vendredi 25 avril 2025

Argenteuil, sens des valeurs et des réalités, records et records

 

Quand ils ramènent leur fraise…

 

 

Je n’avais pas l’intention d’écrire sur le record du monde qui va immortaliser Argenteuil, après les Impressionnistes, les plants d’asperges et je crois la tunique ancienne. Partout, aux quatre coins de la planète, le record du monde du plus long fraisier du monde évoquera avec émotion Argenteuil, pour certains la plus belle ville du monde. Mais je ne voudrais surtout pas faire de peine au chef pâtissier qui s’est lancé dans cette affaire avec sa vingtaine d’assistants émérites. J’aime bien la boutique Héloïse où le pain que j’achète est bon. Ce chef a le droit de se donner les objectifs qu’il veut et de prendre plaisir à cela, même si tout cela est quelque peu gratuit (au moins dans l’objectif). Nous avons chacun nos jardins secrets et nos petits plaisirs.

         Non, je n’aurais rien eu à dire sur l’évènement s’il n’avait donné lieu à des commentaires dithyrambiques à la hauteur des premiers pas sur la lune ou de la découverte d’un nouveau vaccin. Si au moins ces commentaires avaient le ton de la franche rigolade et de l’humour. Non, on a eu affaire-là à du sérieux. De droite et de gauche.

         C’est vrai c’est le ton général en particulier de la municipalité, celui genre bisounours, jusqu’au point où un opposant évoque un sujet qui fâche, alors le gant de velours se transforme en un gant d’acide.

         Mais revenons à notre sujet. Le problème est de focaliser sur du dérisoire. J'aimerais davantage que l’on parle d’autres records avec la même énergie, pour évoquer par exemple le record des repas servis en 2024 aux habitants sans abri et aux personnes modestes, à Argenteuil et dans le monde. Là on a des records sans cesse battus d’année en année. Regardez sur les réseaux sociaux, ces sujets ne font pas recette tout comme les militants passionnés qui portent ces combats et qui mériteraient, eux, en priorité, mille projecteurs. DM

jeudi 24 avril 2025

Mutuelles : quand certains dirigeants reprennent les refrains des grands patrons et de leurs larbins

Mutuelles : les remboursements en question

Publié le 23/04/2025

Le 11 avril, Éric Chenut, le président de la Mutualité française, qui regroupe l’ensemble des complémentaires de santé à statut mutualiste, annonçait dans une interview au journal Les Échos vouloir restreindre toute une partie des remboursements compris dans le contrat de base de plusieurs millions d’assurés sociaux. Une partie des remboursements de médicaments ne seraient plus pris en charge, en particulier ceux qui ne sont remboursés que partiellement. Suit un catalogue de déremboursements, qui va des culottes menstruelles aux soins dentaires, jusqu’aux lunettes et appareils auditifs. Pour les lunettes, ne serait pris en charge qu’un changement tous les trois ans, au lieu de deux aujourd’hui. Quant aux appareils auditifs, ce serait tous les cinq ans au lieu de quatre actuellement. Et tant pis pour ceux, jeunes ou plus âgés, qui s’en trouveraient gravement handicapés. Dorénavant, plus aucun remboursement complémentaire au-delà des modèles de base n’interviendrait comme c’est le cas aujourd’hui. S’ils veulent plus, les assurés n’ont qu’à payer, a ajouté le président de la Mutualité française.

         Tout cela est accompagné de déclarations méprisantes à l’égard des assurés sociaux et des adhérents du mouvement mutualiste que ce monsieur est censé représenter : « On est dans une pseudo-gratuité où les gens ne se rendent plus compte de combien cela coûte. » Il faut un sacré culot pour parler de « pseudo-gratuité », alors que bien des familles doivent se saigner pour consacrer plusieurs centaines d’euros par mois à payer ces contrats de base aux mutuelles. Il faut rappeler que, en cinq ans, les mutuelles ont augmenté leurs tarifs de 27,4 % en moyenne, et beaucoup plus pour certaines, sans parler des autres contrats moins restrictifs. Inutile de dire que tous les autres organismes privés de complémentaires de santé, qui affichent ouvertement la volonté de faire du profit, ont immédiatement applaudi des deux mains. Et tant pis pour ceux qui n’auront plus les moyens de se soigner correctement.

                                                            Paul Sorel (Lutte ouvrière n°2960)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Demain vendredi 25 avril, de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 26 avril : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

-et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

Dimanche 27 avril, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

 

Prix alimentaires : la grande distribution et les industriels encaissent

Les perdants : les petits producteurs et les travailleurs

 

 

Les négociations commerciales entre la grande distribution et les industriels ont abouti à des hausses de prix de 1,5 % en moyenne. C’est davantage que l’année dernière, en particulier pour l’épicerie sucrée  (+4,5 %), le café et le chocolat.

         Les gagnants de ces tractations sont toujours les gros industriels, comme Nestlé, qui a fait plus de 10 milliards d’euros de profit en 2024, et les groupes de la grande distribution, comme Leclerc, qui a fait près de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024.

         Les perdants, ce sont les petits producteurs, qui ne font pas le poids dans ces négociations qui ressemblent à des parties de bras de fer, et les travailleurs qui vont voir les prix augmenter alors que leurs salaires, eux, restent au plancher.