mercredi 18 juin 2025

Argenteuil, marchés forains, une délégation de service public, pour la délégation, d’accord, pour le service public utile à la population, à voir !

Cela aurait au moins le mérité d’une certaine proximité et peut-être d’une certaine clarté.

 

 

 

Lors du dernier conseil municipal, il a été à nouveau question de la délégation dit de service public actuellement dans les mains de l’entreprise Mandon. Cette délégation est remise en jeu, mais tous les candidats et la municipalité elle-même n’ont pas l’air pressé. La décision qui avait déjà été prolongé l’a été à nouveau. Cette fois, c’est, selon la municipalité, que la procédure a été déclarée « infructueuse ». Apparemment, les entreprises candidates n’ont toujours pas eu le temps de présenter l’ensemble du dossier nécessaire. Très sérieux.

         Aux interrogations de l’opposition sur une situation pas claire du tout, Georges Mothron, a répondu : « un représentant de l’opposition, M. Hamida devrait siéger à la commission, il aurait eu les explications »., ce n’est pas ce dernier qui est en jeu dans cette affaire, mais les habitants de la Ville à qui le maire devrait tout de même donner des explications. Devrait, mais cela ne l’effleure pas

         Son confrère, Xavier Péricat a alors surenchéri : « Force est de constater que l’opposition, qu’on devrait voir en commission d’Appel d’Offres, y est peu, voire pas du tout… Nous représentons la concession de marchés la plus importante d’Ile-de-France, avec des marchés tous les jours sauf le lundi, 500 commerçants rien que sur le marché Héloïse. Trois candidats ont remis une offre, mais aucune ne comportait l’intégralité des pièces demandées. L’objectif reste le même : renouveler le délégataire avant la fin du mandat. »

         La gestion de ces marchés pose donc bien des problèmes. Mais s’il n’y a pas de délégataire potentiel capable de les régler, avec en particulier tous ceux évoqués encore dernièrement dans le quotidien Le Parisien, il serait peut-être temps de penser à autre chose, à une régie directe municipale, avec la reprise de tous les travailleurs exerçant chez le délégataire actuel, bien évidemment. DM

 

mardi 17 juin 2025

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 16 juin 2025 : Halte à la nouvelle guerre impérialiste menée par Israël !

 Halte à la nouvelle guerre impérialiste menée par Israël !

16/06/2025

Depuis quatre jours, Israël, qui continue d’affamer et de massacrer les Palestiniens de Gaza, bombarde et sème la terreur en Iran. Des centaines de sites militaires et civils iraniens ont été visés, dont de nombreux sites nucléaires. Une partie de l’état-major de la République islamique a été décapitée. Plus de 200 personnes, militaires et civiles, ont été tuées.

Cette attaque survient alors que rien ne semble pouvoir résister à l’armée israélienne. Israël est militairement maître de la bande de Gaza et tient la Cisjordanie d’une main de fer. Le Hezbollah au Liban, les Houthis du Yémen et le régime syrien après la chute d’el Assad sont très affaiblis.

Et, bien sûr, Israël a le soutien inconditionnel des États-Unis. Car cette attaque, préparée de longue date, a été lancée avec leur feu vert. Si ce n’était pas l’idée de Trump, il a vite vu l’avantage à en retirer pour faire reculer l’Iran sur son programme nucléaire, et il la soutient militairement.

Macron s’est évidemment aligné sur les États-Unis. Il a cessé aussitôt sa mise en scène autour de la reconnaissance d’un État palestinien et s’est engagé, si nécessaire, à faire la guerre du côté d’Israël contre l’Iran.

Main dans la main avec les États-Unis, l’État israélien a donc décidé d’écraser sous son talon de fer tous ceux qui s’opposent à sa politique de colonisation et d’oppression. Et pour cela, il est prêt à mettre à feu et à sang tout le Moyen Orient.

Contre la propagande qui, une fois de plus, fait passer Israël pour la victime, il faut condamner cette escalade meurtrière et dire notre solidarité avec tous ceux qui subissent le déluge de feu israélien, les Gazaouis comme les Iraniens. Cette nouvelle guerre est un cran de plus dans la mise au pas de tous ceux qui refusent de se soumettre à la domination impérialiste.  

