mercredi 26 novembre 2025

Service militaire : Militarisme bleu-blanc-rouge

Joueurs de pipeau et de clairon

 

 

Après les déclarations de son chef d’état-major invitant la population à sacrifier ses enfants et à souffrir économiquement, Macron continue à souffler dans le clairon en affirmant que « nous aurions tort d’être faible face à la menace russe ». Et d’annoncer une nouvelle forme de service militaire. Ce qui plait beaucoup au potentiel candidat de la gauche à la présidentielle, Glucksman, qui « veut aller plus loin ».

         Pour l’instant, ils n’ont que quelques cyberattaques et vols de drones à mettre en avant en guise de menace russe contre l’Europe. Mais qu’importe, ils continuent la mise en condition de la population à obéir aux généraux.

         Hors de question d’accepter ce bourrage de crâne chauvin au profit des marchands d’armes et des capitalistes français qui sont nos exploiteurs

 

Espagne : la page du franquisme n’est pas tournée

 

Comprendre les origines de l’échec de la Révolution espagnole

 

 

L’Espagne commémore les 50 ans de la mort de Franco et de la fin de la dictature, élevée sur un million de cadavres et maintenue par la terreur pendant plus de 40 ans.

         La façade parlementaire qui a suivi a servi, avec la complicité de toutes les forces politiques, à protéger les institutions et les hommes qui avaient constitué l'ossature du pouvoir de la bourgeoisie. Les héritiers de la dictature militaire, comme le Parti Populaire de droite et celui d’extrême droite Vox, ont toujours pignon sur rue. La monarchie est toujours en place.

         Mais les traditions ouvrières et révolutionnaires, transmises par des générations de militants, représentent encore un espoir pour les travailleurs espagnols aujourd’hui. À condition de comprendre les raisons de l’échec de la révolution en 1936 qui a ouvert la voie au régime franquiste dont sont responsables le réformisme, le stalinisme et l’anarchisme.

Narcotrafic : le gouvernement nous enfume

Se débarrasser la société du fric

 

 

L’émotion suscitée par l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère d’un militant combattant le narcotrafic à Marseille, est instrumentalisée par une partie de la classe politique qui dénonce les consommateurs, revendique une police toujours plus répressive et une justice toujours plus ferme.

         Ils étalent surtout leur impuissance. Car, à un pôle, les gros bonnets des trafics sont des hommes d’affaires dont les milliards sont recyclés jusqu’à Dubaï ; et à l’autre pôle, la pauvreté et le délabrement de la société fournissent consommateurs et petites mains aux trafics.

         Pour se débarrasser du poison des drogues et de ceux qui en profitent, c’est avec la société du fric à n’importe quel prix qu’il faudra en finir.