Face aux
attaques patronales, les travailleurs doivent montrer leur force
À Dunkerque et à Metz, les manifestations
du 1er Mai ont dénoncé les licenciements chez ArcelorMittal. À
Dijon, Tetra Pak qui envisage de fermer son site de Longvic de
200 salariés a été conspué. En réalité, toute la classe ouvrière est
frappée par ces attaques massives.
Publié le 06/05/2025
STMicroelectronics pré- voit la
suppression de 1 000 postes rien qu’en France. À Vergèze dans le Gard, la
verrerie qui fournit exclusivement l’usine Perrier du trust Nestlé est en passe
d’être fermée. Des dizaines d’autres plans de licenciements sont en cours. La
question posée, indépendamment des manifestations du 1er Mai,
est celle des revendications essentielles du monde du travail.
Ce dernier se trouve bien face,
non à des problèmes locaux, isolés les uns des autres, mais à une attaque générale
du grand patronat. Il s’agit pour lui de réduire les effectifs pour faire payer
aux travailleurs la concurrence entre capitalistes. Face à cela, une
mobilisation générale de tous les travailleurs est nécessaire pour interdire
les licenciements et répartir le travail entre tous, en maintenant les
salaires. La bourgeoisie fait tout pour faire payer les travailleurs. A
contrario, défendre leurs conditions de vie nécessiterait de faire payer les
capitalistes en prenant sur les profits présents et passés ainsi que sur les
montagnes d’argent qu’ils ont reçues de l’État.
Ce n’est pas cette politique que
proposent les confédérations syndicales. Loin de concentrer les forces et de
préparer une contre-offensive du monde du travail, elles pleurent sur les
mauvais choix industriels de chaque capitaliste ou s’en remettent à l’État pour
qu’il nationalise en faisant croire que cela permettra de sauver les emplois.
Les capitalistes de Michelin,
d’ArcelorMittal, de Stellantis, de STMicroelectronics font des choix industriels
qui correspondent à leurs intérêts. La preuve, les actionnaires n’ont jamais
été aussi riches ! On ne peut défendre les emplois sans vouloir les
contraindre. Quant à croire que l’État défend aussi les emplois, il suffit de
regarder ce qui se passe dans les hôpitaux, les écoles et tous les services
publics pour se rendre compte qu’il n’en est rien.
La lutte pour notre survie ne
pourra se faire qu’en réalisant que les intérêts de la classe ouvrière sont les
mêmes, non seulement d’un bout à l’autre du pays, mais à l’échelle du monde
entier.
Arnaud Louvet (Lutte ouvrière
n°2962)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui vendredi 9 mai, de 15 h.45 à 16 h.30 au marché
du Val ;
-et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour
Babou » ;
-Samedi 10 mai : de 10 h. à 10 h.30 au marché des
Coteaux ;
-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité
Joliot-Curie ;
-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
-Dimanche 11 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant
Intermarché du Centre ;
-Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;
Lundi 12 mai, de 18 à 19 heures, centre cl des
Raguenets à Saint-Gratien.