vendredi 20 juin 2025

Airbags : une victime de plus

Des économies criminelles !

 

 

Une quatorzième automobiliste est décédée en France suite au déclenchement d'un airbag de marque Takata. Les constructeurs automobiles savent depuis plus de 15 ans que ces airbags sont dangereux. Ils peuvent exploser en cas de forte chaleur.

         Stellantis, en particulier, a laissé et laisse encore rouler des centaines de milliers de véhicules qui en sont équipé malgré les risques. Les rappels pour changer ces airbags se font petit à petit pour que les constructeurs étalent la dépense et l’État ne les poussent qu’avec retard à le faire. Ces économies sont criminelles !

 

Argenteuil, le Val-Nord, un quartier populaire confronté à de multiples difficultés. Un triste dernier évènement tellement révélateur.

  

L’École, cœur de l’éducation à la vie collective, menacée pas seulement par des menaces de mort envers des personnels

 

 

Une certaine presse charognarde est venue ces jours-ci aux portes du collège Lucie Aubrac, l’un des deux collèges du quartier très populaire du Val-Nord à Argenteuil, chercher de quoi alimenter sa propagande anti-quartiers populaires.

         Une enseignante a reçu par courrier une menace de mort, ce qui a jeté à juste titre l’effroi et le désarroi parmi le personnel et les équipes enseignantes, qui en ont appelé à Élisabeth Borne, la ministre de l’Éducation nationale. Les enseignants n’en peuvent plus. Le collège est à l’arrêt.

         Cet évènement s’ajoute aux soucis vécus dans ce collège et dans ce quartier depuis des années. Je me souviens que cet établissement s’était retrouvé il n’y a pas si longtemps sans équipe de direction. Qu’il est le lieu transitoire de passage de jeunes enseignants. Qu’il recrute des élèves de ce quartier de milieux très populaires où les services, publics utiles à la population, ou privés qui le sont tout autant, sont inexistants ou faibles par rapport à ce qui serait nécessaire, ce que reconnaissent même les autorités de l’État.

         Ces dernières années, les effectifs par classe n’ont pas cessé d’augmenter au collège Lucie Aubrac. Les difficultés se sont encore aggravées cette année, entraînant l’augmentation des conseils de discipline pour violence, une violence qui est comme tous ceux qui veulent bien réfléchir une manifestation sans issue du mal-être d’une fraction importante de jeunes des quartiers populaires.

         Le collège est en général le maillon le plus fragile du système scolaire. Il mériterait un autre intérêt, et bien d’autres moyens. J’ai connu entre 1975 et 1980 les écoles primaires qui étaient les écoles de recrutement de ce collège Romain Rolland qui a été reconstruit depuis sous le nom de Lucie Aubrac. J’étais instituteur dans l’une d’entre elles, l’école Éluard 1. C’était alors un quartier ouvrier de la diversité et de la « moyenne ». Puis la crise est venue et le quartier a changé. N’oublions jamais que les adolescents d’aujourd’hui sont ceux de trois générations de cette crise, et que les soucis pour qu’ils trouvent leur voie se sont transmis de génération en génération… en s’aggravant.

         Ce serait des moyens drastiques supplémentaires qui seraient nécessaires pour inverser le sens de la pente, à l’extérieur des établissements du quartier, en particulier au niveau de la prévention et de la présence d’adultes, et à l’intérieur de ces établissements. Il faudrait aussi que se reconstruisent de part et d’autres des enceintes de ces derniers, l’engagement collectif qui identifie et réduit bien des difficultés : les réseaux du mouvement ouvrier militant renaissant d’un côté, et l’engagement syndical et collectif de l’autre côté, celui des équipes éducatives de ce collège en l’occurrence. Dominique Mariette

jeudi 19 juin 2025

Iran : la nouvelle guerre de Netanyahou

Iran : la nouvelle guerre de Netanyahou

Le Premier ministre israélien Netanyahou a engagé son pays dans une nouvelle aventure militaire en lançant, dans la nuit du jeudi12 au vendredi 13juin, une attaque massive sur lIran. Plus de 200 avions ont bombardé des sites militaires et nucléaires, des centres du pouvoir situés notamment à Téhéran, la capitale, et des infrastructures comme des dépôts de carburant.