L’Iran est présenté comme le grand Satan qui menace la région et la planète en essayant de se doter de la bombe atomique. Certains vont même jusqu’à affirmer que l’intervention israélienne fera tomber ce régime honni et libérera les Iraniennes.

C’est l’inverse qui risque de se produire : l’attaque israélienne va donner un répit à la dictature iranienne en renforçant le nationalisme et en soudant la population derrière son armée. D’autant plus que les bombardements menacent la population iranienne de catastrophes nucléaires.

Cette politique est criminelle pour les Palestiniens et les Iraniens et suicidaire pour les Israéliens. Car ils en sont, eux-aussi, les otages et les victimes.

Mis devant le fait accompli des attaques contre l’Iran, les Israéliens vivent de nouveau au rythme des alertes aériennes, des destructions et des morts. Les plus extrémistes et les plus va-t-en guerre en seront renforcés, ce qui fait sans doute partie des calculs de Netanyahou pour conserver le pouvoir.

Au-delà de l’écœurement et de la révolte que l’on peut éprouver face aux crimes des dirigeants d’Israël et de ses complices impérialistes, il faut réaliser que les bombardements sur l’Iran sont une étape de plus dans l’engrenage guerrier qui menace le monde.

Croire qu’un Netanyahou ou un Trump en ont la maîtrise serait une grave erreur. Et dire, comme certains, qu’il s’agit d’une ultime confrontation qui ouvrira une ère de paix au Moyen-Orient est un mensonge révoltant. On ne construit pas la paix en exterminant un peuple et en faisant la guerre à tous ses voisins.

Au Moyen-Orient, la mécanique guerrière, qui ravage déjà la région depuis des décennies, est relancée pour des années. Et qu’on le veuille ou pas, c’est aussi une guerre contre nous tous ici. Car d’étape en étape, on se rapproche de la guerre mondiale. Nos propres dirigeants ne s’en cachent pas, le disent, l’annoncent et la préparent.

La guerre est un moyen des États capitalistes de se mesurer pour dominer telle ou telle région, telles ou telles matières premières ou tel ou tel marché. Elle va de pair avec la guerre économique et la concurrence. Pendant des années, on nous a parlé de compétitivité et, petit à petit, nos dirigeants sont passés aux discours guerriers désignant tel ou tel pays comme une menace existentielle ou un ennemi en puissance.

Alors, pendant que le gouvernement et le grand patronat nous font les poches, n’oublions pas que des armes se braquent sur nous. Nos dirigeants sont capables de nous faire creuser nos propres tombes. L’ordre impérialiste dominant nous mène inévitablement à la guerre généralisée. Il dépend des opprimés, et en premier lieu, des travailleurs d’en prendre conscience pour le renverser.

                                                                        Nathalie Arthaud

Etats-Unis : une contre-parade réussie.

« No Kings » (« pas de rois »).

 

Manifestation dans le Minnesota (Wikimedia Commons)

Samedi 14 juin, tandis que Trump fêtait son anniversaire avec une parade militaire, des manifestations ont rassemblé des millions de personnes aux États-Unis, contre les licenciements de fonctionnaires, les coupes dans les budgets sociaux, la déportation de travailleurs étrangers, et la politique réactionnaire de Trump.

         Leur slogan était « No Kings » (« pas de rois »). Cette réaction est un encouragement pour ceux qui n’acceptent pas le pouvoir des rois de la politique, ni celui des rois du capital dont Trump est un représentant zélé.

 

Sarkozy-Bardella : dis-moi qui tu défends, je te dirai qui tu es

Tandem de serviteurs de la bourgeoisie

 


Suite à sa condamnation pour corruption, Sarkozy s’est vu retirer la légion d’honneur. Cela horrifie une partie de la classe politique, dont Jordan Bardella, qui dénonce « une volonté d’humilier ».

         Le RN aime à se donner une image proche du peuple. Il omet de préciser qu’il s’agit du peuple des politiciens et des salons mondains.