dimanche 27 avril 2025

Argenteuil, religion, action municipale, retour sur un soutien qui n’avait pas lieu d’être

 

C’est même bien au-delà de la question de la laïcité

 

Cela s’appelle de la propagande pour la promotion d'un évènement religieux

Avec l’évènement religieux local actuel, chacun ne peut que constater que la municipalité a soutenu et collaboré à un évènement de promotion de l’Église catholique.

         Il faut le rappeler, de notre point de vue, chacun a la liberté d’être adepte d’une croyance, ou pas. Cela n’est pas à discuter. Les communistes révolutionnaires défendent ce droit, comme je le fais moi-même ici, militant athée et matérialiste.

         Dans ses combats de classe, le monde du travail a tout intérêt à ne pas faire intervenir de divisions supplémentaires sur ce plan. Dans les grèves, dans l’activité militante quotidienne, dans la lutte, que nous soyons croyants ou pas, nous nous retrouvons unis, face au patronat qui lui tente souvent d’utiliser ces différences pour nous diviser et nous affaiblir.

         Bien évidemment, chacun a le droit de discuter d’affirmations qui relèvent de l’histoire. Ainsi la relique dont il est question actuellement est l’objet de polémiques sur sa nature. Là encore, chacun participant à l’évènement ou pas a le droit d’avoir sa petite idée sur la question, et de la discuter. J’ai ma petite idée sur la question. Je l’ai même exprimée.

         Le problème avec l’engagement actuel de la municipalité d’Argenteuil est d’une toute autre nature.

         Des visiteurs nombreux venant à Argenteuil, qu’elle ait mis en valeur le « patrimoine » local, il n’y a rien à redire. Mais pour ne prendre que l’exemple des jolis panneaux de l’esplanade de la gare, on peut simplement se demander pourquoi ne l’a-t-elle pas fait auparavant. Mais passons.

         Que la municipalité collabore aux questions de sécurité, là encore rien à redire. Si les chiffres de participants avancés par les religieux lors du bilan ne correspondront pas à ceux qu’ils avaient estimés, les autorités préfectorales qui ont décidé la présence avec l’argent de tous d’un nombre impressionnant de policiers et de gendarmes pourront toujours demander des comptes aux responsables qui les avaient avancés. Chacun appréciera ce qui sera dit à ce sujet, si tant est que cela soit connu.

         Oui, ce n’est pas vers cela dont vont les critiques légitimes. Moyens d’information, de promotion, de mobilisation, et les coûts afférents, ont été mis par la municipalité avec enthousiasme au service d’un évènement privé, faisant de fait de la municipalité une sorte de coorganisatrice de l’évènement. Les médias ne s’y sont pas trompés au vue des nombreux comptes rendus rédigés. Et cela est fondamentalement discutable, d’autant plus que la municipalité a choisi de défendre un évènement privé religieux donc, d’une nature particulière, alors qu’elle ne fait pas les mêmes efforts pour d’autres évènements de même nature, et surtout pour des évènements locaux emblématiques qui dans le respect total de la légalité, eux, exigeraient des efforts bien moindres, et avec de toutes autres conséquences positives pour la population et pour la Ville.

         En tout cas, il est bon que tout cela soit dit. Si c’est en l’occurrence de notre fait, eh bien tant mieux. DM

samedi 26 avril 2025

Gaza. Les Palestiniens massacrés et affamés

Gaza. Les Palestiniens massacrés et affamés

Dimanche 20 avril, les résultats de l’enquête interne ouverte par l’armée israélienne suite à la mort de 15 secouristes palestiniens ont été rendus publics. Sans surprise, celle-ci réfute l’accusation d’avoir voulu assassiner certains de ces secouristes, mais elle doit tout de même reconnaître « une erreur », précisant qu’un officier sera suspendu.

