mardi 25 février 2025

Valls, la colonie et ses défenseurs

 

Avec ces colonialistes qui n’apprendront jamais rien

 

 

EPA-EFE/Ludovic Marin

« Ici c’est la France !» : c’est par ce cri que Manuel Valls, ministre des Outre-Mer, a été accueilli en Nouvelle-Calédonie. Ceux qui lui ont réservé cet accueil voudraient que les descendants des colons et les populations non kanakes conservent leur statut privilégié dans l’île, alors que la population autochtone, les Kanaks, est la plus pauvre et la plus méprisée. 

Nul doute qu’ils sauront se faire entendre de Valls, représentant de l’État français qui a tué plusieurs personnes et en a arrêté des milliers d’autres afin de mettre fin à la révolte des Kanaks au printemps dernier.

PFAS : une des lois les plus hypocrites

 

… avec une exception particulièrement nocive

 


L'Assemblée à adopté, avec l'appui du gouvernement, une proposition de loi qui se veut « l'une des plus ambitieuses du monde » et prétend protéger la population des dangers liés aux polluants éternels, les PFAS. Si elle prévoit bien leur interdiction dans plusieurs secteurs et instaure une taxe aux industriels, elle contient une exemption faite sur mesure pour ne pas écorner les profits du groupe Seb, producteurs des poêles Tefal.

Les députés ne sont nullement antiadhésifs aux pressions des capitalistes.

Argenteuil, l’extraordinaire combat du Comité Jean Vilar pour l’abandon du projet Fiminco

 

Quand la municipalité d’Argenteuil ne veut pas reconnaître la dette morale qu’elle doit au Comité Jean Vilar

 

La Gazette, le 20 mai 2019

Il y a le « grand oral » des élèves de terminale, la « Grande librairie » de la télévision, mais il y a aussi la « grande interview » du maire d’Argenteuil dans la brochure « La Seine pour horizon » que nous avons commencé à évoquer hier. Passons.

         Commençons pour aujourd’hui par un aspect qui concerne les milliers et les milliers d’Argenteuillais qui ont partagé le combat du Comité Jean Vilar pour l’abandon du projet Fiminco et qui pèseront lourd lors des prochaines élections municipales.

         À la question : « Avançons maintenant le long de la Seine pour rejoindre L’île Héloïse. Que va-t-il s’y passer dans les mois à venir ? », Georges Mothron répond : « Sans refaire toute l’histoire du projet porté par le promoteur Fiminco ces dix dernières années, le temps perdu avec les nombreux recours nous a conduits à revoir notre copie avec mes collègues du Conseil municipal. L’objectif est désormais de prendre davantage de hauteur sur l’ensemble du projet et de mieux intégrer la Seine dans notre réflexion. »

         Drôle de sujet-verbe de la part de l’édile : « le temps perdu avec les nombreux recours nous a conduits à revoir… ». C’est le temps perdu qui a conduit à cela ? Donc pas une réflexion sur l’absurdité d’un tel projet ?

         Une absurdité mise en évidence dès son annonce subreptice et dans les années qui ont suivi, par une panoplie d’arguments et de centaines de pages que la municipalité n’a ni voulu écouté ni voulu entendre !

         L’édile veut maintenant « prendre de la hauteur ». Plus que les 43 mètres du projet Fiminco ?

         Si à la fin des années 1960 il y avait eu un Comité contre la RN 311, la Ville d’Argenteuil n’en serait pas là à rêver à nouveau de la « Seine pour horizon ». Vraiment merci en 2025 au Comité Jean Vilar, à ses analyses et à son combat. DM