samedi 21 juin 2025

Argenteuil, municipalité, des évènements nombreux mais à géométrie et volonté variables d'information

Le réseau associatif a des leçons à donner à la municipalité

 

Un succès de l’engagement du collège Paul-Vaillant Couturier, dont l'affiche est arrivée première

La dernière livraison de l’hebdomadaire départemental La Gazette du Val d’Oise rapporte un fait très révélateur de la façon de travailler de la municipalité d’Argenteuil.

         Le 11 juin dernier se tenait une réunion à L’Atrium sur le thème du « harcèlement à l’école », sujet majeur s’il en est. Devait se tenir, puisque le public n’est pas venu occuper la centaine ou davantage de chaises prévues. Selon l’hebdomadaire, seuls des agents de la Ville étaient présents dans la salle aux côtés de moins de cinq personnes.

         Le problème est que de multiples initiatives sont prévues par les services communaux. Quant à faire que le public visé soit véritablement informé, c’est une autre affaire. Les projets sont dotés de moyens et de volonté d’information à géométrie extrêmement variable.

         Les habitants ont constaté que lorsque la municipalité s’est passionnée d’une façon surprenante pour une initiative catholique, elle a su y mettre les moyens, et comment ! Mais le harcèlement qui handicape la vie et la construction de la jeunesse ne semble pas présenter le même intérêt pour elle.

         Tout ce gâchis qui a un coût fait mal au cœur. Et pourtant, de simples associations ou des établissements scolaires entre autres, mais volontaristes et courageux, sont capables, mêmes ignorés par la municipalité, de réaliser des évènements qui n’aboutissent pas à des chaises vides. Alors, pourquoi de tels fiascos municipaux ? Si la municipalité voulait entendre les raisons de leur succès, là, il y aurait pour elle, de ce côté-là, bien des leçons à entendre. DM

 

vendredi 20 juin 2025

Intervention de Nathalie Arthaud lors du rassemblement de soutien aux militants de Révolution permanente attaqués en justice

Travailleurs et production d’armement : « Production d’armements, c’est non ! « . Une correspondance de travailleurs de chez Renault

Production d’armements, c’est non !

Vendredi 6 juin, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a annoncé que Renault allait participer à la fabrication de matériel militaire. Il s’agirait de très gros drones qui pourraient parcourir de grandes distances et qui seraient produits en Ukraine.

Publié le 18/06/2025

Les jours suivants, dans les ateliers comme dans les services, tout le monde commentait cette annonce. Certains travailleurs étaient en colère de découvrir qu’ils allaient participer à la construction d’engins de guerre, des armes qui pourraient tuer demain des hommes, des femmes, des enfants. Pour certains, à l’usine Renault de Cléon par exemple, c’était l’occasion de réaliser qu’elle pourrait même devenir demain, un lieu de production militaire.

À Cléon, la direction a rapidement émis une note de service, où elle stipulait que les drones miliaires seraient des drones… d’observation. Cela n’a convaincu personne. Car il suffit de mettre quelques bombes sous de tels drones pour qu’ils deviennent des engins de mort.

Macron l’a répété à maintes reprises : « Nous sommes en économie de guerre. » Et pour produire des armes en quantité industrielles, bien des entreprises pourraient être sollicitées. Renault construit des voitures et des moteurs mais peut évidemment produire rapidement bien d’autres choses… Et gageons qu’il serait volontaire, comme par le passé, pour s’enrichir de profits de guerre.

En effet, aussi bien durant la Première Guerre mondiale, avec la production de masse de chars, que durant la Deuxième Guerre, Renault s’est énormément enrichi. Non seulement ses patrons ont été des profiteurs de guerre mais, en produisant industriellement pour l’armée, le groupe a pu augmenter ses capacités productives aux frais de l’État.

Pour la majorité des travailleurs de chez Renault, il n’y a pas de quoi se réjouir ! La production d’engins de mort ne leur annonce pas des lendemains sereins, quoiqu’en disent les dirigeants et parfois les responsables syndicaux. Derrière les profits bien sanglants pour les actionnaires, c’est la barbarie pour tous les peuples qui se fabrique déjà. Alors qu’il serait possible de produire du matériel médical pour les hôpitaux, du matériel ferroviaire pour les transports publics...

Mais il faudrait pour cela que les travailleurs aient le contrôle de ce qui se produit, et en fait qu’ils dirigent la société.

                                                   Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2968)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

 

-Aujourd’hui vendredi 20 juin, de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 21 juin : de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 22 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 23 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des

Raguenets de Saint-Gratien.

 

Salon du Bourget : du bruit et de la fureur contre les quartiers des travailleurs

Un concentré assourdissant et ahurissant de cette société

 

 

Le salon du Bourget ne se contente pas d’être une vitrine d’engins de mort. Pendant 10 jours, les habitants de cette partie de la Seine-Saint-Denis vivent au rythme des passages d’hélicoptères, des survols d’Airbus, des rase-mottes de Rafales, le tout dans un bruit assourdissant du matin au soir. La vie est encore plus compliquée dans les hôpitaux et les écoles. Des petits sont terrorisés dans les cours de récréation et des bouchons anti-bruit sont distribués aux lycéens qui passent leurs épreuves de bac.

         Brûler du kérosène en période de canicule en faisant voler des appareils de guerre valant des dizaines de millions d’euros au-dessus du département le plus pauvre de métropole : un concentré assourdissant et ahurissant de cette société.