POUR
FAIRE ENTENDRE LE CAMP DES TRAVAILLEURS, VOTEZ LUTTE OUVRIÈRE !
27/5/2024
Après
avoir envoyé son Premier ministre face à Bardella, la tête de liste du
Rassemblement national, Macron a proposé de débattre lui-même avec Le Pen. À
l’approche des élections européennes du 9 juin, le camp macroniste voudrait
mobiliser son électorat en se présentant à nouveau comme le seul rempart à
l’extrême droite. Mais depuis qu’il est au pouvoir, loin d’affaiblir le RN,
Macron l’a au contraire renforcé en reprenant à son compte sa démagogie contre
les migrants, contre les chômeurs, contre les jeunes des banlieues, contre les
travailleurs immigrés…
De son
côté, le RN cherche à capitaliser le rejet que Macron suscite au sein des
classes populaires et se présente comme le seul parti qui n’a jamais gouverné.
Mais il fait tout pour démontrer à la bourgeoisie qu’il est tout aussi capable
de servir ses intérêts que les partis ayant déjà exercé le pouvoir.
Le RN
et les macronistes se disputent le droit de gérer les affaires de la classe
capitaliste et donc de s’attaquer au monde du travail. Quand, au nom du
« patriotisme économique », Bardella-Le Pen prônent l’instauration de
barrières douanières aux frontières de la France, Macron-Attal parlent d’en
instaurer aux frontières de l’Europe. Mais, national ou européen, ce
protectionnisme protégerait exclusivement les intérêts du grand patronat et ses
profits, non les emplois.
À aucun
moment Macron-Attal ou Bardella-Le Pen n’abordent la question des
licenciements, des fermetures d’entreprises et les problèmes concrets des
travailleurs. Ils n’ont pas un mot sur les cadences de plus en plus dures, sur
le temps passé dans les transports, ni sur les contrats précaires que beaucoup
connaissent, ni sur les bas salaires et les petites retraites. Aucun de ces
politiciens n’envisage de s’en prendre aux profits faramineux accumulés grâce à
l’exploitation des travailleurs par les Arnault, Mulliez, Dassault, Peugeot…
Car tous s’inclinent devant le pouvoir et la fortune de ces grandes familles
bourgeoises, qui sont les vrais maîtres de la société.
Le
parti lepéniste est un mouvement d’extrême droite dirigé par une famille
millionnaire, qui rassemble des nostalgiques du pétainisme et des partisans du
colonialisme, celui d’hier en Algérie comme celui d’aujourd’hui en
Nouvelle-Calédonie. Mais s’il peut compter sur les voix des quartiers
populaires, la responsabilité en incombe d’abord au PS et au PC. Ces partis qui
se disaient du côté des travailleurs les ont trahis et écœurés lors de leurs
passages successifs au gouvernement, où ils ont fidèlement servi les intérêts
des capitalistes en menant des politiques anti-ouvrières. Et en contribuant eux
aussi à répandre le poison du nationalisme dans les rangs de la classe
ouvrière, ils ont fait reculer sa conscience d’avoir des intérêts
irréductiblement opposés à ceux de la bourgeoisie et ont ouvert la voie au RN.
Travailleurs,
n’écoutons pas les démagogues qui veulent nous diviser en désignant les
immigrés comme des boucs-émissaires et nous entrainer dans une guerre entre
pauvres ! Ce ne sont pas ceux qui vomissent leur haine des étrangers ou des
musulmans dans les médias qui bâtissent les immeubles, entretiennent les routes
ou font tourner les hôpitaux, mais bien notre classe sociale, celle des
travailleuses et des travailleurs venus du monde entier.
Nos
ennemis, ce sont les capitalistes, une minorité de financiers et d’actionnaires
qui parasitent la société. Ils s’enrichissent comme jamais avec leur guerre
économique qui met la planète en coupe réglée et dresse les peuples les uns
contre les autres.
Les
élections ne changent pas la vie, mais elles permettent de s’exprimer. La liste
Lutte ouvrière – le camp des travailleurs, conduite par Nathalie Arthaud et
Jean-Pierre Mercier, est composée d’ouvriers, d’employés, de techniciens, de
cheminots, d’enseignants. Dans cette campagne électorale, nous voulons affirmer
que les travailleurs qui savent faire fonctionner la société doivent la
diriger ! Nous voulons faire entendre le mot d’ordre lancé par Marx et devenu
celui du mouvement ouvrier quand il était révolutionnaire : « Travailleurs
de tous les pays, unissons-nous ».
Voter
le 9 juin pour la liste Lutte ouvrière, c’est affirmer fièrement sa confiance
dans la capacité de la classe ouvrière de renverser le capitalisme, ce système
fauteur de crises et de guerres, et de bâtir une société débarrassée des
frontières, de l’exploitation et de toutes les formes d’oppression.