jeudi 16 octobre 2025

Argenteuil, le maire s’était engagé…s’était engagé… s’était engagé… Promesses et réalité politicienne

 

L’impression une nouvelle fois d’être pris pour des imbéciles

 

La lutte, la seule voie 

Lors de la réunion du 24 juin sur le sujet « réaménagement île Héloïse / Pierre-Guienne », le maire d’Argenteuil avait promis d’annoncer le 15 octobre une estimation du coût de réhabilitation de la salle Jean Vilar, ainsi que le chiffrage de toutes les propositions issues des consultations. In extremis, avant-hier, il annonçait l’annulation de cette réunion attendue par tous ceux qui ont à cœur la situation du complexe communal des fêtes, et ils sont très nombreux.

         La raison invoquée est que nous sommes entrés depuis le 1er septembre dans une phase pré-élections municipales de mars prochain qui encadre les initiatives du maire… ce que celui-ci sait évidemment depuis le 1er septembre, et même bien avant.

         À d’autres !

         Cette décision d’annulation in extremis prouve bien la légèreté avec laquelle les édiles procèdent à l’encontre des habitants, et leur malaise au sujet du complexe Jean Vilar.

         Certes, les promesses n’engagent que ceux qui les croient. En tout cas, la municipalité d’Argenteuil vient de donner une nouvelle preuve qu’elle ne se distingue en rien de l’univers des politiciens qui donne le spectacle que l’on sait depuis des mois. DM

mercredi 15 octobre 2025

L'éditorial de Nathalie ARTHAUD en vidéo : Face à la faillite de la classe capitaliste et de ses larbins politiques, il faut un parti de travailleurs révolutionnaires ! 3 min 39

Gaza : quelle paix ?

 

Ni durable, ni juste

 

Photo : Jaber Jehad Badwan via Wikimedia Commons

Le cessez-le-feu à Gaza et la libération d’otages israéliens et de prisonniers palestiniens suscitent un soulagement bien compréhensible, et un espoir que la guerre s’arrête. Mais après deux ans de massacres et de destructions, les Gazaouis sont condamnés à survivre dans des ruines, à portée de canon de l’armée israélienne, tandis que la colonisation continue en Cisjordanie.

         Ce que Trump et Netanyahou présentent comme la paix, c’est la poursuite de l’oppression des Palestiniens. Elle ne peut être ni durable, ni juste. Lever le drapeau d’une véritable paix, c'est mener le combat contre la politique de division et d’oppression que mènent au Moyen-Orient l’impérialisme et ses alliés, en premier lieu l’État israélien.

80 ans de Sécurité sociale : comptes et légendes

 80 ans de Sécurité sociale : comptes et légendes

Les 80 ans de la Sécurité sociale, instaurée par les ordonnances des 4 et 19octobre 1945, sont diversement célébrés.

Publié le 08/10/2025

L’institution elle-même s’autocongratule dans diverses manifestations, colloques et expositions dans tout le pays. Elle est suivie en cela par la gauche politique et syndicale, particulièrement le PCF et la CGT, qui se targuent d’être à l’origine de cet incontestable progrès social. D’autre part, l’arc politique partant de la droite du PS jusqu’au RN, tout en affirmant son attachement à « notre modèle social », n’a eu de cesse d’imposer des coupes budgétaires, des régressions et, pour certains, de proposer la destruction même du système de sécurité sociale tel qu’il existe depuis 1945.

Le recul de l’âge de la retraite, la moindre protection contre la maladie, le déremboursement de nombreux médicaments, les mauvais coups contre l’hôpital public, les franchises et leur augmentation rognent les effets de la Sécurité sociale au prétexte d’équilibrer ses comptes. Mais l’équilibre mathématique des comptes en question, tel que prévu à sa fondation, est basé sur l’illusion, ou plutôt le mensonge, d’une société dans laquelle chacun contribue selon ses moyens. Salariés et employeurs, cotisant à la hauteur prévue, assureraient ainsi de concert, sous l’œil bienveillant des représentants syndicaux et grâce à la neutralité de l’État, la retraite des vieux travailleurs, la couverture des blessés et malades et l’harmonie sociale pour tous.

En fait, le patronat fait pression en permanence sur les salaires, avec évidemment l’aide de l’État et c’est bien la principale raison du prétendu « trou de la sécu », découvert opportunément en 1967 et jamais comblé depuis. Aujourd’hui, les employeurs sont exonérés de cotisations sur les bas salaires pour un montant de 80milliards deuros par an, ils ont fait repousser l’âge de départ en retraite à 62 puis à 64 ans, ils trouvent tous les biais pour ne pas déclarer les accidents de travail, réduisent ainsi leurs pénalités et, de plus, exigent et obtiennent de l’État toujours plus de cadeaux, au détriment entre autres des budgets de santé publique.

En fait, le ver était dans le fruit dès le départ puisque la création de la Sécurité sociale a commencé par un recul. La CGT et le PCF, qui participait alors au gouvernement, avaient accepté ce que le mouvement ouvrier refusait depuis toujours, le fait que les ouvriers cotisent sur leur salaire. La CGT, du moins celle d’avant 1914, avait pourtant toujours affirmé que c’est aux patrons, qui disposent de toute la richesse sociale créée par le travail, de payer pour les retraites. Ce n’était pas le seul reniement dans cette période où l’appareil stalinien défendait l’ordre social, depuis l’obligation de travailler le ventre vide jusqu’à celle de défendre l’Empire français, y compris contre les révoltes des colonisés. Mais c’est cela que leurs lointains héritiers veulent aujourd’hui faire passer pour le summum de ce que les travailleurs peuvent obtenir dans ce monde.

En 1945 les salaires étaient bas et les travailleurs mouraient jeunes, ce qui fait que l’instauration de la Sécurité sociale n’a pas coûté cher au patronat. Mais, dès qu’il a fallu commencer à payer, trente ans plus tard, il a refusé de le faire et trouvé pour cela l’oreille complaisante des gouvernements successifs, présidents « socialistes » et ministres « communistes » compris. Aujourd’hui, l’attaque patronale passe donc en bonne partie par la destruction du système de sécurité sociale. Les institutions, les questions comptables et les légendes politiques sont là ; mais derrière ces écrans de fumée, les travailleurs doivent distinguer leurs intérêts de classe et les défendre.

                                                           Paul Galois (Lutte ouvrière n°2984

 


Le "produire d'abord, revendiquer ensuite" du PCF et de la CGT

Capture d'écran DM, exposition Robert Doisneau, 2025) 

Acier : les patrons bien servis par l'UE

La condition ouvrière ne sera pas sauvée par les taxes douanières

 


La Commission européenne a annoncé, mardi 7 octobre, son intention de doubler les taxes douanières sur l’acier, qui passeraient de 25 à 50%, et de réduire de moitié les quotas d’acier pouvant être importés sans droits de douane. 

         Après Trump, les dirigeants européens s’engagent de plus en plus dans la voie du protectionnisme. Ils justifient ces mesures par une prétendue volonté de défendre la sidérurgie européenne contre la concurrence chinoise. En réalité, si les profits des patrons européens de l’acier seront protégés, ceux-ci continueront à licencier, comme ArcelorMittal qui a déjà supprimé massivement des emplois. 

         Pour se protéger, les travailleurs devront mener leur propre guerre contre le patronat, sans rien attendre des gouvernements.