vendredi 31 janvier 2025

Amazon mène la guerre sociale

 

Ne pas oublier : son expropriation totale future !

 

 

Au Québec, Amazon a décidé de fermer sept sites de distribution de colis et de mettre plus de 2 000 travailleurs à la porte. Et sans doute près de 1 500 de plus, en comptant les petites entreprises qui travaillent avec le géant de la distribution.

         C’est une mesure de rétorsion contre les travailleurs du site de Laval, dans la banlieue de Montréal, qui ont réussi à faire reconnaître leur syndicat l’an dernier. Ce qui obligerait Amazon à négocier une convention collective. Or Bezos, ce grand patron richissime, ne tolère aucune limite à l’exploitation.

         Il n’y aura que son expropriation par ses salariés qu’il n’aura pas volée.

Dépenses militaires : le fléau du militarisme

Du fric, et toujours davantage pour la guerre

 

 

Les dépenses militaires des pays de l’Otan sont estimées à 1 475 milliards de dollars en 2024. Il s’agit d’une augmentation de près de 10 % par rapport à 2023 qui était déjà une année de forte hausse au niveau mondial.

         Cela ne suffit toujours pas au secrétaire général de l’Otan qui s’est déplacé en personne au Portugal et en Espagne pour inciter ces États à augmenter de manière significative leurs dépenses militaires.

         Quand il s’agit de préparer les futures guerres, plus question pour les gouvernants de se plaindre de l’endettement de leurs États…

 

Argenteuil, Littoral noyé dans les brumes de l’avenir ?

 

Annonces faciles, réalisations beaucoup plus difficiles

 

Site de l’ex-Semperit qui vient tout juste d’être démolie. Photo DM

La municipalité continue à se vanter de ses nombreux grands projets. 9 ? 10 ? 12 ? Mais si les déclamations sont faciles, les réalisations, elles, le sont beaucoup moins. Preuve, Argenteuil Littoral qui, dans la prose municipale, semble dorénavant descendu aux oubliettes. Il paraît même - je n’ai pas eu le temps d’aller vérifier- que le panneau sur le sujet non loin de la RD311 a disparu.

         Ce projet annoncé à grand cris en 2017 devait être inauguré en 2024. Si jamais il voit vraiment le jour à l’avenir, on en est très loin aujourd’hui.

         Ce projet concerne l’ancienne zone industrielle de la gare d’Argenteuil, un véritable angle mort qui pose de nombreux problèmes de circulation. Ses terrains sont la propriété de plusieurs propriétaires et non des moindres, tels la SNCF et la multinationale Otis en particulier, des coriaces lorsqu’il s’agit d’abandonner leurs territoires.

         Certes, un bâtiment Otis a été reconstruit. Le centre d’appel devait y être maintenu, il a été déplacé à la Défense. Seuls 50 travailleurs resteront à Argenteuil. Des problèmes entre deux propriétaires ont créé des retards. Le site « Sempérit » vient tout juste d’être démoli…

         Que la réalisation de projets soit confrontée à de nombreux obstacles n’est pas une découverte. La seule question est que la municipalité en fasse au moins état à la population. DM