mardi 17 juin 2025

Travailleurs en situation de handicap victimes en plus du capitalisme chez Talendi dans les Côtes d’Armor

 

Révoltant

 

 

Talendi (ex Bretagne Ateliers), qui emploie 500 travailleurs dont 380 en situation de handicap, a annoncé un plan de licenciements.

         Une baisse des commandes justifierait, selon le patron, entre 60 et 80 suppressions de postes et la fermeture du site de Trégueux dans les Côtes d’Armor.

         Talendi est un sous-traitant, notamment pour Stellantis et autres donneurs d’ordre qui sont responsables de la situation.

Argenteuil, rétablissement de l'eau après l'effondrement d'une canalisation. Les travailleurs font fonctionner la société, ils doivent la diriger.

 

Un bel exemple qui rejoint notre programme politique

 

 

Qui rendra hommage aux travailleurs qui ont permis le rétablissement de l’eau mardi dernier dans le quartier du Centre concerné par l’effondrement d’une canalisation ? Ce sont pourtant ces travailleurs qui s’activant dans la soirée et une partie de la nuit ont permis que l’eau soit rétablie après trois heures du matin ?

         Il faut des évènements exceptionnels pour que le rôle de tous ceux qui font fonctionner la société finisse par être reconnu, sans qu’il soit bien des fois mis en valeur. Il en va encore moins pour toutes les petites mains qui, sans ce caractère exceptionnel, permettent que la vie sociale continue sans accroc, jour après jour.

         Ce ne sont pas les actionnaires de Véolia ou autre qui sont venus ce soir-là rétablir l’alimentation en eau. Eux sont socialement inutiles. Ce qui n’est pas le cas du monde du travail. Les travailleurs font fonctionner la société, ils devraient la diriger. DM

lundi 16 juin 2025

Budget : une niche bien protégée

 Budget : une niche bien protégée

À l’heure où le gouvernement prétend faire la chasse aux « niches fiscales » pour renflouer les caisses publiques, les députés ont épargné le pacte Dutreil, qui permet aux patrons d’échapper à la fiscalité sur les successions.

Publié le 11/06/2025

Créé en 2003, ce dispositif permet au propriétaire d’une entreprise de signer avec son futur héritier un « pacte » qui permettra à celui- ci d’être exonéré d’impôts à hauteur de 75 % de la valeur transmise. En le cumulant avec d’autres dispositifs d’exonération, les patrons arrivent à ramener le taux d’imposition sur leur succession de 45 %, selon la loi, à moins de 6 %, dans la réalité.

Le 5 juin, l’Assemblée nationale examinait une proposition de loi présentée par le PCF qui envisageait d’exclure du pacte les biens non professionnels, comme les résidences secondaires, et de diminuer l’exonération fiscale pour les entreprises valant plus de 50millions deuros. La simple évocation de ce léger coup de rabot a déclenché une avalanche de protestations du Medef ainsi que des députés macronistes, de droite et dextrême droite, qui se sont posés en défenseurs du petit commerçant que l’on voudrait empêcher de transmettre le fruit de son dur labeur à son fils. Le RN a même proposé au contraire de renforcer le pacte en instaurant une exonération totale des droits de succession si l’héritier s’engage à conserver l’entreprise pendant 10 ans. Finalement, les députés du PCF ont retiré leur projet de loi, qui n’avait aucune chance d’être adopté, même très édulcoré.

Les boulangers et artisans dont l’entreprise vaut 50millions deuros ne courent pas les rues. En fait, ce dispositif permet à des bourgeois disposant d’une fortune confortable d’échapper à l’impôt. Il a été utilisé par Bernard Arnault lui-même lorsqu’il a organisé la succession de sa multinationale en 2015.

Ni le nombre ni le type d’entreprises concernées, ni la liste des bénéficiaires de ce pacte n’ont jamais été rendus publics. Son coût est un secret bien gardé : le ministère de l’Économie le chiffre à 800millions deuros ; un service rattaché à Matignon, à 2 ou 3milliards d’euros. Il n’a jamais été évalué par la Cour des comptes, si prompte à accuser les allocataires du RSA ou les salariés en arrêt maladie de coûter trop cher à la société, et dont les rapports alarmistes servent à justifier les attaques contre les services publics.

Selon les patrons, payer des impôts, c’est bon pour les pauvres, et les gouvernements sont là pour les aider à appliquer ce principe.

                                                    Claire Dunois (Lutte ouvrière n°2967)

Fortes chaleurs au travail : quand la canicule s’ajoute à l’exploitation

Les travailleurs sont les plus aptes à décider

 

 

À partir du 1er juillet 2025, un décret gouvernemental obligera les employeurs à adapter les postes de travail aux fortes chaleurs lorsque Météo France fixera les vigilances jaune, orange, ou rouge. Le ministère du Travail a dû reconnaître qu’au moins 48 travailleurs sont morts depuis 2018 en raison des fortes chaleurs. Et le rythme s’accélère du fait des canicules plus longues et plus nombreuses.

         Bien des employeurs bafouent ouvertement les mesures déjà en application, comme ce patron en maçonnerie qui a déclaré aux inspecteurs du travail, un jour de canicule, que ses employés portugais supportaient très bien la chaleur. Alors, on peut parier qu’ils continueront. D’autant plus que le décret gouvernemental laisse les employeurs décider des mesures concrètes, que ce soit en termes d’équipement ou d’organisation des horaires.

         Les travailleurs sont les mieux placés pour juger de leurs conditions de travail, ce doit être à eux de décider.