lundi 16 décembre 2024

Argenteuil, une volonté municipale à amplitude extrêmement variable

« Tu veux, ou tu ne veux pas ? »

 

 

La seule chose relativement intéressante dans le film princier local de lundi dernier est que lorsque la municipalité d’Argenteuil veut, elle est capable de se donner les moyens pour atteindre son objectif, même quand le succès au final est bien médiocre.

         Donc quand elle veut, elle peut. Mais quand elle ne veut pas, les problèmes qui pèsent sur la population restent en suspens, et tant pis pour la vie de tous.

         L’immeuble dont la construction s’achève à l’angle de la rue Léopold Gautherin et du boulevard Maurice Berteaux face au magasin Monoprix n’a pas fini de faire parler de lui. Nous y reviendrons dans les temps à venir.

         En tout cas, tout au long de sa construction, il a posé bien des problèmes à la circulation des piétons sans que cela n’émeuve les édiles d’Argenteuil dont certains ont pourtant dû constater la situation.

         Ces derniers temps, la situation s’est encore aggravée. L’eau stagne dans le passage en tôle en guise de passage protégé. Il faut donc faire le détour, au risque de subir les dommages venant des voitures dans une configuration de circulation dangereuse.

         Répétons-nous. Quand la municipalité veut, elle peut et agit. Quand elle ne veut pas, de fait, puisqu’il s’agit d’eau dans cette affaire, elle s’en lave en toute quiétude les mains.DM

 

dimanche 15 décembre 2024

FSO bus Cergy Pontoise Confluence : en lutte contre un patron de combat. À la grève vient de s’ajouter un drame qui touche tous les travailleurs

 Alors qu’ils sont en grève depuis 37 jours, les grévistes de FSO, en lutte pour le maintien de conditions de travail et de salaires acceptables viennent d’apprendre le suicide de l’un des leurs. Lutte ouvrière-95 transmet ses condoléances à la famille.

         Notre organisation est aux côtés de ces travailleurs dont le combat est celui de tous ceux des transports confrontés aujourd’hui aux manœuvres des transporteurs, à la mise en concurrence, et à des restructurations aux conséquences calamiteuses. Ci-joint le tract de la section FO de l’entreprise daté d’aujourd’hui. Dominique Mariette

 


 

Public-privé : le mécontentement est toujours là

Public-privé : le mécontentement est toujours là

Publié le 11/12/2024

Le 5 décembre, les travailleurs de la Fonction publique étaient appelés à la grève et à manifester. Le succès de cette journée est un encouragement à préparer une riposte de l’ensemble du monde du travail.

 

 

Dans l’enseignement, selon la FSU, 65 % du personnel était en grève dans le primaire et 54 % dans le secondaire. Le ministère, qui sous- estime toujours le nombre de grévistes, a lui-même indiqué un enseignant sur trois en grève, ce qui correspond à une mobilisation forte.

Aux Finances publiques, la grève a aussi été bien suivie : 20 % d’après le ministère. Il est plus difficile d’estimer le succès de la mobilisation dans les hôpitaux, entre sous-effectif et réquisitions. Mais dans les cortèges on pouvait voir pêle-mêle des travailleurs des hôpitaux, de l’enseignement, des mairies partageant la même colère. Les cortèges ont été fournis, regroupant selon la CGT 200 000 manifestants dans le pays, dont 30 000 à Paris.

La dégradation des conditions de travail et des salaires est la première cause de la mobilisation. Comme tous les travailleurs, ceux du public subissent le blocage des salaires : depuis 2000, le site de statistiques officielles data.gouv.fr relève lui-même que le point d’indice qui sert de base au calcul du salaire des fonctionnaires n’a augmenté que de 16 % alors que la hausse des prix a été de 51 %. Si ces salaires avaient suivi la hausse des prix depuis 2000, ils seraient un tiers plus élevés. Un travailleur à 1 800euros devrait par exemple toucher 2 400euros.

Les suppressions constantes d’effectifs entraînent de leur côté une dégradation sans fin des conditions de travail. Le gouvernement, avant d’être censuré, avait budgété un nouveau gel du point d’indice, la nouvelle suppression de dizaines de milliers de postes dans la fonction publique, dont 4 000 rien que dans l’Éducation nationale. Il y avait ajouté le passage des jours de carence de un à trois et la baisse de 10 % des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie.

Les déclarations méprisantes du ministre Kasbarian ou par exemple de Sarkozy, qui a prétendu que « professeur des écoles, c’est 24heures de travail par semaine, six mois par an », ont certainement aidé à la mobilisation. Un professeur manifestait par exemple à Paris en brandissant une pancarte manuscrite, « Respectez-nous, connards ! » Les marques de soutien dans le cortège montraient qu’il exprimait le sentiment de beaucoup.

La chute du gouvernement Barnier n’a pas dissuadé les grévistes de se mobiliser. Il n’y a en effet rien d’autre que des coups à attendre de son successeur.

De nouvelles manifestations étaient appelées le 12décembre. En tout cas, il faut de manière urgente préparer la riposte du monde du travail, sans quoi la situation des classes populaires va se dégrader de plus en plus rapidement, conséquence de la dévastation sociale qu’entraîne la multiplication des fermetures d’usines et des plans de licenciements.

                                                       Christian Bernac (Lutte ouvrière n°2941)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui dimanche 15 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché du Centre ;

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

Lundi 9 décembre, de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien.

 

Réservez votre place pour notre banquet local du samedi 25 janvier 2025 prochain à L’Atrium. Le prix : 17 euros, 8 euros pour les enfants de moins de 14 ans.


 

Education nationale : travailleurs précaires virés faute de budget !

Le sort des travailleurs et des élèves, dernier souci du ministère

 

 

Dans les académies de Lyon, Aix-Marseille ou Reims, des dizaines de travailleurs contractuels dans les collèges et les lycées, enseignants, agents de laboratoires, secrétaires ou psychologues de l’éducation, apprennent que leur contrat prend fin.

         Embauchés sur des contrats courts pour remplacer des absents, ils s’attendaient à être prolongés puisque l’absence qu’ils comblaient se prolongeait. Mais ils ont appris brutalement qu’ils étaient licenciés sans délai. Le budget 2024 serait épuisé.

         Au mépris pour ces travailleurs s’ajoute le mépris pour les élèves, privés de cours pendant qu’un enseignant est privé de travail et de salaire. Ni les uns ni les autres n’ont à être les variables d’ajustement d’un budget de l’État taillé pour profiter aux capitalistes.