vendredi 20 décembre 2024

Contrôle aérien : une grève pas volée

Vol des travailleurs et réaction salutaire

 

 

Le 16 décembre, aucun avion ne circulait sur les aéroports de Montpellier, Nîmes et Perpignan et 60 % du trafic était annulé depuis celui de Lyon du fait de la grève des contrôleurs aériens.

         Ceux-ci protestent contre un nouvel accord qui vise à allonger le temps de travail et à restreindre la possibilité de poser des congés. Au lieu d’embaucher, l’État - leur employeur - veut faire des économies sur les conditions de travail des contrôleurs.

         Pas question que les salariés payent pour que l’argent public soit déversé toujours plus vers les banques et les grandes entreprises !

 

Argenteuil, Conseil Municipal, transports et don d’ubiquité

 

Quand l’adjointe se croit, en plein conseil municipal, transportée à Saint-Ouen

 

 

Peu de spectateurs lors des conseils municipaux, et même très peu d’internautes pour les suivre, en direct ou en podcast. Bien moins de 0,5 % pour le dernier à ce jour. C’est dommage bien sûr. En tout cas, ceux qui ne l’ont pas vu ont raté un grand moment lors de la discussion au sujet des transports concernant Argenteuil.

         Il était alors question de ce projet très ancien du T11 sur lequel nous reviendrons une nouvelle fois, la fameuse Tangentielle, qui utilisera, on l’espère, un jour, la ligne de Grande ceinture de Sartrouville à Noisy-le-Sec.

         La deuxième adjointe a été interpellée sur la question. Il est vrai que conseillère régionale, elle avait voté dernièrement contre un amendement présenté lors d’un Conseil régional par l’opposition proposant que ce T11 figure bien dans les projets immédiats de la Région.

         Sur cette question, la deuxième adjointe, dans son intervention substantielle, a totalement botté en touche, n’a ni justifié son vote à la Région ni surtout parlé du T11, mais a glorifié la politique d’Ile de France Mobilité de la Région.

         Bref, elle a dû connaitre un moment d’absence. Elle n’était plus à l’hôtel de ville d’Argenteuil mais s’est trouvée comme par enchantement transportée par tapis volant au siège de la Région, à Saint-Ouen. DM (voir le podcast, timing vers 2 h20 après le début du conseil municipal)

jeudi 19 décembre 2024

CGT : quelle politique face aux licenciements ?

CGT : quelle politique face aux licenciements ?

Publié le 18/12/2024

Le 12 décembre, la CGT avait appelé à une journée de mobilisation pour protester contre les licenciements. Les travailleurs, militants ou non du syndicat, qui ont eu à cœur d’y participer, ont eu mille fois raison de le faire. Mais quels objectifs la confédération fixe-t- elle pour résister à ces attaques ?

Il faut un « plan national de maintien et de relocalisation des outils et emplois industriels » ou encore la mise en place « d’assises de l’industrie pour définir une grande loi de réindustrialisation du pays », voilà deux des « mesures d’urgence » évoquées par la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet pour qui cette journée devait être l’occasion « d’interpeller les pouvoirs publics ». Mais avancer de tels objectifs est proposer une meilleure gestion du capitalisme que celle des patrons eux-mêmes, comme si, dans cette société basée sur l’exploitation, leurs intérêts et ceux des ouvriers pouvaient se trouver des objectifs communs. C’est faux, et c’est bien ce que disait le mouvement ouvrier, et en particulier la CGT, à ses débuts. Il est vrai que le syndicat était alors animé par des militants qui s’affirmaient révolutionnaires.

La CGT rend les délocalisations responsables des licenciements en dénonçant le choix du patronat d’aller produire ailleurs pour augmenter ses profits. Mais quelle solution propose-t- elle ? Elle fixe à ses militants l’objectif d’élaborer des projets industriels nationaux, afin de relocaliser productions et emplois, ce dont il faudrait convaincre le patronat, ou à défaut l’État. Mais le seul projet qui guide le patronat est de remplir ses coffres-forts. Et si pour y parvenir, la fermeture d’une usine ou l’abandon d’une production se révèlent être le moyen le plus efficace et le plus rapide, c’est cette voie qu’il choisit.

Dans la même veine, on trouve l’idée de mettre en place « des assises de l’industrie pour établir une loi de réindustrialisation ». Mais qui pourraient- elles donc réunir ? Pour les convaincre de faire autrement, faudra-t- il que des syndicalistes s’assoient aux côtés de grands patrons ennemis des travailleurs, qui spéculent plutôt que d’investir dans la production car cela leur rapporte davantage ? Le résultat est connu d’avance.

Les travailleurs doivent avoir une politique pour sauver leur peau, et elle ne peut être que d’obliger les patrons à prendre sur leurs profits pour maintenir les emplois et augmenter les salaires, en luttant tous ensemble pour modifier le rapport de force à l’échelle du pays.

                                                       Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2942)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui, jeudi 19 décembre, de 11 heures à midi, centre commercial de Joliot-Curie ;

-de 16 h.45 à 17 h.30, entrée de la mairie ;

Vendredi 20 décembre, de 15 h.45 à 16 h.30 au marché du Val-Nord.

Et de 17 h.15 à 18 h.15 au « carrefour Babou » ;

Samedi 21 novembre : de 10 h. à 10 h.30 au marché des Coteaux ;

-de 10 h.30 à midi, centre Cl de la cité Joliot-Curie ;

-de 11 h. à 11 h.45 devant Auchan au Val-Sud,

-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie.

Dimanche 22 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 23 décembre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Réservez votre place pour notre banquet local du samedi 25 janvier 2025 prochain à L’Atrium. Le prix : 17 euros, 8 euros pour les enfants de moins de 14 ans.