vendredi 24 mai 2024

JO : des travailleurs indispensables

Jo : des travailleurs indispensables

 

Publié le 22/05/2024

La grève des cheminots franciliens pour obtenir, comme d’autres secteurs concernés, des compensations pour le surcroît de travail entraîné par les JO, est visiblement insupportable pour ceux qui découvrent que, sans travailleurs, tout s’arrête.

Ainsi le journal Le Parisien du 21 mai a dénoncé « la facture sociale des JO » en faisant la liste des secteurs dont des salariés toucheront une prime : SNCF, RATP, Aéroports de Paris, Hôpitaux de Paris, éboueurs, contrôleurs aériens, pompiers, etc. Le journal détaille ainsi les compensations que les uns et les autres devraient toucher, parce que leurs congés seront réduits ou supprimés ou parce que leur charge de travail sera augmentée.

Les sommes mises en jeu, de 600 à 2 500 euros brut par salarié selon les métiers, sont totalement dérisoires en regard du budget des JO L’État a dépensé des milliards d’euros pour réaliser les infrastructures d’un événement qui permettra avant tout aux capitalistes du BTP, de la sécurité ou de l’hôtellerie d’engranger des centaines de millions d’euros de profits. Cela n’empêche pas ministres et journalistes d’accuser ces travailleurs et les syndicats de « prendre les JO en otage » et de profiter des circonstances pour défendre des intérêts corporatistes. Ces gens, qui s’extasient devant les profits des entreprises et mesurent toujours la santé de l’économie au montant des dividendes versés aux actionnaires, font mine d’être choqués quand des travailleurs réclament une prime. Ils réclament une « trêve olympique », c’est-à-dire la garantie qu’aucune grève n’éclatera dans cette période.

Mais il n’y aura aucune trêve dans la lutte de classe pendant les Jeux. Elle va au contraire s’intensifier avec l’allongement des journées de travail, la suppression des jours de repos et le recours aux emplois précaires. Les travailleurs qui défendent leurs conditions de travail ont mille fois raison.

Les grèves qui éclatent à ce sujet montrent surtout que, sans des dizaines de milliers de travailleurs, invisibles mais indispensables, il n’y aurait aucun profit possible pour les esclavagistes qui transforment toutes les sueurs en or.

                                                 Xavier Lachau (Lutte ouvrière n°2912)

 

D’abord, sans les travailleurs, il n’y aurait pas de JO

 

L’agro-alimentaire se gave

 

Agro sans limite aux profits

 


Aux États-Unis, Nestlé cherche une parade à la baisse des ventes de ses produits, en particulier pour les plus gras et les plus sucrés. Le géant de l’alimentaire a donc décidé de sortir toute une gamme de produits destinés aux personnes obèses.

         Pendant des dizaines d’années, les industriels de l’agro-alimentaire ont fait leur beurre en promouvant pizzas, sodas et barres chocolatées, contribuant ainsi à l’augmentation de l’obésité. Aujourd’hui, pour maintenir leurs profits, ils prennent le contre-pied et veulent leurs produits au nom de la santé publique… Quel cynisme !

Argenteuil, fragilité des habitations anciennes patrimoniales, une question dont il faut rapidement donner une réponse

 

Des choix partiels anciens mais auxquels il n’a pas été donné de réponses

 

Rue de Diane, l'immeuble en péril

Lors du dernier conseil municipal, la situation de l’ancien local municipal de la rue de Diane et celle des constructions en danger de l’impasse Carême Prenant a été évoquée.

         Cela présage-t-il la vente à un promoteur des parcelles de la rue de Diane ? On ne sait sur la base de la réponse du premier édile de la Ville. Mais ce qui a surtout retenu notre attention, c’est la réponse « géologique » du maire. Certes, il y a le fameux premier sous-sol de gypse, fragile, qui caractérise la cuvette parisienne. Mais à cela, un autre élément morphologique s’ajoute pour Argenteuil, sa situation de piémont entouré d’un amphithéâtre de collines d’où des problèmes hydrologiques, et un écoulement tout à fait particulier, avec un ruissellement en entonnoir, aggravé par l’urbanisation des flancs de collines, pesant sur la fragilité des sols de l’espace central de la Ville.

         Là où le propos du maire d’Argenteuil a été vraiment un peu court lors de ce conseil, c’est qu’il a évité une question centrale.

         Lorsque dans les années 1960, la municipalité d’Argenteuil d’alors a engagé son grand plan de rénovation du Centre, c’est-à-dire de l’espace du vieux bourg, un choix a dû être fait de garder des éléments d’habitations patrimoniaux de ce vieux bourg. Je laisse à nos habituées férues de ces questions de travailler le sujet aux archives municipales. Ces éléments, on en trouvait rue des Ouches, rue Carême-Prenant, et au bas de la rue Jean Borderel non loin de la Seine.

         Mais si un tel choix a été fait comme je le pense, des travaux pour assurer le futur de ce patrimoine auraient dû être effectués.

         Mais face à la dégradation rapide de ces constructions (cf. l’effondrement d’une ancienne habitation de paysans rue des Ouches), il est urgent de s’atteler à ce problème et à lui donner une solution… si tant est que l’on veille garantir la pérennité de ce patrimoine témoin. DM