mercredi 23 juillet 2025

Argenteuil, pollution industrielle des sols : Argenteuil tient la vedette

 

Pollueurs = payeurs, nécessaire, mais loin de la réalité

 

À l’emplacement d’une partie du lycée Jean-Jaurès actuel

C’est par hasard que les habitants d’Argenteuil ont pu découvrir à la lecture d’un article du Parisien consacré aux énormes problèmes liés à la dépollution des sites industriels pollués qu’Argenteuil était au coude à coude avec Paris en Ile de France pour le classement des sites à dépolluer. Le titre du journal donne une idée de l’ampleur du problème : « Le casse-tête financier des sites pollués. »

         Argenteuil a été une ville industrielle très importante de la région parisienne et son bon classement en la matière n’est pas une surprise. Ce qui est davantage étonnant c’est que cette question essentielle ne soit guère au cœur de l’information municipale, certes aux côtés de tant d’autres questions d’importance.

         En tout cas, ce ne sont pas aux collectivités locales, donc aux habitants, de payer. Les pollueurs devraient payer. Et avec un peu d’intérêt, on pourrait ainsi retrouver les descendants de la famille De Dietrich qui a marqué le site actuel de l’ex-Dassault. Même a posteriori, on pourrait s’intéresser à ceux de Dunlop dont l’espace de l’usine éponyme a servi à la construction du centre d’éducation technique puis du lycée Jean Jaurès. Dans quelle mesure la dépollution du site avait-elle été opérée…

         Aujourd’hui, au moins sur le papier, il y a davantage d’obligations légales. Quant à la réalité…

         En tout cas, pour tout l’espace industriel du Val-Notre Dame en pleine transformation, aux habitants d’avoir particulièrement l’œil et de redoubler de vigilance. DM

mardi 22 juillet 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 21 juillet 2025

 Non aux sacrifices pour les profits des capitalistes et des marchands de canons 

21/07/2025

« Tout le monde devra participer à l’effort », a osé dire Bayrou en présentant son projet de 43,8 milliards d’euros d’économies sur le dos des classes populaires. Non seulement les efforts ne seront pas partagés mais, pendant que le gouvernement tente de nous imposer des sacrifices en plus, les capitalistes continueront à s’engraisser. 

Avec le doublement de la franchise pour les médicaments et les mesures contre ceux ayant une affection de longue durée, la partie la plus pauvre de la population ne va plus pouvoir se soigner. Les plus riches pourront toujours payer cette franchise et s’offrir des cliniques privées.

Le non remplacement des travailleurs du secteur public partant à la retraite aboutira à 3.000 suppressions de postes. Cela voudra dire moins de professeurs devant les élèves, moins de soignants, moins de personnel dans les cantines. Et la population laborieuse en fera les frais, comme de la réduction des budgets des collectivités locales. Quand les communes ont moins de moyens, les associations moins de fonds, ce ne sont pas les plus riches qui trinquent.

Le gel des pensions forcera les retraités à se serrer la ceinture. Les travailleurs les plus pauvres verront leurs prestations sociales réduites de plusieurs dizaines d’euros par mois, ce qui leur rendra la vie impossible. En revanche, les 211 milliards de cadeaux au grand patronat ne seront pas égratignés.

Quant à la proposition de supprimer deux jours fériés, elle est révoltante. « Il faut travailler plus », a ajouté Bayrou. Mais qu’il s’adresse à ceux qu’il sert, aux Bernard Arnault, Dassault, Peugeot, qui ne travaillent pas et voient chaque jour leur fortune grossir ! À l’inverse, quand on est aide à domicile, ouvrier sur chaîne, éboueur, travailleur sans-papier du bâtiment, caissière en hypermarché, aide-soignante en Ehpad, le travail est exténuant. Nous travaillons déjà trop, et nous faisons aussi fonctionner toute la société.

Les capitalistes s’enrichissent en accaparant les richesses créées par notre travail. Malgré la crise, grâce aux licenciements, aux fermetures d’usines, l’argent coule à flots dans leurs coffres : 133 milliards de dividendes pour les actionnaires en 2024. Et la fortune cumulée des 500 plus riches capitalistes en France se monte à 1.128 milliards d’euros, presque le double qu’en 2017. Qui d’autre a vu ses revenus doubler en moins de dix ans ? 

Le gouvernement dit vouloir réduire la dette publique mais ne parle jamais de prendre dans les coffres-forts des plus riches ou d’arrêter les cadeaux faramineux aux entreprises. Dans ce système, il n’y en a jamais assez pour les plus riches et toujours trop pour les travailleurs.

Le gouvernement veut aussi qu’on se serre la ceinture et qu’on trime plus pour financer l’achat d’armement, donc les profits des marchands de canons. Rien que cette année, Dassault a vu sa fortune augmenter de 24 %, grâce aux ventes de Rafale.

Pour justifier l’explosion du budget militaire, Macron parle de la nécessité de se défendre dans un monde de plus en plus violent. Mais qui crée des tensions partout dans le monde si ce n’est nos propres capitalistes, nos propres dirigeants ? Les guerres au Moyen Orient, en Ukraine, en Afrique ont déjà permis à des capitalistes français de faire des affaires. Ce qui motive Macron, ce n’est pas la barbarie dans laquelle s’enfonce le monde, mais de s’assurer que les capitalistes qu’il sert auront bien leur part du gâteau dans chaque conflit présent ou futur.  

Ces gouvernants qui s’en prennent à nos conditions de vie, nos congés, nos salaires et veulent nous faire trimer plus aujourd’hui, sont nos principaux ennemis. Il ne faut pas leur faire confiance, ni quand ils parlent d’économies, ni quand ils parlent de défense. Ils sont au service exclusif des capitalistes français et nous considèrent comme de la chair à exploiter en attendant de faire de nous et de la jeunesse de la chair à canon. Ils ne seront jamais nos défenseurs ni en temps de paix, ni en temps de guerre.

Dans cette société, sans nous et sans notre travail, les capitalistes et leurs serviteurs ne peuvent rien, même pas profiter de leur fortune. À nous d’utiliser notre force collective pour faire ravaler au gouvernement ses attaques. Ne pas les laisser faire est vital. Défendre nos conditions d’existence et de travail, c’est aussi nous défendre contre ceux qui préparent les guerres de demain.

Pétition : des plumes et Duplomb

 

Les députés vont causer. Et alors ?

 

 

La pétition contre la loi Duplomb a réuni plus d’un million de signatures. Taillée pour l’agro-business, cette loi réautorise un insecticide qui avait été interdit en raison de sa dangerosité.

En raison du succès de la pétition, un débat pourrait avoir lieu à l’Assemblée à la rentrée. Mais il ne remettrait pas en cause le vote de la loi. Voilà qui illustre bien la célèbre maxime : « la dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours ! »

Une violence policière de plus à Garges-Les-Gonesse (95)

 

Des brutes pratiquement sûres de l’impunité

 

 

Le soir du 14 juillet à Garges-Lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, un lycéen de 17 ans a été passé à tabac par quatre policiers, qui l’avaient forcé à monter dans leur véhicule après une course-poursuite, au seul prétexte qu’il les aurait filmés, ce qui n’est pas un crime et ce qu’il dément d’ailleurs.

Cet acte arbitraire et d’une grande violence ayant été mis sur la place publique par la victime et ses proches, ces policiers ont été mis en examen et suspendus de leurs fonctions.