Publié le 18/06/2025

L’objectif de l’offensive, baptisée « Rising Lion » (lion qui se lève), serait d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, ce qui constituerait un « danger existentiel » pour l’État israélien. Dans l’allocution prononcée à la télévision en pleine nuit, peu après le début des bombardements, Netanyahou a déclaré que « cette opération se poursuivra autant de jours qu’il sera nécessaire pour éliminer cette menace ».

Depuis le 13juin, laviation israélienne, qui dispose de la maîtrise du ciel, poursuit donc sa campagne de bombardements jour et nuit. Des commandos du Mossad seraient intervenus sur le sol iranien. Comme à Gaza, au Liban, en Syrie et au Yémen, les dirigeants israéliens pratiquent un terrorisme d’État à grande échelle, avec un total mépris des populations, iranienne comme israélienne d’ailleurs.

En effet, Netanyahou savait que, en bombardant l’Iran, il exposerait inévitablement sa propre population à devoir vivre sous la menace des missiles tirés par Téhéran en représailles. Dès le 13juin, il a décrété l’état d’urgence, interdisant tous les rassemblements et appelant les Israéliens à se rendre aux abris. Malgré le système de défense dit « dôme de fer », plus de vingt personnes ont été tuées mardi 17juin.

Faire bien comprendre aux Israéliens qu’ils doivent se résigner à vivre dans la peur et à obéir à ses ordres et à ceux de l’armée est même très probablement un des objectifs de Netanyahou. Tout au long de sa carrière politique, il n’a cessé d’avoir recours à ce stratagème consistant à agiter l’épouvantail iranien pour pouvoir se poser, vis-à-vis de son opinion publique, en défenseur de la sécurité d’Israël.

En déclenchant cette nouvelle guerre, il a aussi visiblement cherché à ressouder les rangs derrière lui en créant un réflexe d’union nationale, alors que, depuis plusieurs mois, des manifestations réunissaient tous les samedis dans les principales villes du pays des milliers de personnes contestant sa politique de guerre à outrance à Gaza. De plus en plus de réservistes refusaient même de répondre à leur convocation et de rejoindre leur unité, jusqu’à 60 à 70 % selon des journalistes israéliens.

Depuis le 7octobre 2023, sous la pression permanente de son extrême droite, dont il a besoin pour se maintenir au pouvoir et accessoirement pour éviter d’avoir à rendre des comptes devant la justice, Netanyahou est engagé dans une fuite en avant qui le conduit à perpétrer un massacre qui n’en finit pas à Gaza et à multiplier les guerres avec les États voisins. Le soutien indéfectible des dirigeants des grandes puissances, renouvelé après le début de l’offensive contre l’Iran, ne peut que l’inciter à poursuivre cette escalade que tous les peuples de la région paieront de plus en plus chèrement.

                                                               Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2968)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

 

-Vendredi 20 juin, de 15h.30 à 16 h.15 entrée du marché du Val-Nord ;

-de 16 h.45 à 17 h.30, entrée du parc de la mairie ;

-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

-Samedi 21 juin : de 10 h. à 10 h.30 marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 22 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 23 juin, de 18 à 19 heures, centre commercial de la cité des Raguenets de Saint-Gratien.

 

Retraites : une attaque après l’autre

 

Seule la colère ouvrière les arrêtera

 

 

Le conclave sur les retraites organisé par le Premier ministre Bayrou se termine. Après avoir précisé dès le début qu’il était hors de question pour lui de revenir sur l’âge de départ à 64 ans, il vient de proposer aux organisations syndicales et patronales de donner une prime aux travailleurs acceptant de travailler au-delà des 64 ans. Objectif affiché : faire reculer l’âge moyen de départ à la retraite au-delà des 64 ans.

         Les effets négatifs pour les travailleurs de la dernière attaque sur les retraites n’ont même pas encore donné leur pleine mesure que le gouvernement prépare la prochaine.