Publié le 30/06/2024
Lutte ouvrière remercie toutes
celles et tous ceux qui ont voté pour ses candidats au premier tour de ces
législatives. Ils ont ainsi exprimé leur rejet des candidats du Rassemblement
national comme de ceux du camp macroniste ainsi que leur défiance vis-à-vis de
ceux de la gauche.
Au deuxième tour, ils n’auront
plus le choix qu’entre des politiciens qui sont les adversaires ouverts ou
hypocrites des travailleurs, à part des exceptions individuelles.
Il n’est pas question pour les
électeurs de Lutte ouvrière de voter pour le camp macroniste qui a piétiné le
monde ouvrier. Et il n’est évidemment pas question qu’ils votent pour des
candidats du Rassemblement national. Parce que le RN est un parti antiouvrier
et parce qu’au pouvoir, il attaquera nos frères de classe, les travailleurs
immigrés faisant ainsi reculer l’ensemble du monde du travail.
Le RN, comme tous les partis en
compétition pour gouverner, est respectueux de l’ordre capitaliste et
fondamentalement dévoué à la grande bourgeoisie qui détient le monopole des
usines, des banques et des chaines de distribution. Il véhicule les idées les
plus réactionnaires : le racisme, la xénophobie, l’oppression des femmes.
Le plus grave est que ces
nouveaux postulants au rôle de « sauveurs suprêmes » divisent les travailleurs,
les dressent les uns contre les autres en fonction de leurs origines, et les
affaiblissent, à un moment où le monde du travail a encore plus besoin de son
unité dans les combats à venir contre ses ennemis mortels, le grand patronat,
les maîtres des grandes entreprises et de la finance.
En l’absence de candidats se
revendiquant des intérêts matériels et politiques de la classe ouvrière, Lutte
ouvrière ne donne pas de consigne de vote et ses électeurs sont donc libres de
voter pour un candidat de la gauche ou de s’abstenir.
Si certains considèrent utile de
voter pour un candidat du Nouveau Front populaire, qu’ils le fassent sans en
être gênés, d’autant qu’ils ont exprimé au premier tour leur rejet de
politiciens qui, en décevant les espoirs et en trahissant leurs propres
promesses, ont tant fait jusqu’ici pour rapprocher le Rassemblement national du
pouvoir gouvernemental.
Ceux qui n’ont pas envie de
donner un quitus aux candidats de la gauche, y compris à des ex-ministres et
ex-présidents, peuvent se passer d’aller voter et exprimer de cette façon leur
défiance vis-à-vis de l’ensemble de la caste politique de la bourgeoisie et des
institutions de l’État.
Pour les travailleurs, ce qui
comptera pour l’avenir, au-delà de la composition du Parlement et du
gouvernement et au-delà de ce qu’auront voté les uns ou les autres, c’est la
capacité de la classe ouvrière à reprendre son combat en s’unissant, non
seulement contre les marionnettes politiques, mais aussi contre la grande
bourgeoisie qui tire les ficelles.