’au bout il s’est battu pour de meilleures conditions de travail et d'accueil dans les maisons de retraite et milité pour la défense de l’hôpital de Mayenne avec Audace 53, une association de défense des intérêts des usagers des services de santé publique du nord Mayenne.

         Militant, Marcel COLLET le fut toute sa vie à partir du début des années 1960 alors que la Guerre au peuple algérien brutalisait la vie de la population et de la société des deux rives. Il le fut en adhérant au PCF et à la CGT dont il fut un temps secrétaire de l’Union Locale des syndicats d’Argenteuil, militant aussi parmi les locataires de la cité du Belvédère sur les hauts de Balmont où lui et sa famille vécurent longtemps.

         Si j’en crois ce que je pus observer à la fin des années 1980 quand je le rencontrai à la CGT, ses relations avec d’autres dirigeants de son parti à Argenteuil ne furent jamais faciles. Il avait ses convictions et savait les défendre et ne s’inclinait pas devant les diktats, comme il sut le montrer à l’occasion de la désignation controversée de Robert Hue comme candidat du PCF aux élections législatives de 1993. Je ne connais pas les circonstances de son éviction de l’UL.

         En tout cas, à mon égard, militant de Lutte ouvrière, il eut dès notre rencontre, l’attitude normale d’un militant à l’égard de tout autre militant du mouvement ouvrier. Une attitude qui était extrêmement rare en tout cas à cette époque marquée par les dérives dramatiques du stalinisme. Celle d’accueillir un militant d’une autre tendance, en l’occurrence de Lutte ouvrière, sur la base de relations cordiales et véritablement fraternelles. Ce fut le cas entre nous. C’est lui qui imposa en 1993 que je puisse intégrer la Commission Exécutive de l’UL que je n’ai plus quittée depuis, malgré le souffle de vents contraires.

         Je garderai le souvenir d’un militant sincère et fidèle à la conviction que le monde capitalisme doit laisser la place à une nouvelle ère. Marcel COLLET le camarade. Dominique MARIETTE 

 

Marcel sera incinéré lundi 1er décembre au funérarium de Mayenne (53)

Cérémonie à 11 heures dans la salle de recueillement

Amiante dans les écoles : un danger sous-estimé

 

Amiante dans les écoles : un danger sous-estimé

Le 19 novembre, une plainte collective contre X pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui » a été déposée devant le Pôle Santé publique du tribunal judiciaire de Marseille.

Publié le 26/11/2025

 

Cette plainte veut alerter sur les risques encourus par le personnel et sur le manque d’information. Elle est portée par sept syndicats d’enseignants et d’agents territoriaux CGT, SUD, FSU et FO, des associations comme la FCPE (Fédération de parents d’élèves), Avalé13 (Association des victimes de l’amiante dans les locaux de l’éducation) et Andeva, ainsi qu’une cinquantaine de professeurs, agents ou parents de douze écoles, collèges et lycées des Bouches-du- Rhône,

Interdit depuis 1997, l’amiante est encore largement présent dans les établissements scolaires bâtis avant cette date. On en retrouve dans les cloisons, les plafonds, dans les dalles de sol vinyle-amiante et la colle de ces dalles. Des fibres d’amiante peuvent être libérées en perçant ou simplement en frottant ces matériaux. Le vieillissement du bâti scolaire y expose de plus en plus les enfants comme les adultes. Les matériaux amiantés ont près de 30 ans, et il est inimaginable qu’ils ne soient pas dégradés, usés, libérant autant de fibres polluantes.

L’amiante est classé substance cancérigène sans seuil, c’est-à-dire qu’une seule fibre est suffisante pour provoquer une maladie grave telle que le cancer de la plèvre ou broncho-pulmonaire, des ovaires, du larynx. Chaque année, il fait des milliers de morts parmi les travailleurs et les retraités de l’industrie ou du bâtiment. Les maladies se déclarent toujours des décennies après la contamination. L’exposition passive dans les locaux contenant de l’amiante reste largement sous-estimée, alors que des enfants peuvent la subir de la maternelle au lycée, et le personnel de l’éducation pendant toute sa carrière.

Des enseignants et des agents meurent chaque année de l’amiante. Faire reconnaître leur cancer comme maladie professionnelle est un long combat. Une enseignante marseillaise a vu son cancer ainsi reconnu deux semaines seulement avant sa mort en avril 2024. La responsabilité de l’État comme employeur, ou des collectivités territoriales qui ont la charge des bâtiments, est criante malgré le déni général.

Avec cette plainte, les personnels et les parents d’élèves, mis délibérément en danger, exigent l’accès au DTA (Dossier technique amiante) de tous les locaux scolaires, la réalisation en urgence des travaux de désamiantage qui s’imposent, le suivi médical des personnes exposées. Jusque-là, seule leur mobilisation a permis d’obtenir des actes.

Au rassemblement organisé devant le tribunal, on pouvait lire sur les pancartes : « À l’école, on prépare son avenir, pas un cancer », ou encore « Amiante à l’école, tous concernés, sauf nos élus ». Après les industriels, les pouvoirs publics montrent que pour eux la santé publique reste quantité négligeable.

                                                Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2991)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

 

-vendredi 28 novembre : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val (sous réserve)

Et au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 29 novembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 30 novembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 1er décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des

Raguenets, St-Gratien.