lundi 16 juin 2025

Mal-logement : une catastrophe mondiale

 

Construire un autre monde

 

Bidonvilles du Cap (Afrique du Sud)

Une enquête de l’agence Onu-Habitat chiffre à presque trois milliards le nombre de mal-logés dans le monde, soit plus du tiers de l’humanité. Parmi ces personnes, un milliard survivent dans des campements de fortune ou des bidonvilles.

         Cette situation n’est pas le produit de désastres naturels mais de guerres et d’un ordre social où les profits, notamment ceux des marchands de béton et de sommeil, passent avant les besoins humains – un ordre à renverser pour que chacun ait un vrai toit au-dessus de sa tête.

États-Unis : manifestations contre la chasse aux migrants

États-Unis : manifestations contre la chasse aux migrants

Donald Trump a donné un coup d’accélérateur à sa politique de chasse aux migrants. De véritables opérations commando ont été récemment organisées, lors desquelles la police fédérale, masquée, en tenue militaire, roulant en blindés, est venue arrêter des travailleurs sans papiers sur leur lieu de travail.

Publié le 11/06/2025

À San Diego fin mai, puis à Los Angeles le 6 juin, la cible était des employés de restaurant, des employés d’un entrepôt de textiles et des ouvriers du bâtiment attendant sur les parkings des magasins de matériel de construction qu’un petit patron les embauche à la journée. Ces raids étaient conçus pour être spectaculaires et pour embarrasser les politiciens démocrates qui dirigent ces villes, qui les présentent comme des « sanctuaires » à l’abri de la xénophobie d’État qui règne à la Maison Blanche.

Ni la maire de Los Angeles, ni le gouverneur de Californie, tous deux démocrates, n’ont empêché l’arrestation de dizaines de travailleurs sans papiers. Mais des réseaux d’aide aux travailleurs immigrés se sont interposés, ont tenté d’arracher leurs camarades des griffes de la police fédérale et ont ensuite encerclé les locaux où ils étaient détenus. Des centaines de manifestants se sont joints à eux, affrontant des policiers brandissant des fusils d’assaut et tirant des gaz lacrymogènes.

Les autorités démocrates ont ensuite dépêché la police locale pour contenir les protestations, qualifiées de violentes, et arrêter des manifestants, sans avoir besoin pour cela de l’armée que Trump a mobilisée spectaculairement.

Des gardes nationaux et des marines ont été envoyées à Los Angeles par Trump. Ils protègent des bâtiments que personne ne menace, et servent surtout à renforcer la posture d’homme à poigne de Trump. Il a d’autant plus besoin de faire du bruit en mobilisant l’armée, qu’il tâche au même moment de faire passer beaucoup plus discrètement dans le budget des dispositions qui priveront 11 millions de pauvres de couverture médicale et d’accès à l’aide alimentaire.

Supportant mal le fait que ses prédécesseurs démocrates, Obama puis Biden, ont fait arrêter et renvoyer plus de sans-papiers que lui jusqu’à présent, Trump veut faire du chiffre en prétendant s’en prendre aux criminels étrangers. Or, il est plus facile d’arrêter un lycéen se rendant à un entraînement de volley et des ouvriers sur leur lieu de travail que de mettre derrière les barreaux de véritables gangsters dont le métier est de se cacher de la police.

Trump mène une politique de division des travailleurs qui, si elle peut gêner ponctuellement quelques petits patrons employant des sans-papiers, permet à bien d’autres de profiter de l’insécurité dans laquelle l’État plonge une partie de la classe ouvrière. Le patronat s’en sert pour tirer vers le bas les salaires, y compris ceux des travailleurs américains.

Ce ne sont pas les procédures judiciaires contestant la légalité douteuse des ordres et décrets de Trump – spécialité du Parti démocrate – qui l’empêchent de frapper des travailleurs. Mais les arrestations d’ouvriers sans papiers à Los Angeles ont provoqué des manifestations de protestation dans plusieurs autres villes. Il est à espérer qu’elles seront une étape dans la prise de conscience du véritable contenu de la politique de Trump.

                                                       Lucien Détroit (Lutte ouvrière n°2967)

 

Argenteuil, la sécurité des piétons, une priorité, en tout cas, devrait être une priorité

« Petit » détail, petit mais à gros risque

 

 

Je reviens dans la présente brève sur les questions de sécurité aggravés par les travaux Canopée actuels.

         La traversée au carrefour « Babou » Paul-Vaillant-Couturier Gabriel Péri a toujours été dangereuse. Les travaux actuels compliquent la situation en changeant la configuration du lieu et les données de la dangerosité du lieu.

         Le fait majeur est la traversée entre le trottoir devant l’ancien magasin « Chez Paul » et son vis-à-vis du petit kiosque. La nouvelle chaussée unique pour les voiture venant de la rue Paul-Vaillant-Couturier a mordu sur le trottoir avec le maintien de la marque de l’ancien trottoir piéton. À cet endroit, le risque est fort de s’avancer et de se faire renverser. On parle pas de l'éventuel piéton aveugle...

         Voilà la municipalité prévenue. Pour le maire qui se considère comme « visionnaire » un tel « petit » détail, petit mais à gros risque, ne présente pas de difficulté majeure pour être surmonté. DM