mardi 18 février 2025

Argenteuil, une Maison de quartier du Centre qui n’en est pas une

 

La seule voie : le retour aux sources… culturelles

 

Quant à la montée pour les personnes subissant un handicap, la municipalité compte-t-elle la transformer en jardinière ?

Tous les quartiers de la Ville ont une « Maison de quartier » bien identifiée : celle d’Orgemont Joliot-Curie, Les Coteaux, le Val-Nord, le Val-Sud, et le Val Notre-Dame. Et elles fonctionnent. Il y a une exception, la Maison de quartier du Centre-Ville, un quartier très important éloigné des autres, très peuplé et s’il mêle des espaces périphériques pavillonnaires est centré sur un territoire très populaire qui aurait particulièrement besoin d’une véritable Maison de quartier.

         Pourquoi celle du Centre n’en est pas une véritable ? Parce que son espace comporte des éléments de bric-et-de broc qui ont bien du mal à être reliés ensemble, voire pour fonctionner ensemble. Pour l’essentiel, cet ensemble se compose de quatre parties : celle de ladite Maison de quartier à l’espace non identifié et en labyrinthe, la Maison des Jeunes et de la Culture, l’espace de L’atelier du 5, et depuis quelques mois la « Mission locale de l’emploi » qui a translaté de l’hôtel de ville au 5 de la rue des Gobelins.

         À l’origine ce bâtiment doté de sa fresque en céramiques d’Édouard Pignon était destiné à être un centre culturel où la Maison des Jeunes et de la Culture avait toute sa place. Ce centre depuis l’origine n’avait que partiellement rempli sa fonction. Mais la multiplication des fonctions y a profondément encore dégradé la situation, aux dépens de la nature des objectifs de chacun, et compliqué le travail et l’activité de tous les bénévoles et agents territoriaux qui y sont présents.

         Bref, il y a urgence à revoir le problème. Le mieux serait simplement que ce bâtiment retrouve sa destination primitive de centre culturel, d’autant plus que le conservatoire de musique et l’ancienne bibliothèque de la Ville sont en proximité.DM

lundi 17 février 2025

Guerre commerciale : avec la peau des travailleurs

Guerre commerciale : avec la peau des travailleurs

Publié le 12/02/2025

Dans la guerre des tarifs douaniers qu’il a réenclenchée, Trump a multiplié les annonces contradictoires. Les taxes de 25 % à l’encontre des produits mexicains et canadiens, annoncées le 31 janvier, ont été reportées quelques jours plus tard.

En revanche une taxe supplémentaire de 10 % sur les produits en provenance de Chine devrait s’appliquer.

Les droits de douane sur les produits chinois ne sont pas nouveaux. Il est significatif que Trump ait renoncé aux 60 % de taxes douanières qu’il se promettait, pendant sa campagne électorale, d’appliquer aux produits venant de Chine. L’économie américaine dépend en grande partie des produits chinois, qui sont intégrés ou revendus avec profits par les capitalistes américains. Ceux-ci ne voulant pas baisser leurs marges, ils peuvent s’entendre pour augmenter leurs prix : 60 % des produits des supermarchés populaires Walmart viendraient de Chine. Ce sont donc les consommateurs américains qui subiront sans doute les conséquences de cette taxation. Si les capitalistes américains changent de fournisseurs, ce seront les travailleurs chinois qui seront mis au chômage.

La Chine a protesté contre la majoration de 10 % des droits de douane sur ses produits importés aux États-Unis. Certains se sont moqués des prétextes avancés par Washington… la lutte contre le trafic de Fentanyl, la guerre de l’opium à l’envers. Mais l’Angleterre, au 19e siècle, a réellement fait la guerre à la Chine pour pouvoir y vendre son opium. Aujourd’hui, la drogue n’est qu’un ridicule prétexte dans la bouche de Trump, mais cache des enjeux plus sérieux. Plus qu’un moyen d’inciter les capitalistes à produire sur le sol américain, les 10 % de droits de douane supplémentaires sont un moyen de coercition et de chantage dans la guerre commerciale avec Pékin. Les dirigeants chinois ont d’ailleurs répliqué mollement et proposé de relancer la première phase de l’accord commercial avec les États-Unis signé en 2020 à la fin du précédent mandat de Trump. La Chine s’était alors engagée à augmenter ses achats et ses importations de produits manufacturés, agricoles, énergétiques, et de services en provenance des États-Unis, pour un montant d’au moins 200 milliards de dollars, du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021. Elle n’avait rempli cet engagement qu’à moitié, invoquant la pandémie de Covid-19.

Cette guerre commerciale ne fait que se prolonger et sans doute s’approfondir. Le monde du travail y est perdant économiquement de tous les côtés. Et il sera perdant politiquement s’il emboîte le pas aux nationalistes de tout bord.

                                                        Serge Benham (Lutte ouvrière n°2950)

 

Porsche : la saignée continue

Autant de production, mais par moins de travailleurs

 

Usine Porsche de Zuffenhausen, près de Stuttgart

Porsche, filiale du groupe Volkswagen, annonce vouloir supprimer 1900 emplois d’ici à 2029 dans ses usines allemandes, alors que le groupe a déjà mis fin à 1500 CDD en 2024 et s’apprête à ne pas en renouveler 500 cette année.

         Un porte-parole patronal a déclaré : « Porsche est toujours dans une situation relativement bonne » mais qu’il restait « des défis à relever ». Avec le décodeur, on comprend que, dans un marché rétréci, la production de ces voitures de luxe reste profitable pour les actionnaires… à condition de faire produire les voitures par moins de travailleurs exploités plus durement.