Catégorie « bluff » et manœuvre électorale
Une nouvelle réunion doit avoir
lieu mardi 24 juin dans le cadre d’« une étude urbaine pour définir un
projet d’aménagement du secteur allant de l’Île Héloïse à la rue
Pierre-Guienne. »
Après
le fiasco du projet Héloïse-promenades qu’elle a envoyé promener il y a un an,
la municipalité ne cesse de se donner un visage avenant et démocratique non
loin de l’échéance pour elle des prochaines élections municipales.
Après
« Canopée » qui au moins a été engagé (on verra ce que cela donnera),
elle a donc attaqué un nouveau front, celui du « front de Seine », le
mal nommé puisqu’il s’agit d’un espace isolé de la Seine par la barrière de la
RD 311 à propos de laquelle il n’y a pas de nouvelles, ce « front »
ne représentant par ailleurs qu’une partie de l’espace de la commune non loin
du fleuve qui concerne tout de même 4 kilomètres d’Épinay jusqu’à Bezons.
Plus
généralement, il n’y a jamais eu de réflexion globale concernant l’ensemble de
la Ville sur le thème : « Quelle est la Ville que nous souhaiterions ? » Depuis
2014, la municipalité actuelle a pourtant eu le temps de l’organiser. Certes,
une telle réflexion n’aurait pas été un engagement car, comme nous aurons l’occasion
de l’aborder dans les mois qui viennent, une municipalité n’est qu’un élément,
et pas le plus déterminant pour engager le devenir. Le sont bien davantage, la
structure sociale de la commune, l’engagement de l’État, et la volonté des
investisseurs, toutes choses relevant de la nature globale capitaliste de la
société.
On
peut donc causer. Cela a au moins l’avantage pour les édiles actuels de lui
donner des idées pour son programme électoral 2026 et de tenter de montrer qu’ils
sont capables enfin d’entendre le point de vue des habitants.
Nous
espérons que les habitants se souviendront justement de la façon dont on les a
méprisés dans l’affaire Héloïse-promenades, qu’elle n’est toujours pas réglée
puisque le complexe communal Jean Vilar est toujours en déshérence, preuve d’un
immense gâchis municipal, alors qu’il aurait pu être rouvert ne serait-ce que comme
mesure conservatoire depuis un an. DM