Publié le 23/04/2025

Tout montre pourtant bien qu’il s’agissait d’une exécution menée en toute connaissance de cause. Les secouristes palestiniens ont été tués le 23 mars près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, alors qu’ils circulaient à bord de leurs ambulances. Celles-ci étaient parfaitement identifiables, comme l’a prouvé une vidéo récupérée sur le téléphone portable d’une des victimes, contredisant une première version israélienne. Enfin, les corps des secouristes ont été retrouvés plusieurs jours après la fusillade, enterrés dans le sable, dans ce que le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a qualifié de « fosse commune ».

Cet épisode ne fait qu’illustrer, parmi bien d’autres, la réalité du massacre auquel depuis 18 mois, l’armée israélienne se livre cyniquement dans la bande de Gaza, et qui a fait plus de 50 000 morts. Depuis la fin de la trêve, le 18 mars, elle multiplie les bombardements, jour et nuit, visant les quelques habitations non encore détruites, des campements, des écoles accueillant des réfugiés…

Les autorités israéliennes ont commencé à constituer des « zones tampon », aux frontières de Gaza, expulsant leurs habitants. On estime à 250 000 le nombre des Palestiniens contraints d’évacuer Rafah et ses environs depuis la reprise de la guerre. Le porte-parole de l’armée israélienne a déclaré, lundi 21 avril, qu’une zone tampon, vidée de tous ses habitants, serait créée dans le sud de Gaza, depuis la frontière égyptienne jusqu’à la périphérie de Khan Younès – soit plus de cinq kilomètres – incluant donc toute la ville de Rafah.

Conséquence du blocus israélien sur l’aide humanitaire qui, depuis le 2 mars, ne peut plus rentrer dans Gaza, la famine s’aggrave et l’aide humanitaire est « menacée d’un effondrement total », d’après un communiqué commun de douze ONG. En dépit de cette situation dramatique, le gouvernement israélien vient de recevoir l’appui du nouvel ambassadeur américain nommé à Jérusalem, Mike Huckabe. « Nous appelons le Hamas à signer un accord, afin que l’aide humanitaire puisse entrer dans Gaza pour ceux qui en ont désespérément besoin », a-t-il déclaré.

Fort du soutien américain, Netanyahou affiche plus que jamais sa volonté de poursuivre la guerre « jusqu’à la destruction du Hamas ». Contesté par une partie de la population israélienne qui lui reproche de sacrifier les otages – 58 sont toujours retenus à Gaza par le Hamas, dont 35 seraient morts – le Premier ministre israélien a besoin, pour se maintenir au pouvoir, du soutien de l’extrême droite. L’un de ses représentants au gouvernement, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, n’hésite pas à déclarer : « Le retour des otages n’est pas l’objectif le plus important », et multiplie les appels à réoccuper totalement Gaza.

Face à ce camp des partisans de la guerre et de la colonisation, des milliers d’Israéliens continuent de se faire entendre en manifestant tous les samedis. Des réservistes n’hésitent pas à rendre public leur refus de continuer une guerre dont on ne voit pas la fin, et certains dénoncent le massacre de Palestiniens innocents. C’est de ce côté que se situe l’espoir. Il ne sera pas possible de sortir de l’impasse actuelle sans remettre en cause les politiques qui y ont conduit. Car Netanyahou ne fait que poursuivre en les aggravant, celles qu’ont menées ses prédécesseurs à la tête de l’État israélien depuis 1948, fondées sur la négation totale des droits des Palestiniens et leur oppression.

                                          Marc Rémy (Lutte ouvrière n°2960)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui samedi 26 avril : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 27 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

 

ArcelorMittal : travailleurs licenciés, actionnaires gavés

 

Baratin et réalité des profits

 

 

La direction d’ArcelorMittal a annoncé la suppression de plus 600 postes dans sept sites en France. Le groupe justifie ses licenciements par la baisse de la demande d’acier dans le monde. Mais pour les actionnaires, il n’y a pas de crise : en 2024, entre les rachats d’actions et les dividendes, ils ont touché plus de 1,5 milliard d’euros.

De l’argent pour maintenir les emplois, il y en a !