lundi 1 juillet 2024

Argenteuil, marché Héloïse : et la sécurité ?

 

À revoir tout comme la question des toilettes jamais résolue

 

 

La municipalité a décidé, si j’ai bien compris, de changer et d’uniformiser les barnums des commerçants qu’elle a concentrés derrière la halle en les déplaçant dans le cadre de l’extension de la Plataneraie. Je me suis rendu hier du côté de cette partie du marché pour échanger avec les commerçants, ce que finalement je n’ai pas eu le temps de faire.

         En revanche, la densité des commerces et des clients à cette heure de midi m’a interpellé. Une densité sans commune mesure avec la situation passée lorsque le marché occupait cet arrière de la halle mais également l’espace avant l’installation de cette nouvelle partie de la Plataneraie. On étouffait. Et je me suis demandé si un mouvement de foule avait lieu en particulier dans la partie attenante au jardin de l’espace Jean Vilar, quelles en seraient les conséquences.

         Selon la municipalité, le marché Héloïse ouvert deux jours de la semaine reçoit 20 000 clients. Ce n’est pas rien. Si des membres de la municipalité lisent la présente brève, le problème que je pose est franchement à réfléchir. DM

Communiqué de Lutte ouvrière. Après le 1er tour des législatives du 30 juin 2024

 Publié le 30/06/2024

 

Lutte ouvrière remercie toutes celles et tous ceux qui ont voté pour ses candidats au premier tour de ces législatives. Ils ont ainsi exprimé leur rejet des candidats du Rassemblement national comme de ceux du camp macroniste ainsi que leur défiance vis-à-vis de ceux de la gauche.

Au deuxième tour, ils n’auront plus le choix qu’entre des politiciens qui sont les adversaires ouverts ou hypocrites des travailleurs, à part des exceptions individuelles.

Il n’est pas question pour les électeurs de Lutte ouvrière de voter pour le camp macroniste qui a piétiné le monde ouvrier. Et il n’est évidemment pas question qu’ils votent pour des candidats du Rassemblement national. Parce que le RN est un parti antiouvrier et parce qu’au pouvoir, il attaquera nos frères de classe, les travailleurs immigrés faisant ainsi reculer l’ensemble du monde du travail.  

Le RN, comme tous les partis en compétition pour gouverner, est respectueux de l’ordre capitaliste et fondamentalement dévoué à la grande bourgeoisie qui détient le monopole des usines, des banques et des chaines de distribution. Il véhicule les idées les plus réactionnaires : le racisme, la xénophobie, l’oppression des femmes.

Le plus grave est que ces nouveaux postulants au rôle de « sauveurs suprêmes » divisent les travailleurs, les dressent les uns contre les autres en fonction de leurs origines, et les affaiblissent, à un moment où le monde du travail a encore plus besoin de son unité dans les combats à venir contre ses ennemis mortels, le grand patronat, les maîtres des grandes entreprises et de la finance.

En l’absence de candidats se revendiquant des intérêts matériels et politiques de la classe ouvrière, Lutte ouvrière ne donne pas de consigne de vote et ses électeurs sont donc libres de voter pour un candidat de la gauche ou de s’abstenir.

Si certains considèrent utile de voter pour un candidat du Nouveau Front populaire, qu’ils le fassent sans en être gênés, d’autant qu’ils ont exprimé au premier tour leur rejet de politiciens qui, en décevant les espoirs et en trahissant leurs propres promesses, ont tant fait jusqu’ici pour rapprocher le Rassemblement national du pouvoir gouvernemental.

Ceux qui n’ont pas envie de donner un quitus aux candidats de la gauche, y compris à des ex-ministres et ex-présidents, peuvent se passer d’aller voter et exprimer de cette façon leur défiance vis-à-vis de l’ensemble de la caste politique de la bourgeoisie et des institutions de l’État.

Pour les travailleurs, ce qui comptera pour l’avenir, au-delà de la composition du Parlement et du gouvernement et au-delà de ce qu’auront voté les uns ou les autres, c’est la capacité de la classe ouvrière à reprendre son combat en s’unissant, non seulement contre les marionnettes politiques, mais aussi contre la grande bourgeoisie qui tire les ficelles.

dimanche 30 juin 2024

Kenya : le FMI tue, la police tire

Un pays saigné par l’impérialisme occidental

 

 

L’annonce d’une augmentation massive des impôts, qui auraient pesé sur les classes populaires du Kenya, a déclenché d’immenses manifestations, en particulier parmi la jeunesse de Nairobi. La police a tiré sur les manifestants, faisant au minimum 23 morts, le 25 juin. Mais le gouvernement, n’arrivant pas à éteindre la contestation par la répression, a dû retirer son projet de loi de finance.

         Des policiers ont tué sur ordre du gouvernement kenyan. Mais le vrai responsable est le Fonds monétaire international (FMI) qui a imposé, le 11 juin, un accord exigeant cette hausse de la collecte des impôts, s’ajoutant aux ravages de l’inflation et du chômage. 

         Le Kenya, présenté comme un pays modèle par les « investisseurs », est un pays saigné par l’impérialisme occidental.

 

Gaza : le grand cimetière pour enfants

La barbarie moderne

 

 

Le 25 juin, l'UNRWA, l'agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, indiquait qu'à Gaza, une dizaine d'enfants subissaient l'amputation d'une ou deux jambes chaque jour. Ils seraient plus de 2 000 depuis le 7 octobre. 

         La guerre menée par l'État israélien a tué plus d'enfants à Gaza en neuf mois, qu'en quatre ans de conflits dans le monde. 21 000 enfants sont portés disparus, ensevelis sous les décombres, enterrés dans des tombes anonymes, prisonniers ou sans contact avec leur famille. 

         C'est avec le soutien continu des États-Unis, de la France et de l'Europe que Gaza est devenu un cimetière à ciel ouvert, un cimetière pour enfants.