dimanche 22 juin 2025

Travailleurs territoriaux : partout les mêmes problèmes. C’est à Orléans, en pensant à Argenteuil…

 

Les travailleurs de la Ville d'Orléans et de la Métropole en grève

 

Jeudi 19 juin 2025, une soixantaine d’agents étaient rassemblés devant la mairie d’Orléans pour exprimer leur mécontentement.

         Ils dénoncent les surcharges de travail, le mépris et le manque de moyens mis en place par une mairie qui les fait lanterner depuis des mois. Ils réclament aussi les augmentations de salaires qui leur sont vitales, certains ne pouvant plus payer l’essence ou dormant dans leurs voitures.

         Bien gêné par cette mobilisation, le maire d’Orléans a dû modifier son emploi du temps et venir s’expliquer devant les travailleurs.

         Un prochain rendez-vous a été fixé au jeudi 26 juin avec la ville et la métropole pour discuter des revendications. En l’attendant, les travailleurs de la ville d’Orléans et de la Métropole ont toutes les raisons de continuer à discuter entre eux de comment maintenir la pression qu’ils ont su exprimer aujourd’hui.

Essais nucléaires : Mensonges au sommet

Le mensonge, dans la nature de l’État bourgeois

 

 

Un rapport parlementaire reconnaît, mais en partie seulement, les ravages causés par les essais nucléaires en Polynésie entre 1966 et 1996, et suggère que l’État français demande « pardon » à la population. Pendant très longtemps, les autorités nationales et locales, ainsi que l’armée, ont prétendu mensongèrement que ces essais étaient sans danger pour les populations.

         En réalité, des milliers de Polynésiens ont été atteints de maladies dues aux radiations, et seuls un tiers d’entre eux sont actuellement indemnisés à cause des règles restrictives. Les victimes se sont souvent heurtées au secret-défense, qui couvre les méfaits des ministres et généraux.

         Avant même qu’elles n’éclatent, la préparation des guerres fait de gros dégâts.

 

Argenteuil, « front de Seine », les initiatives bien tardives de la municipalité

Catégorie « bluff » et manœuvre électorale

 

 

Une nouvelle réunion doit avoir lieu mardi 24 juin dans le cadre d’« une étude urbaine pour définir un projet d’aménagement du secteur allant de l’Île Héloïse à la rue Pierre-Guienne. »

         Après le fiasco du projet Héloïse-promenades qu’elle a envoyé promener il y a un an, la municipalité ne cesse de se donner un visage avenant et démocratique non loin de l’échéance pour elle des prochaines élections municipales.

         Après « Canopée » qui au moins a été engagé (on verra ce que cela donnera), elle a donc attaqué un nouveau front, celui du « front de Seine », le mal nommé puisqu’il s’agit d’un espace isolé de la Seine par la barrière de la RD 311 à propos de laquelle il n’y a pas de nouvelles, ce « front » ne représentant par ailleurs qu’une partie de l’espace de la commune non loin du fleuve qui concerne tout de même 4 kilomètres d’Épinay jusqu’à Bezons.

         Plus généralement, il n’y a jamais eu de réflexion globale concernant l’ensemble de la Ville sur le thème : « Quelle est la Ville que nous souhaiterions ? » Depuis 2014, la municipalité actuelle a pourtant eu le temps de l’organiser. Certes, une telle réflexion n’aurait pas été un engagement car, comme nous aurons l’occasion de l’aborder dans les mois qui viennent, une municipalité n’est qu’un élément, et pas le plus déterminant pour engager le devenir. Le sont bien davantage, la structure sociale de la commune, l’engagement de l’État, et la volonté des investisseurs, toutes choses relevant de la nature globale capitaliste de la société.

         On peut donc causer. Cela a au moins l’avantage pour les édiles actuels de lui donner des idées pour son programme électoral 2026 et de tenter de montrer qu’ils sont capables enfin d’entendre le point de vue des habitants.

         Nous espérons que les habitants se souviendront justement de la façon dont on les a méprisés dans l’affaire Héloïse-promenades, qu’elle n’est toujours pas réglée puisque le complexe communal Jean Vilar est toujours en déshérence, preuve d’un immense gâchis municipal, alors qu’il aurait pu être rouvert ne serait-ce que comme mesure conservatoire depuis un an. DM