Gaza,
Liban, Syrie
La guerre
tous azimuts de Netanyahou
Pendant que les Palestiniens
continuent de compter leurs morts à Gaza, plus de 2 200 depuis la rupture du
cessez-le-feu du 18 mars, et plus de 52 300 depuis le
7 octobre
2023, l’armée israélienne bombarde le sud du Liban, et la zone
frontalière syrienne.
Publié le 29/04/2025
Au Liban, malgré le cessez-le-feu
entré en vigueur le 27 novembre après deux mois de
guerre, l’armée israélienne mène régulièrement des attaques, les justifiant par
la menace que le Hezbollah ferait peser sur Israël. Le 22 avril, l’armée
israélienne affirmait avoir tué 140 combattants du Hezbollah depuis la
mise en place du cessez-le-feu. Ses bombardements auraient provoqué la mort
d’au moins 71 civils selon l’ONU. Le ministère des Affaires étrangères
libanais a condamné l’attaque du 27 avril qui
a touché « une zone densément peuplée de la
banlieue sud de Beyrouth, et a provoqué la panique parmi les civils et des
dégâts matériels ». La population est menacée quotidiennement. Le journal Le
Monde citait le témoignage d’un habitant de Zibqine dans le sud du pays, en
colère car « ils se sont foutu de notre gueule ». « Évidemment que le
cessez-le-feu n’a pas mis fin à la guerre avec Israël », a-t-il lâché,
ajoutant avoir peur d’aller cultiver son terrain à cause des bombardements. Et
en effet, en dépit des conditions du cessez-le-feu qui prévoyaient un retrait
complet de l’armée israélienne des régions méridionales du Liban, elle continue
d’y occuper plusieurs positions.
En Syrie, l’armée israélienne
poursuit l’occupation du plateau du Golan, qu’elle a élargie début décembre
2024 à la chute du régime de Bachar al-Assad, ainsi qu’une zone frontalière et
des territoires dans le sud-ouest de la Syrie, incluant la ville d’Al-Quneitra.
Ces opérations terrestres se sont accompagnées d’une campagne de bombardements
aériens intensifs sur les infrastructures et les sites militaires syriens.
Netanyahou n’a pas caché vouloir s’implanter durablement dans le sud de la
Syrie afin de créer une « zone de sécurité » démilitarisée le long de la
frontière.
L’État israélien mène une guerre
tous azimuts sans que cela provoque la réaction des dirigeants impérialistes
pourtant prompts à s’indigner quand il s’agit de l’Ukraine. Le ministère des
Affaires étrangères libanais a appelé « les pays qui parrainent l’accord de
trêve à faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à ses attaques répétées
et à ses violations de la résolution 1701 », une exhortation dont on peut
être sûr qu’elle ne sera pas suivie d’effet. L’armée israélienne veut
entretenir la peur, le sentiment de n’être en sécurité nulle part parmi les
peuples de la région, pour les écraser toujours. Comme Biden avant lui, Trump
et les autres dirigeants occidentaux n’ont rien à redire à cela, bien au
contraire. Tous savent qu’un tel gendarme dont ils se sont assuré la fidélité,
est bien utile pour maintenir leur domination.
Aline Retesse (Lutte ouvrière
n°2961)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui vendredi 2 mai, de 17 h.15 à 18 h.15 au
« carrefour Babou » ;
Samedi 3 mai : de 10 h.15 à 10 h.55 devant
Monoprix ;
-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité
Joliot-Curie ;
-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
Dimanche 4 mai, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché
du Centre ;
Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;
Lundi 5 mai, de 18 à 19 heures, centre cl des
Raguenets à Saint-Gratien.